historique général de pensées contemporaines economique

Discussion dans 'Economie' créé par kochlok03, 5 Février 2006.

  1. kochlok03

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    Présentation générale de pensées économiques


    économique, science sociale qui a pour objet l’étude et la recherche de « lois » permettant d’expliquer les mécanismes qui gouvernent la production, la consommation et l’échange de biens et services. C’est certainement l’économiste américain Samuelson qui en a donné la définition la plus complète en insistant sur la manière dont les individus décident d’affecter, au meilleur coût possible, telle ressource au système productif en vue de satisfaire des besoins de consommation individuels et collectifs, présents et futurs.

    L’économie a recours à deux grands types d’approches. La première, qui s’intéresse aux comportements de l’individu (le producteur ou le consommateur), ou microéconomie, explique la manière dont s’établit l’offre et la demande ainsi que le processus selon lequel s’établit le niveau des prix sur les marchés en fonction du degré de concurrence qui y prévaut, en acceptant l’hypothèse selon laquelle les individus agissent rationnellement ; ainsi, les consommateurs essaient de dépenser leur revenu d’une façon qui leur donne le plus de plaisir possible (les économistes disent qu’ils maximisent leur utilité), alors que, de leur côté, les entrepreneurs cherchent à tirer le maximum de profit des opérations qu’ils réalisent.

    La macroéconomie, second modèle d’approche, s’intéresse à l’étude des interdépendances existant entre un ensemble significatif de variables globales qui synthétisent l’évolution économique. La macroéconomie est née avec la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), de l’économiste britannique John Maynard Keynes, qui analyse les fluctuations du niveau de l’activité économique. Même si on doit l’expression à l’économiste Ragnar Frish, qui le premier a introduit le terme dans le vocabulaire économique en 1933. Son explication de la prospérité et de la récession est fondée sur la notion de demande globale de biens et de services par les consommateurs, les investisseurs et les gouvernements, et non pas sur la variation des prix. Puisque, selon Keynes, l’insuffisance de la demande accroît le chômage, il faut, pour y remédier, que les entreprises augmentent leur niveau d’investissements et que les pouvoirs publics dépensent davantage, par le biais du déficit budgétaire : selon Keynes, la politique économique volontariste peut donc compenser les variations du niveau d’activité.

    2 HISTOIRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE

    Aristote et Platon, dans la Grèce antique, rédigèrent des traités qui incluaient des considérations sur la richesse, la propriété et le commerce. On doit aux Grecs la première réflexion sur les choses économiques, de même que le mot lui-même qui, à l’époque, désigne une économie domestique au service de la cité. Au Moyen Âge, la théorie économique fut dominée par les prescriptions émanant de l’Église catholique, qui, par le biais du droit canon, condamnait l’usure (intérêt pris sur une somme d’argent prêtée) et considérait que le commerce était une activité inférieure, dans une échelle de valeurs où l’agriculture occupait le sommet. Cette conception de l’économie, dont le caractère restrictif peut surprendre aujourd’hui, est en accord avec les conditions de son temps : la société féodale est alors dominée par l’Église qui bénéficie du statut du plus important propriétaire foncier à une époque où l’agriculture constitue la principale activité productive de l’Homme. À cette influence matérielle s’ajoute une influence sur les esprits, l’Église exerçant un pouvoir social fort.
    L’économie en tant que science moderne, distincte de la philosophie morale et de la politique, est née avec le traité intitulé Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), du philosophe et économiste écossais Adam Smith, dont la réflexion avait été annoncée par le mercantilisme et les idées des physiocrates.

    2.1 Le mercantilisme

    Le développement du nationalisme, déjà perceptible au cours du XVIe siècle, s’accompagna de la mise en ½uvre d’une forme de politique économique, le mercantilisme, qui visait à favoriser l’autosuffisance nationale, et qui fut en vigueur, selon des degrés variables, dans tous les pays d’Europe occidentale entre les XVIe et XVIIIe siècles.

    Les mercantilistes considéraient l’or et l’argent comme des indicateurs de la puissance d’un pays. Dépourvu, à la différence de l’Espagne, de l’apport que représentaient les mines d’argent et d’or du Nouveau Monde, un pays ne pouvait accumuler ces métaux précieux qu’en vendant aux autres pays plus de marchandises qu’il ne leur en achetait, accumulant ainsi un excédent de sa balance commerciale, qui contraignait les autres pays à combler leurs déficits en se dessaisissant de l’or et de l’argent en leur possession.

    2.2 Les physiocrates


    L’école physiocratique exerça un véritable monopole théorique en France, pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, en réaction contre les politiques restrictives héritées du mercantilisme. Le principal ouvrage de François Quesnay, fondateur de cette école de pensée, le Tableau économique (1758), tentait d’identifier les flux du revenu dans l’économie et anticipait la comptabilité nationale du XXe siècle. Selon les physiocrates, toute la richesse provient de l’agriculture ; les autres activités sont stériles et le commerce ne sert qu’à redistribuer la richesse produite par les agriculteurs.

    Les physiocrates étaient partisans du libre-échange et du laisser-faire, et estimaient que la principale source de revenu de l’État pouvait être constituée par un impôt direct exclusivement assis sur la richesse foncière et la production agricole.

    2.3 L’école classique

    L’économie classique est née avec Smith, avant de se développer avec les économistes britanniques Malthus et David Ricardo, suivis par John Stuart Mill. Même si les divergences furent nombreuses entre les économistes classiques au cours des trois quarts de siècle qui séparent la Richesse des nations de Smith des Principes d’économie politique de Mill (1848), les représentants de ce courant s’accordaient sur un certain nombre de principes, notamment le caractère opératoire de la propriété privée et de la concurrence comme cadre de l’activité économique et la nécessité de limiter le rôle de l’État, pour permettre le libre développement de l’initiative individuelle. De Ricardo, les classiques tirèrent la notion de rendement décroissant, selon laquelle lorsque l’on fournit davantage de travail et de capitaux pour cultiver la terre, le rendement à « moyen terme du développement de l’agriculture diminue de façon régulière ».


    Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (extrait)
    Adam Smith, que l’on présente désormais comme « le père de l’économie politique », a avec cet ouvrage fondé une école de pensée à laquelle va se rattacher l’ensemble des économistes dits classiques. Soucieux de recenser l’ensemble des facteurs qui participent au processus productif, il place comme élément déterminant de la constitution de la richesse des nations le travail, et principalement le travail divisé, dont il expose les vertus et l’efficacité dans son célèbre exemple de la manufacture d’épingles. Le résultat de ce travail productif est de permettre la constitution d’un capital dont l’accumulation initie un cycle de croissance.

    Pour sa part, Malthus, auteur du très important Essai sur le principe de population (1798), postulait que la prospérité économique était impossible, en raison de la croissance continue de la population et de la relative avarice de la terre. La quantité de nourriture disponible augmentant de façon arithmétique, il s’ensuivrait un décalage avec les effectifs de la population, qui tendrait à doubler à chaque génération, sauf si ce doublement était freiné par les lois de la nature ou la prudence des êtres humains. Selon Malthus, le frein de la nature était « positif » : « Le pouvoir multiplicateur de la population est tellement plus grand que le pouvoir de la terre de produire la subsistance de l’homme, que la mort prématurée doit sous une forme ou sous une autre punir la race humaine. » La mort pouvait s’abattre sous la forme de guerres, d’épidémies, de catastrophes naturelles et de famines, qui se combinaient pour faire tomber le niveau de la population mondiale au-dessous de l’offre de ressources alimentaires. Dans le cadre de cette logique, Malthus s’affirmait partisan de la limitation des naissances.

    Ricardo, Des principes de l'économie politique et de l'impôt (extrait)
    Alors qu'Adam Smith centre sa réflexion sur l’origine et la cause de la richesse des nations, David Ricardo, dans la continuité de la pensée classique, s’intéresse à la répartition de cette richesse. Il est notamment le précurseur d’une théorie de la valeur travail centrée autour de la notion de salaire naturel, correspondant au salaire nécessaire permettant d’assurer ses moyens de subsistance. En conséquence, si, sur le marché du travail, le salaire de marché est supérieur à ce salaire naturel, il doit nécessairement baisser. Cette conception malthusienne de la rémunération du travail a été reprise par Karl Marx pour sa critique du système capitaliste.

    L’ouvrage de John Stuart Mill, Principes d’économie politique, publié en 1848, poursuit la réflexion de l’école classique en faisant ½uvre de synthèse entre pessimistes (Malthus) et optimistes, entre rigueur libérale et les aspirations sociales de son temps. Reprenant à son compte les « lois » économiques élaborées par ses devanciers, il tente de concilier les règles de fonctionnement du marché (l’individualisme concurrentiel) avec les propositions issues du socialisme qu’il emprunte afin de formuler son programme de réformes concernant le statut du salariat, celui de la rente ou ses propositions en matière de taxation des successions. Dans l’histoire de la théorie économique, Mill apparaît donc à mi-chemin entre le laisser-faire de l’économie classique et les doctrines favorables au rôle redistributeur de l’État. On parlerait aujourd’hui à son propos de social-démocrate.

    Les économistes classiques acceptaient également la loi des débouchés, doctrine développée par Jean-Baptiste Say. La loi de Say considère que le danger de chômage général dans une économie concurrentielle est négligeable car l’offre tend à créer sa propre demande dans la limite du travail humain et des ressources naturelles disponibles pour la production. Chaque accroissement de la production augmente les salaires et les autres revenus qui constituent les fonds nécessaires à l’achat de la production supplémentaire.

    2.4 Le marxisme


    L’opposition à l’école classique émana d’abord des premiers écrivains socialistes comme Claude de Saint-Simon et Robert Owen. Ce fut Karl Marx, cependant, qui formula les principes d’une critique radicale de l’école classique. Le marxisme en tant que théorie économique rejetait en bloc la vision classique du capitalisme.

    La théorie marxiste est inséparable du principe d’opposition selon lesquels les objets ne sont définis que les uns par rapport aux autres. Sur ce point, Marx empruntait à la pensée d’Hegel, qui interprétait le mouvement de la pensée et de l’histoire humaines comme une progression dialectique, selon le schéma : thèse, antithèse et synthèse. Pour Marx, la thèse devient une série de dispositions économiques telles que le système féodal ou le capitalisme. Son contraire, ou antithèse, est le socialisme, opposé au capitalisme. L’opposition entre thèse et antithèse produit l’étape suprême de la synthèse, le communisme, qui concilie la technologie capitaliste avec la possession publique et sociale de l’appareil de production.

    Dans le cadre de l’analyse marxiste, la théorie de la valeur est fondatrice. Elle reprend en fait la théorie de Ricardo, selon laquelle le prix des biens est fonction du travail qui a été nécessaire à leur production. Pour Marx, la théorie du travail était une indication du fonctionnement interne du capitalisme. Le point commun entre tous les biens est donc le travail. De ce constat découlent trois conclusions fondamentales : le travail a une valeur mais est aussi créateur de valeur appelée plus-value ; la plus-value est un profit sur lequel les travailleurs n’ont aucun droit ; le salaire n’est ainsi que la rémunération du travail en tant que marchandise ou force de travail, et non l’équivalent de ce qu’apporte le travailleur dans le processus de production. L’exploitation, thème essentiel de la doctrine marxiste, est mesurée par la capacité des capitalistes à ne verser à leurs employés que des salaires de stricte subsistance et à conserver pour eux comme bénéfices (ou plus-value) la différence entre les salaires et le prix de vente des produits.

    À long terme, Marx pensait que le capitalisme s’effondrerait, dans la mesure où sa tendance à concentrer les revenus et les richesses entre les mains d’un groupe restreint engendrerait de plus en plus de crises de surproduction et des phénomènes de chômage massif. Pour Marx, la contradiction fatale du capitalisme résidait dans l’écart entre l’accroissement de l’efficacité technologique et l’insuffisance de pouvoir d’achat pour acquérir ce qui était produit en quantités toujours croissantes, ce qui constituait à terme un facteur d’explosion sociale.

    Selon Marx, les prémices de l’effondrement du capitalisme se manifesteraient par des chutes de bénéfices, une augmentation de l’hostilité entre travailleurs et employeurs, et des crises économiques de plus en plus fréquentes. Le résultat de la guerre des classes serait forcément la révolution et l’évolution vers le socialisme, puis le communisme. Au cours de la première étape, un État fort serait toujours nécessaire pour éliminer les dernières oppositions capitalistes. Le travail de chaque personne serait rémunéré en fonction de la valeur de sa contribution. Quand le communisme serait atteint, l’État, dont le but central était la domination de classe, s’effacerait, et chaque individu serait indemnisé selon les besoins
     
  2. kochlok03

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    Re : historique général de pensées contemporaines economique

    pour plus d'information : ces ecoles ont permis l'apparition de nouvelle qui ne partage pas les meme point de vue mais qui ont des orientation général commun, on peut cité a titre d'exmple "l'ecole keynesines","monetariste",et autres ecoles nouvelle telle que :

    "NEK"=la nouvelle ecole keynesine et

    "NEC"=la nouvelle ecole clasique.
     

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