Histoire des Émirats arabes unis

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 24 Novembre 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Histoire des Émirats arabes unis

    D'après les fouilles archéologiques, l'histoire de la région remonterait vers 8000 avant notre ère. Des traces d'occupation ont été attestées aux environs d'Abou Dhabi, de Ras al-Khaïmah et dans le désert près de Al Ain. Cette région était un carrefour commercial important entre la Mésopotamie, l'Iran, le Dilmun (aujourd'hui le Bahreïn ) et l'Inde. Plus tard, il y eut des contacts entre les Grecs, puis les Romains.
    En 632, la population fut convertie à l'islam lors de l'invasion arabe, puis s'arabisa. Par la suite, son histoire se confond à celle des califats d'Omeyyades de Damas et des Abbasside de Bagdad. Grands explorateurs, les Arabes de la région sillonnèrent l'océan Indien et commercèrent jusqu'au Vietnam et en Chine. Mais, entre les XIIIe et XVIIe siècles, la région fut convoitée par les Perses, les Ottomans et les Portugais, ces derniers occupant le détroit d'Ormuz au XVIe siècle. Portugais et Arabes se firent des guerres sanglantes, mais les Arabes réussirent à mettre les Portugais en déroute. La région fut rapidement gouvernée par des cheikhs qui s'affrontèrent pour conserver le monopole sur la pêche des perles et la piraterie. Les Al Qassimi, une riche famille de Ras al-Khaïmah, réussit à s'affirmer davantage et prit le contrôle de la région. Ils disposaient d'une puissante flotte d'une soixantaine de grands vaisseaux qui pouvait détrousser tous les navires étrangers. Les Britanniques accusèrent les Al Qassimi de piraterie et se servirent de ce prétexte pour prendre la contrôle de la région appelée «la côte des Pirates».

    Le régime britannique
    À partir de 1820, «la côte des Pirates» tomba sous la gouverne des Britanniques qui cherchaient à protéger leur fameuse «route des Indes». Ils imposèrent aux Arabes le traité de la Trêve et transformèrent la région en protectorat britannique. Ce traité quasi unilatéral obligeait les Émirats, ainsi qu'à Bahreïn, au Qatar et au Koweït de n'entretenir aucune relation politique ou économique avec un autre pays que la Grande Bretagne... en échange de sa protection. Les guerres étant terminées, les populations côtières reprirent leur pêche traditionnelle des perles fines; cette industrie resta florissante jusqu'en 1930. Ce ne fut qu'au début du XXe siècle que quelques écoles arabes furent fondées par des marchands de perle à Dubaï, Abu Dhabi et Sharjah. Les écoles furent pourvues en personnel par des enseignants étrangers qui apprirent aux enfants la lecture, l'écriture et des études islamiques, le tout en arabe classique.
    Les Émirats entrèrent véritablement dans l'histoire des relations internationales lorsque la question des frontières avec leur voisin du nord, l'Arabie Saoudite, alors sous protection américaine, fut posée en 1933. La délimitation des frontières posait le problème de la répartition des immenses réserves pétrolières progressivement mises à jour. Les crises économiques des années trente forcèrent certaines écoles à fermer, mais quelques-unes ont fini par rouvrir au début des années cinquante. Le premier gisement de pétrole dans les Émirats fut découvert en 1953, à Abou Dhabi. Les sept cheikhs subirent, d'une part, les pressions des Britanniques les invitant à leur accorder des concessions, et durent faire face, d'autre part, aux mutations d'une économie traditionnelle essentiellement fondée sur la culture perlière, entrée en crise au cours des années trente du fait de l'invention par le Japon des perles de culture. Le gouvernement britannique construisit des écoles à Abou Dhabi, Ras al-Khaïmah et Khawr Fakkan et même une école d'agriculture à Ras al-Khaïmah en 1955, puis une école technique à Sharjah en 1958.
    L'exploitation des concessions pétrolières débuta après la Seconde Guerre mondiale. En 1950, un conseil des Émirats fut créé sous les Britanniques qui cédèrent le pays en 1968. Durant le régime britannique, l'anglais s'est installé dans l'Administration publique, mais n'atteignit jamais les populations locales.


    La fédération des Émirats arabes
    La fédération des Émirats arabes unis s'est formée le 2 décembre 1971. L'article 7 de la Constitution (encore en vigueur) prévoyait que l'arabe était la langue officielle de l'Union, mais l'anglais demeura toujours présent dans la vie économique et les médias. L'article 17 de la Constitution énonce que l'éducation est fondamentale pour le progrès de la société et doit être obligatoire et gratuite au niveau primaire et aux autres niveaux (secondaire et universitaire. De plus, les uniformes, les livres, l'équipement et le transport furent déclarés également gratuits. Quelques enfants ont fréquenté les écoles religieuses appelées madrassa où ils ont été instruits en arabe classique dans la lecture du Coran.
    Les Émirats exploitèrent les hydrocarbures dont les revenus augmentèrent jusqu'à la moitié des années quatre-vingt. Les Émirats arabes unis devinrent l'un des pays les plus riches du monde, mais aussi l'un des plus convoités. Le pays reste à la merci des conflits frontaliers, notamment avec l'Iran qui, en 1992, a annexé trois îles, situées dans le détroit d'Ormuz, jusqu'ici co-administrées avec le Sharjah et, dans une moindre mesure, avec l'Arabie Saoudite. En 1981, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) réunit l'Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, soit 44 % des réserves mondiales de pétrole. Il prônait la défense commune et l'intégration économique de ces pays en une zone de libre-échange.
    En 1996, le chef du gouvernement fédéral des Émirats refusa de recevoir le premier ministre iranien en raison de leur différend, tout en maintenant des relations économiques. Le pays a souvent recherché la protection d'États plus puissants, dans un cadre régional, en intégrant notamment, en 1981, le Conseil de coopération du Golfe, puis en signant des accords de défense et de coopération avec des puissances occidentales : la France, qui a vendu 436 chars Leclerc au gouvernement d'Abou Dhabi en 1993, la Grande-Bretagne (accords de défense du 28 novembre 1996) et les États-Unis. À partir de 1997, prenant ses distances avec les pays occidentaux, le cheikh Zayed, président de la Fédération, boycottait la Conférence économique pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord qui se tenait en novembre 1997 et se déclarait opposé aux frappes aériennes menées par les États-Unis contre l'Irak.
    L'importance des pays du Golfe s'explique principalement par leurs énormes ressources énergétiques : ils détiennent 53 % des réserves pétrolières connues du monde et génèrent plus du tiers de la production quotidienne mondiale. L'Arabie Saoudite se classe au premier rang avec des réserves de 261 milliards de barils, suivie par les Émirats arabes unis (98 milliards) et le Koweït (96,5 milliards). L'exploitation du pétrole exigea aussi de faire appel à des travailleurs étrangers. Bien que la plupart d'entre eux proviennent des pays arabophones, d'autres viennent des pays occidentaux et de certains États asiatiques (Inde, Pakistan, Afghanistan, etc.). Les Émirats sont ainsi devenus un pays multilingue et multiethnique, à dominance arabophone et islamique.

    La politique linguistique
    Les Émirats arabes unis ont développé une politique linguistique d'arabisation depuis l'accession à l'indépendance. L'article 6 de la Constitution du 2 décembre 1971 proclame que l'Union fera partie de la grande nation arabe à laquelle elle est liée par la religion, la langue, l'histoire et un destin commun:

    Les Émirats arabes unis forment une fédération de sept émirats située sur la côte orientale de la péninsule Arabique; ces émirats sont Abou Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Umm al-Qaïwain, Fujaïrah et Ras al-Khaïmah (voir la carte). Le territoire des Émirats est délimité au nord par le Qatar et le golfe Persique, à l'est par le golfe d'Oman et l'État du même nom, au sud et à l'ouest par l'Arabie saoudite.
    La superficie des Émirats arabes unis est de 83 600 km² (ou l'équivalant de l'Autriche; France: 547 030 km²). Les sept émirats sont Abou Dabi (Abu Dhabi), Ajman, Charjah (Sharjah), Doubai (Dubai), Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn (Um al Kwain).

    Les émirats se répartissent inégalement suivant les États : Abou Dhabi, avec 67 600 km², est cinq fois plus étendu que les six autres émirats réunis. Dubaï, le deuxième émirat en taille, ne compte que 3840 km², tandis que le plus petit, Ajman, ne s'étend que sur 250 km². De plus, l'émirat de Sharjah, d'Ajman, de Ras al-Khaïmah et de Fujaïrah sont territorialement fragmentés.
    La ville d'Abou Dhabi, capitale des émirats avec 500 000 habitants, abrite le gouvernement fédéral et met en œuvre la politique extérieure, la défense et l'enseignement des sept émirats.
    C'est la seule fédération du monde arabe. Chaque émirat est gouverné par un émir dont le pouvoir est héréditaire et absolu. Les sept émirs forment le Conseil suprême, qui constitue la plus haute instance du gouvernement fédéral. Le Conseil procède à l'élection d'un président et d'un vice-président parmi ses membres.
    Les Émirats arabes unis constituent l'une des zones les plus riches du monde, possédant le plus haut revenu par habitant. Leur économie repose tout entière sur l'exploitation des hydrocarbures.

    Dans certains milieux journalistiques, on utilise parfois la forme abrégée «les émirats» (avec une minuscule initiale). Dans ce cas, la dénomination sert à désigner l'ensemble des États de la péninsule Arabique: les ÉAU, mais aussi le Koweït, le Qatar, Bahreïn et même le sultanat d'Oman.

    La population de la fédération était estimée en 2003 à 2 445 651 habitants. Les Émiriens sont concentrés dans les villes côtières ou dans les oasis à l'intérieur des terres. Les Émirats arabes unis rassemblent une population assez hétéroclite en raison du grand nombre de travailleurs étrangers, à un point tel que les populations indigènes (les «natifs»: Arabes du Golfe, Arabes bédouins et Arabes shihh) ont été minorisées par les Indo-Pakistanais et les Indo-Iraniens; elles ne représentent plus aujourd'hui que 37,6 % de la population totale. Les étrangers sont attirés par le haut niveau des salaires offerts dans les Émirats. Seuls les «natifs» peuvent obtenir la nationalité du pays.

    Les ethnies
    Moins de 60 % des habitants sont maintenant des Arabes de toutes origines, contre 24,2 % d'Indo-Pakistanais, 11 % d'Indo-Iraniens, 0,8 % d'Occidentaux (incluant les Européens, les Américains et les Canadiens) et 4,7 % d'Africains, de Philippins, de Malais, de Japonais, de Turcs et de Chinois.

    Outre les populations natives des Émirats, les travailleurs arabophones proviennent de l'Arabie Saoudite, d'Oman, d'Égypte, de Jordanie, de Palestine, du Liban, de Syrie, du Soudan, du Yémen et de l'Irak. Les Indo-Pakistanais constituent le second groupe en importance (24,7 %) avec les Malayali et les Télougous du sud de l'Inde, puis les Bengladeshis (Bangladesh), les Pendjabis (Inde), les Cinghalais (Sri Lanka), les Sindhi (Pakistan) et les Ourdous (Pakistan). Le troisième groupe, celui des Indo-Iraniens, est flou parce qu'il regroupe des ethnies provenant aussi bien du Pakistan que de l'Afghanistan et de l'Iran, mais leur point commun est qu'ils sont des Iraniens de culture, non des Indiens. Le quatrième groupe concerne les Occidentaux (Européens, Américains et Canadiens): ce sont des travailleurs hyper-spécialisés dans l'industrie pétrochimique. Les Nord-Américains (incluant les Canadiens anglophones et francophones) sont présents en affaires depuis des décennies, d'abord dans le domaine du pétrole et du gaz, puis leurs activités se sont élargies pour englober les domaines du génie, de l'architecture, de l'éducation, des soins médicaux ainsi qu'une vaste gamme de services commerciaux.
    Le pays abrite aussi d'autres travailleurs asiatiques, africains, etc. La population urbaine dans les Émirats représente 85 % de la population totale. Plus de 95 % de la population est musulmane sunnite de rite kharijite, le reste de la population étant chiite ; les autres sont chrétiens.

    Les langues
    La langue officielle des Émirats est l'arabe classique, qui sert aussi de langue véhiculaire entre tous les arabophones. Toutes les autres ethnies utilisent plutôt l'anglais comme langue véhiculaire. Aucune langue maternelle particulière n'est majoritaire dans les émirats, même pas une variété d'arabe, mais l'ensemble des arabophones constituent une sorte de majorité de langue, de culture et de religion. Près de 60 % de la population parle l'une des nombreuses variétés d'arabe: arabe du Golfe, arabe shihh, saoudien, omanais, égyptien, jordanien, palestinien, libanais, syrien, soudanais, yéménite, irakien. Toutes les variétés d'arabe appartiennent su groupe sémite de la famille chamito-sémitique (ou afro-asiatique).

    Les langues dravidiennes sont le malayalam (11,4 %) et le télougou (4,8 %). Les langues indo-iraniennes sont le baloutchi, bengali, pasthou, le farsi, le cinghalais, le sindhi et l'ourdou. L'hindi et l'ourdou ne forment en réalité qu’une seule et même langue, mais l’hindi s’écrit avec l’alphabet dévanâgari et l’ourdou avec l’alphabet arabo-persan. Ce sont des raisons religieuses et politiques qui ont favorisé cette répartition: les Pakistanais sont musulmans et voulaient se distinguer des Indiens à majorité hindoue. Les différences entre les deux langues ne sont pas seulement d'ordre graphique (alphabet devanagari pour l’hindi et alphabet arabo-persan pour l’ourdou), mais aussi d'ordre culturel. Elles reflètent des divergences religieuses et politiques, dans la mesure où l'ourdou est associé à l'islam et l’hindi à l'hindouisme.
    On compte aussi des langues austronésiennes (filipino et malais), germaniques (anglais, néerlandais, allemand, norvégien, suédois), romanes (français, italien), slaves (polonais, serbe, croate), jusqu'à des langues altaïques (turc), sino-tibétaines (chinois), japonaises (japonais) et bantoues (swahili). Aucune des langues non arabes n'a une chance quelconque de s'imposer, sauf l'anglais comme langue véhiculaire.
     
  2. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    ca je ne savais pas!!!!!!!!!!

    ils se sont arabise? pourtant c est une partie de l arabie, jazirat al3arab, et elle a ce nom car c est la d ou vient les arabes depuis des milles ans...
     

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