Grippe aviaire: Sommes-nous prêts?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 2 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    · Un plan d’urgence en cours de finalisation

    · Pas assez d’antiviraux pour tous



    Le Maroc est-il prêt pour une épidémie de grippe aviaire?
    Le gouvernement est sur le point de finaliser un plan d’action national de lutte contre la pandémie. Ses grandes lignes stratégiques ont été déjà définies par la direction d’épidémiologie et de lutte contre les maladies qui relève du ministère de la Santé publique. Il vise deux objectifs principaux “réduire les risques de contamination et la prise en charge des cas graves”, précise Dr Rajae El Aouad, directrice de l’Institut national d’hygiène (INH). Ce premier plan sera soumis le 5 septembre à une commission élargie composée des différents intervenants, notamment le ministère de l’Intérieur, de l’Agriculture, les Forces armées royales, la Gendarmerie royale, la protection civile et les ONG. “L’objectif est d’avoir un plan d’action détaillé qui reprend les différentes phases et niveaux d’alerte définis par l’OMS”, précise El Aouad. D’après elle, cette stratégie repose sur un panel de mesures à mettre en oeuvre selon la virulence du virus et le profil de la pandémie.
    Les experts prennent en tout cas les menaces très au sérieux.

    “Il est connu que le Maroc, et le Maghreb en général, est une région de transit des oiseaux migrateurs”, confie Dr El Aouad. Et c’est la voie principale de transmission de ce virus.
    Pour cette menace de plus en plus évidente, le ministère de la Santé se veut rassurant. “Il faut être prêt à y faire face”, indique El Aouad.


    Sur les moyens de transmission, la directrice de l’INH indique qu’ils sont similaires à ceux des virus classiques. Ainsi, le virus H5N1 se transmet par voie aérienne (voie respiratoire), soit par contact direct avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades.

    Une personne peut être affectée aussi de façon indirecte notamment par l’exposition à des matières contaminées (nourriture, eau, matériel…). Par ailleurs, pour minimiser les risques, il faut surtout bloquer la chaîne de transmission du virus. Ainsi, le moment venu, “il sera question de réduire au strict minimum la circulation des personnes et arrêter l’organisation des manifestations”, explique El Aouad.

    L'Economiste
     

Partager cette page