Gros risques pour le projet Renault-Nissan

Discussion dans 'Scooooop' créé par فارس السنة, 7 Août 2008.

  1. فارس السنة

    فارس السنة لا اله الا الله

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    · Rareté de la main d’œuvre qualifiée


    · 6.000 employés spécialisés à trouver

    · Le groupe envisage de se rabattre sur la main-d’œuvre étrangère


    Déficit en RH, encore un! Après le tourisme, les BTP, c’est au tour du secteur automobile, cette fois-ci. Une industrie de pointe qui peine à recruter au Maroc des profils qualifiés.
    Le site Renault-Nissan de Tanger, qui sera opérationnel dès 2010, est déjà confronté à cette problématique.
    Un investissement colossal de 11 milliards de DH. Sauf que 2010, c’est déjà demain! Ce qui revient à dire que le constructeur accélère la cadence des constructions et aménagements de son usine de montage de Melloussa. Les besoins en emplois qualifiés se comptent par milliers. S’étalant sur 300 ha, le site de Renault est censé créer près de 6.000 emplois directs (dont plus de 90% d’ouvriers spécialisés) et quelque 30.000 indirects pour l’économie tangéroise.
    Ce qui annonce dès 2009 des recrutements massifs d’une main d’œuvre «sur mesure» et la déclinaison d’un ambitieux plan de formation (technique, mécanique, logistique, ingénierie, montage, approvisionnement…).
    Pour les besoins de démarrage, un institut de formation, développé en partenariat avec Renault-Nissan pour un coût de 80 millions de DH, sera ouvert en mars 2010. Mais, d’ici là, il va falloir recruter une bonne partie des équipes de la future usine.
    Sauf que, déjà, les premières études et analyses du constructeur sur l’offre du marché de l’emploi au Maroc révèlent certaines carences. Un important déficit en main d’œuvre qualifiée est déjà pressenti, non seulement dans le Nord, mais partout dans le pays. Les profils existant sur le marché sont loin de répondre aux besoins précis du constructeur. D’où un réel décalage entre l’offre et la demande.
    A l’international, un haut cadre de Renault Euromed ne cache pas une forte inquiétude du top management face à cette nouvelle donne imprévue.
    «La grande difficulté sera de trouver des techniciens et une main d’œuvre qualifiée, déjà opérationnelle et assez souple, de manière à assimiler le process et le schéma industriel très précis de Renault-Nissan», précise la même source.
    Après études, le groupe Renault déduit que, pour le recrutement de cadres supérieurs au Maroc, le problème ne se pose pas du tout.
    «Il y a suffisamment de cadres locaux très compétents qui ont fait des études à HEC Paris, par exemple, et qui sont au même niveau, voire meilleurs que leurs homologues français», tient à signaler Christian Estève, directeur de la région Euromed du groupe.
    Mais là où le bât blesse, c’est plutôt pour la main d’œuvre opérationnelle illico presto qui, serait capable, qui plus est, d’assimiler et traduire sur site un cahier des charges des plus stricts.
    A priori, le niveau des diplômés métiers actuels (tôliers, mécaniciens, électriciens, soudeurs…) et autres lauréats de l’OFPPT ne semble pas répondre précisément aux spécifications du «job descriptions» de Renault. En Roumanie, le problème ne s’est pas posé pour l’usine de Pitesti, signale le patron de la région Euromed. Et ce, pour la simple raison que «le système d’enseignement en Roumanie est assez bon mais aussi très proche des fondamentaux de l’école française». Une manière assez subtile pour insinuer, non sans tact, que l’école marocaine a encore du travail à faire!
    Même la réponse assez récente des pouvoirs publics marocains (www.leconomiste.com), déclinée à travers un plan d’urgence en formation professionnelle pour répondre à la pénurie en RH (automobile, hôtellerie, agriculture…), ne semble pas avoir rassuré le constructeur. Raison invoquée: «Nous avons un business model qui nous est propre et un process Renault qui requiert beaucoup de précision et de technicité», explique Christian Estève. En clair, un savoir-faire maison qui a ses propres spécificités.
    Pour rappel, le plan d’urgence décliné par les pouvoirs publics cible des secteurs très pointus tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électronique, l’offshoring, le textile et cuir, l’agroalimentaire...
    Le plan d’action dédié à l’industrie prévoit de coller à la demande de ces secteurs tout en amplifiant la cadence de production de diplômés. Il porte sur la création d’un Institut de formation aux métiers de l’automobile pour une enveloppe de 30 millions de DH, à Casablanca.
    En dépit de ces efforts, le problème des RH persistera encore quelque temps. Le temps que la machine soit bien huilée, Christian Estève ne cache pas que le groupe français a déjà quelques idées pour pallier ce problème, mais sans vouloir en dire plus. Ce qui laisse entendre que le constructeur français va probablement, dans un premier temps, faire jouer des synergies entre ses sites roumain, français et marocain. En plus clair, importer de la ressource de haute technicité dans un premier temps, voire de la main d’œuvre qualifiée et des profils pointus dans l’ingénierie pour transmettre la culture maison. Un transfert à l’identique du know how dans le site de Tanger.

    Restructuration tous azimuts



    Nouveaux locaux à Aïn Sebaâ et nouvelle stratégie organisationnelle. Renault Maroc vient de mettre en place une nouvelle organisation. Le management revoit la structuration de ses activités avec la création de nouveaux pôles. Une démarche dictée en grande partie par les enjeux que recèle le projet Renault-Nissan de Tanger et du programme appelé Contrat 2009. L’objectif de ce redéploiement est de mieux prendre en compte les spécificités des différents marchés, créer de la souplesse dans les structures, réagir plus rapidement et maximiser les résultats tout en faisant jouer des synergies intermarchés.
    La restructuration est aussi dictée en partie par le constat actuel du site de montage casablancais. Somaca pâtit d’un certain nombre de contraintes: les coûts de structure sont jugés trop élevés, la capacité de production est appelée à doubler pour répondre à la demande croissante tant à l’export (Espagne, France, Egypte…) que sur le marché local. Autre problème majeur: le manque de capacités au port de Casablanca devant les besoins grandissants à l’export.
    Une nouvelle direction sera donc créée. Baptisée Renault Maroc Service, elle sera une sorte de back-office de toutes les sociétés liées à Renault Maroc afin de mieux gérer le projet Renault-Nissan de Tanger (Somaca, SAV, MNPR…)


    http://www.leconomiste.com/
     
  2. ???anonyme???

    ???anonyme??? Visiteur

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    iiiwaaa houma lli baghine ynaj7ou 38prcent des bacheliers !! [36h]
    ymchiw ychoufou daba chkoun ay 9ra lihoum wey welli ingenieur !! [33h]
     

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