Histoire. Quand le Maroc voulait acheter la bombe A

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 24 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    En 1980, le Maroc est à la recherche de solutions efficaces pour sortir de la guerre au Sahara. Avant la construction du mur de sable, des experts lui ont soufflé l'alternative nucléaire. Dlimi a failli marcher. Hassan II, probablement au courant, l'aurait freiné dans son élan.

    Paris Match



    Le rêve marocain a commencé en 1980. Plus exactement à Paris où un diplomate marocain prend attache avec l'Institut International des Innovations, une sorte d'entreprise spécialisée dans le conseil technique (ingénierie, travaux publics, industrie lourde, armement, etc.) et dont les marchés sont principalement au tiers-monde.


    La rencontre n'est pas le fruit du hasard. L'Institut, établi en France, démarche de nouveaux clients, notamment parmi les pays arabes. Le Maroc, alors embourbé dans la guerre du Sahara, militairement en panne d'idées, est une cible idéale. C'est en connaissance de cause que l'Institut entre en contact avec un “diplomate” marocain, en fait un officier de la DGED (services de renseignements extérieurs) rattaché à l'ambassade du royaume à Paris et dépendant directement du général Ahmed Dlimi.

    L'idée est séduisante : vendre au Maroc le projet d'un “système électronique d'alarme et de destruction” au Sahara. Autrement dit, un mur virtuel qui permettrait de repérer et d'anéantir tout combattant du Polisario qui s'infiltrerait dans le territoire contrôlé par le royaume. Le tout pour un coût estimé à douze millions de francs français, soit un peu plus de douze millions de dirhams. L'idée peut, aujourd'hui, faire sourire tant elle paraît irréalisable. Mais à l'époque, le Maroc est à l'affût de ce genre d'idées nouvelles pour mieux contrôler la situation au Sahara. Une année plus tard, en 1981, le royaume allait d'ailleurs se lancer, sur les conseils d'experts israéliens, dans la construction d'un mur de sable pour couper le Sahara en deux zones parfaitement distinctes. Allez savoir dans quelle mesure l'idée quelque peu farfelue d'un “mur électronique” proposée par l'Institut International des Innovations a pu influer sur celle du mur de sable telle que le général Dlimi et ses troupes l'ont concrétisée…

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    Telquel
     

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