Guinée : l'ONU pointe les crimes d'un président-massacreur

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 22 Décembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Comment le Maroc va-t-il régler le cas Dadis Camara, le président auto-proclamé de la Guinée ?

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    Après Human Rights Watch la semaine dernière, l'ONU vient d'entériner son propre rapport -révélé par Le Monde- sur le massacre du stade du 28 septembre.

    Un constat accablant qui devrait logiquement conduire l'officier guinéen devant la Cour pénale internationale.

    Les chiffres : des centaines de victimes


    D'abord les chiffres, que les trois enquêteurs des Nations unies (un Algérien, un Burundais et une Mauricienne) ont pu établir en interrogeant 700 témoins :

    * 156 personnes tuées ou disparues (le chiffre officiel est de 57 morts, entre 150 et 200 selon HRW)
    * 109 femmes ou jeunes filles victimes de viols ou de mutilations sexuelles

    La commission de l'ONU souligne aussi que ces chiffres sont très certainement sous-évalués, avec « des centaines d'autres cas de torture, de traitements cruels et dégradants ». France 24 a interrogé sur ce point le directeur de l'antenne parisienne de Human Right Watch, Jean-Marie Fardeau


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    le rapport de l'ONU désigne sans ambiguités la chaîne des donneurs d'ordre de cette opération planifiée, à commencer par le chef de l'Etat. Extrait :

    « La commission considère qu'il existe des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du président Moussa Dadis Camara. »

    Plusieurs de ses proches sont directement mis en cause :

    * le lieutenant Aboubacar Sidiki Chérif Diakité, dit « Toumba » (actuellement en fuite, après avoir tiré sur Dadis Camara, hospitalisé depuis au Maroc)
    * le commandant Moussa Thiegboro Camara, chef des services spéciaux et responsable de la lutte contre la drogue et la criminalité
    * le capitaine Claude Pivi, officier de la Garde présidentielle

    Autrement dit, tout ces hommes sont considérés comme étant des donneurs d'ordre de premier rang, responsables de crimes contre l'humanité. En clair, ils sont tous passibles de la CPI. Le Maroc n'a donc pas vraiment le choix.

    Laisser Dadis Camara quitter librement le Maroc -il est toujours hospitalisé à Rabat- serait sans doute très mal perçu à New York comme à Paris. Mais le livrer pieds et poings liés à la Cour pénal internationale ne serait pas forcément bien accueilli en Afrique. L'Union africaine, qui doit aussi se prononcer sur ce rapport, aura son mot à dire.



    http://www.rue89.com/2009/12/21/guinee-lonu-pointe-les-crimes-de-camara-president-massacreur-130876
     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    Guinée: la France veut que l'ONU agisse



    L'ambassadeur adjoint de la France à l'ONU a demandé aujourd'hui au Conseil de sécurité d'agir rapidement pour traduire en justice les responsables du massacre du 28 septembre à Conakry, qualifié de "crime contre l'humanité" par un rapport de l'ONU.

    A l'issue de consultations à huis clos sur la Guinée, Nicolas de Rivière a indiqué à la presse qu'il estimait que la Cour pénale internationale (CPI) devait être saisie après la diffusion d'un rapport de l'ONU "accablant", selon lui, sur le massacre de manifestants anti-gouvernement par les troupes guinéennes à Conakry en septembre.

    "La CPI doit être saisie. L'impunité ne peut pas être une option", a-t-il déclaré avant d'exprimer l'espoir que les responsables du massacre, et notamment le leader de la junte guinéenne, le capitaine Dadis Camara, soient rapidement traduits en justice.

    Le 28 septembre, les forces de défense et de sécurité avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le leader de la junte et président autoproclamé depuis décembre 2008 ne se présente pas à l'élection présidentielle.

    La Commission d'enquête de l'ONU sur ce massacre fait état d'au moins "156 personnes tuées ou disparues".

    "Il est raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 et les jours suivants peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité", affirme le rapport de cette commission, publié lundi et transmis au Conseil de sécurité.




    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...9-guinee-la-france-demande-a-l-onu-d-agir.php
     

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