Grippe A/H1N1: Ce que vous devez savoir

Discussion dans 'Santé & Beauté' créé par @@@, 8 Septembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]

    · Le vaccin sera disponible en octobre

    · Mais il n’y en aura pas pour tout le monde

    · Les priorités fixées


    Jusqu'à 30% des habitants des pays à forte densité de population risquent d'être infectés par le virus de la grippe A/H1N1, d’après des estimations de l’OMS. Pour faire face à une éventuelle pandémie, le gouvernement a déjà fait commande de plus de 25 millions de masques, 2 millions de Tamiflu pour commencer et plus de 6 millions de doses de vaccins. Des stocks qui seront renforcés en cas de besoin. A noter que les masques et les médicaments antiviraux sont déjà disponibles dans les pharmacies. Toutefois des questions restent en suspens: y aura-t-il des vaccins pour tout le monde? La vaccination sera-t-elle obligatoire? Le vaccin aura-t-il des effets indésirables? Des éléments de réponses avec le Dr. Omar El Menzhi, directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies, un responsable de l’Institut Pasteur ainsi que des experts internationaux.

    · Quand aura-t-on le vaccin contre la grippe A/H1N1?


    Le Maroc va garantir tous les traitements et vaccins nécessaires à partir d'octobre prochain pour affronter la deuxième vague du virus A/H1N1, selon Yasmina Baddou, la ministre de la Santé. Un plan de déploiement du vaccin sera mis en place selon les besoins des régions. Le ministère a pris l’initiative d’organiser récemment des rencontres avec un comité d’experts. L’idée était de présenter la stratégie du département et surtout connaître les doléances des professionnels.

    · Y en aura-t-il pour tout le monde?

    Non, en tout cas pas tout de suite. Les vaccins ne seront pas disponibles en grande quantité. Selon l’OMS, le vaccin doit être distribué et administré au plus tard 7 jours après sa réception. En cas de pandémie, toute la logistique sera déployée. D'après la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, les capacités annuelles de production de vaccins anti-grippe des laboratoires sont de 900 millions de doses (donc 450 millions de personnes vaccinées si la vaccination se fait en deux doses) pour une population mondiale de 6,8 milliards.

    · La vaccination sera-t-elle obligatoire?
    Elle est facultative et volontaire. En effet, certains pourraient refuser de se faire vacciner.

    · Combien coûtera le vaccin?

    Toutes les prestations délivrées par le ministère de la Santé sont gratuites. Il faut voir du côté des médecins privés si elles le seront aussi!

    · Comment se fera-t-on vacciner?

    Les lieux et la logistique seront déployés selon les régions. Les personnes déclarées positives au virus sont prises en charge auprès des hôpitaux publics. Le ministère de la Santé pourra recourir à des cliniques privées en cas de besoin. Des centres de vaccination ou encore des équipes mobiles pourront être chargés d’organiser le dispositif du vaccin.

    · Qui sera vacciné en priorité?

    Les priorités seront annoncées après avis des experts qui devront se prononcer sur la population cible en raison de la quantité limitée produite au niveau mondial. D’ores et déjà on sait que les priorités seront données au personnel stratégique (médecins et infirmiers), aux femmes enceintes, aux enfants, aux personnes souffrant d’affections chroniques, aux vieilles personnes, puis au monde carcéral… Les enseignants et les jeunes en âge scolaire devraient être aussi parmi les premiers servis.

    · Nos laboratoires sont-ils en mesure d’assurer une production locale du vaccin, si besoin est?

    C’est une idée réalisable et il existe des sociétés qui s’y intéressent. De l’avis des experts, les compétences et les technologies ne manquent pas pour un pareil projet.

    · Entreprises, êtes-vous prêtes?
    Les médecins insistent sur les mesures collectives d’hygiène et de protection qui doivent être renforcées. Selon des pronostics, le taux d’absentéisme dans les entreprises pourrait atteindre 40 à 50%. Un taux qui s’avère très élevé par rapport à la grippe saisonnière qui enregistre près de 6 à 8%. Pour y faire face, le ministère de la Santé prépare un plan de continuité d’activités (PCA). Plusieurs réunions ont été tenues avec Bank Al-Maghrib, le GBPM, la CGEM, ainsi que différents établissements pénitentiaires au Maroc. Chaque entreprise doit élaborer un plan de communication d’urgence.

    · Le dispositif va-t-il être renforcé?
    Le nombre des centres de veille mis en place au niveau des postes-frontières sera augmenté et leur rôle redynamisé, notamment lors de l'accueil des personnes ayant accompli le rite d'Al Omra. Un guide destiné au personnel médical comprend les bonnes pratiques permettant de parer à la propagation de la grippe A/H1N1 et de prendre en charge les personnes atteintes.o
    ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    (1) Un rapport a avancé que certains anciens combattants de la guerre du Golfe, qui avaient reçu des vaccins contre le charbon, avaient développé des anticorps antisqualène qui ont provoqué leurs incapacités: maladies handicapantes et rédui3t leur espérance de vie.

    --------------------------------------------------------------------------------


    Efficacité



    Si personne n'est vacciné le virus pourrait provoquer plus de 900.000 contaminations par jour, selon une simulation réalisée par Fabrice Carrat, de l'Inserm (reproduite dans le mensuel Science et vie). Si le vaccin est administré à 70% de la population dès le premier jour de l'épidémie, elle sera jugulée. S'il est administré au bout de 14 jours 600.000 personnes seront contaminées par jour et l'épidémie sera «contenue». Si le vaccin est injecté au bout de 28 jours l'effet sera à peu près nul.



    --------------------------------------------------------------------------------


    Contre-indications!


    Des voix s'élèvent contre les risques que pourraient faire courir ces vaccins, notamment du fait de la présence d'adjuvants à base d'aluminium ou de squalène. L'eurodéputée Michèle Rivasi, professeur agrégée de biologie, estime que les «risques»éventuels de la vaccination semblent «avoir été ignorés». La moitié du personnel de santé de Hong Kong refuserait de se faire vacciner, selon une étude. Un syndicat d'infirmières craint que le remède ne «soit pire que le mal». Le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, estime que, par précaution, des vaccins dépourvus d'adjuvants devraient être dispensés aux personnes souffrant d'un déficit immunitaire, dont les femmes enceintes.


    http://www.leconomiste.com/
     

Partager cette page