Hollande nomme Valls à Matignon pour "une nouvelle étape"

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 31 Mars 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    François Hollande a nommé lundi soir Manuel Valls à Matignon pour "ouvrir une nouvelle étape" de son quinquennat, et adressé un signe à l'aile gauche de sa majorité avec un nouveau "pacte de solidarité", au lendemain de la cinglante défaite des socialistes aux municipales.


    "Il est temps aujourd’hui d’ouvrir une nouvelle étape",
    a souligné le chef de l’État lors d'une allocution télévisée solennelle de huit minutes, ajoutant qu'il avait confié à l'ex-ministre de l'Intérieur "la mission de conduire" un "gouvernement de combat".

    Manuel Valls "en a les qualités", a-t-il insisté, promettant une "équipe resserrée, cohérente et soudée" pour mettre en œuvre le pacte de responsabilité, pierre angulaire de sa politique économique qui prévoit une baisse des charges des entreprises en échange d'embauches.

    Pour tenter de rassurer l'aile gauche de sa majorité, inquiète de la nomination de Manuel Valls et qui réclamait des mesures de justice sociale, François Hollande a annoncé aussi un "pacte de solidarité" ainsi qu'une "diminution des impôts des Français" d'ici à 2017 et "une baisse rapide des cotisations" des salariés.

    Pas de quoi convaincre cependant les deux écologistes du gouvernement sortant, Pascal Canfin (Développement) et Cécile Duflot (Logement), qui ont prévenu d'emblée qu'ils n'entendaient pas "participer à ce nouveau gouvernement" estimant que M. Valls n'était "pas la réponse adéquate aux problèmes des Français".

    Avec son nouveau Premier ministre, François Hollande a choisi "le plus grand commun diviseur de la gauche", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche. Il "n'entend que de l'oreille droite", a asséné le numéro un PCF, Pierre Laurent.

    La formation du gouvernement

    Selon le président de l'UMP, Jean-François Copé, "le limogeage" de Jean-Marc Ayrault "ne suffira pas à régler les problèmes" de la France. "Ce n'est pas en changeant les hommes et en gardant la même politique" qu'on règle les problèmes, a-t-il fait valoir.

    Ce remaniement "ne changera rien car (...) c'est un changement de politique que les Français attendent et pas tant un mercato gouvernemental", a réagi pour sa part Marine Le Pen, la présidente du Front national.

    A l'inverse, le numéro un du PS, Harlem Désir, a salué le choix présidentiel, qui "ouvre un nouveau temps du quinquennat". Le patron des sénateurs PS, François Rebsamen, a estimé que François Hollande avait "levé le malentendu" avec les Français.

    Chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé avait lancé quelques heures plus tôt une petite bombe en disant "stop au pacte de responsabilité".

    Et quatre courants de la gauche du PS s'étaient donné rendez-vous lundi soir à l'Assemblée nationale pour demander "une réorientation" de la politique menée et aborder la question de la confiance au prochain gouvernement.

    Le chef de l’État n'a dit mot cependant de la formation du gouvernement qui n'interviendra pas avant mercredi - avec un Conseil des ministres mercredi ou jeudi -, mardi 1er avril étant par définition proscrit pour l'annonce d'une nouvelle équipe.

    Mardi devrait donc être une journée de consultations. Parmi les nouveaux entrants, sont cités régulièrement les noms de Ségolène Royal, candidate à la présidentielle de 2007 et ex-compagne du président, pour un ministère élargi de l'éducation, et de François Rebsamen à l'Intérieur, un poste qu'il souhaitait en 2012.

    Le président Hollande, pressé de répondre au message de défiance adressé par les Français dans les urnes, avait conduit d'intenses consultations à l’Élysée où il s'était entretenu durant deux heures lundi matin avec le Premier ministre sortant.

    Après avoir envisagé entre les deux tours des municipales de temporiser avant de remanier l'équipe gouvernementale, il était pressé de toutes parts - y compris dans son camp - de ne plus tergiverser, devant l'ampleur de la défaite au second tour.

    A quelques semaines du deuxième anniversaire de son entrée à l’Élysée et à deux mois d'élections européennes qui s'annoncent au moins tout aussi périlleuses pour la majorité, le président a essuyé dimanche une défaite personnelle aussi : sanction d'une impopularité record sous la Ve République, d'une crise de confiance symbolisée par la forte abstention des électeurs de gauche et d'une hausse du chômage qu'il ne parvient pas à juguler.

    Avalanche de mauvaises nouvelles économiques

    "Il y a un besoin de justice sociale", reconnaissait son entourage dans l'entre-deux-tours. Il faut être "plus juste, peut-être plus conforme à nos promesses", ajoutait-il, laissant augurer un geste - au moins symbolique - en direction des classes populaires.

    En perdant au moins 155 villes de plus de 9.000 habitants - certaines à gauche depuis plus de 100 ans - le camp socialiste permet à la droite d'effacer largement ses pertes du scrutin de 2008 (82 villes de plus de 10.000 habitants), abandonnant du même coup son statut de premier pouvoir local.

    "Ce premier test pour François Hollande a été une véritable catastrophe, la victoire de 2008 a été complètement effacée", résume Frédéric Dabi de l'Ifop.


    Selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, près des trois quarts (74%) des Français ne souhaitaient pas que Jean-Marc Ayrault reste Premier ministre.

    Manuel Valls arrivait en tête des personnalités préférées des Français pour lui succéder (31%), loin devant Martine Aubry (17%) et Laurent Fabius (16%). Bertrand Delanoë (8%), Jean-Yves Le Drian (6%), Claude Bartolone (5%) et Michel Sapin (3%) fermaient la marche.

    Ce grand chamboulement intervient alors que la matinée de lundi a été marquée par une avalanche de mauvaises nouvelles économiques : dérapage du déficit public et recul des marges et des investissements des entreprises l'an dernier, fléchissement du pouvoir d'achat des ménages au 4e trimestre 2013...



    Crédit image : AFP/Archives
    Mise à jour : lundi 31 mars 2014 21:58 | Par AFP
    Hollande: Valls nomm Premier ministre la tte d'une "quipe resserre" - M6info by MSN
     
  2. titegazelle

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    Manuel Valls, nouveau Premier ministre :
    les réactions


    Jean-François Copé

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    Jean-François Copé a estimé que "le limogeage" de Jean-Marc Ayrault "ne suffira pas à régler les problèmes" de la France, après l'annonce par François Hollande de la nomination de Manuel Valls à Matignon.

    Le président de l'UMP s'est exprimé quelques minutes après l'allocution télévisée du chef de l’État. Il a affirmé que "ce n'est pas en changeant les hommes et en gardant la même politique" qu'on règle les problèmes. Selon lui, il faut "une rupture avec le modèle socialiste".



    Pierre Laurent

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    PASCAL ROSSIGNOL Newscom RTR


    La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est 'une fuite en avant, un choc pour les électeurs de gauche', a déploré Pierre Laurent (PCF), reprochant à François Hollande de 'n'entendre que de l'oreille droite'. 'A part le Premier ministre, rien ne change (...). Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche', a réagi le secrétaire national du Parti communiste.

    Il a reproché au chef de l’État de maintenir 'le cap de l'austérité' en continuant d'ériger en priorité le Pacte de responsabilité. 'La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !', s'est agacé le numéro un communiste.

    'Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite. Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire' a appelé Pierre Laurent.
     
  3. titegazelle

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    François Fillon

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    WARTNER 20 MINUTES SIPA Rex Feat


    François Fillon, qui a lui-même été Premier ministre sous Sarkozy, juge qu''au fond, ce n'est pas très important, le choix du Premier ministre. Ce qui compte aujourd'hui, c'est de savoir si François Hollande a vraiment fait des choix dans sa tête. J'ai entendu tout à l'heure et je n'ai pas été convaincu' a-t-il dit. 'Depuis deux ans, (François Hollande) est dans l'ambiguïté. Ce soir, il est resté encore dans l'ambiguïté. On continue le pacte de responsabilité, on fait un geste vers les entreprises, on annonce des baisses d'impôts assez largement irréalistes' a estimé le député.




    Jean-Luc Mélenchon

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    ASSOCIATED PRESS


    François Hollande a nommé comme Premier ministre 'le plus grand commun diviseur possible de la gauche, Manuel Valls (...) A un désastre électoral, le chef de l’État répond par un suicide politique' estime Jean-Luc Mélenchon. 'Le chef de l’État est l'unique responsable du désastre électoral qui a frappé la gauche hier', a ajouté le coprésident du Parti de gauche.

    Selon le député européen, 'son intervention aujourd'hui et sa décision montrent qu'il n'a rien compris au message qui lui a été adressé par le peuple français. Il confirme son alliance préférentielle avec le Medef en replaçant au coeur du futur politique du gouvernement le pacte de responsabilité'. Manuel Valls est 'ultra-minoritaire dans le mouvement socialiste, minoritaire dans la gauche, et on le verra bientôt, très minoritaire dans le pays' a déclaré sûr de lui Jean-Luc Mélenchon.
     
  4. titegazelle

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    Bruno Le Roux

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    REX WITT SIPA


    Bruno Le Roux a salué 'le grand réformiste' qu'a été le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, depuis sa nomination en 2012.

    'Je veux d'abord souligner le plaisir politique que j'ai eu à travailler avec un Premier ministre qui n'a pensé à aucun moment à autre chose que la politique qu'il avait à mettre en œuvre', a déclaré le président du groupe PS à l'Assemblée nationale sur BFM TV.

    'Je veux souligner le grand réformiste qu'il a été pendant ces 18 premiers mois', a ajouté le député de Seine-Saint-Denis, citant la réforme du marché du travail, la réforme de la formation professionnelle, la façon dont les partenaires sociaux ont été associés et devront continuer à être associés, la question de la fiscalité reposée dans notre pays'.




    Hervé Morin

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    REX Sipa Press


    'Le problème essentiel cela reste toujours le président de la République qui n'est toujours pas dans le costume et qui a démontré toute une série de défaillances et de lacunes (...)', a estimé Hervé Morin sur France Info. 'Ce que Manuel Valls va probablement apporter, je l'espère, j'essaie d'être positif, c'est ce qui a beaucoup manqué c'est-à-dire de l'autorité à la tête du gouvernement', a ajouté le député UDI. 'J'espère qu'avec Manuel Valls au moins il y aura un chef de gouvernement', a-t-il encore ajouté.
     
  5. titegazelle

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    Rama Yade


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    Twitter


    Rama Yade, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, a livré un commentaire sur son compte Twitter: 'Valls nommé: drôle de réponse à la colère du peuple de gauche ! A moins qu'Hollande n'en fasse son nouveau Rocard !'





    Marine Le Pen

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    ASSOCIATED PRESS


    Remplacer Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls à Matignon 'ne changera rien car (...) c'est un changement de politique que les Français attendent et pas tant un mercato gouvernemental', a réagi Marine Le Pen.

    'D'après ce que nous entendons, François Hollande n'entend pas changer de politique et continuer à mener une politique d'austérité', a réagi la présidente de Front national.

    Marine Le Pen a formulé de vives critiques à l'encontre de Manuel Valls : 'Cet homme est dangereux, il n'a aucun respect pour les libertés publiques et les libertés individuelles des Français, il y a tout à craindre de sa nomination à un poste aussi important que Premier ministre'. Elle a aussi mis en cause son bilan de ministre de l'Intérieur : 'Il a échoué lourdement sur l'insécurité qui a augmenté considérablement dans notre pays'.

    La patronne du parti d'extrême droite voit en Jean-Marc Ayrault 'la victime expiatoire de ces élections municipales'. Selon elle, ce choix vise à 'tuer le futur concurrent à l'élection présidentielle'. 'Il s'agit de carboniser M. Valls pour que celui-ci ne puisse pas faire parler ses prétentions et ses ambitions qui sont fortes', a insisté la députée européenne. '(Manuel) Valls serait un peu le (Michel) Rocard de (François) Hollande, car l'élection européenne qui s'annonce sera probablement un échec très lourd pour le PS, que (Manuel) Valls traînera comme un boulet', croit-elle savoir.




    Mise à jour : lundi 31 mars 2014 22:41 | Par La rédaction, M6info
    Bruno Le Roux - Manuel Valls, nouveau Premier ministre : les ractions - M6info by MSN
     
  6. titegazelle

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    Qui est Manuel Valls ?

    Nouveau Premier ministre

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    Getty

    Longtemps pressenti, Manuel Valls a été nommé Premier ministre par François Hollande ce lundi 31 mars. Chantre d'une gauche moderne et décomplexée, souvent en porte-à-faux dans son camp, Manuel Valls, 51 ans, devient le chef du gouvernement. Jusqu'ici au ministère de l'Intérieur où il a multiplié les visites de terrain, il est aussi devenu l'homme politique préféré des Français.

    Son portrait en images...
     
    Dernière édition: 1 Avril 2014
  7. titegazelle

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    Naissance à Barcelone

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    Manuel Valls en mai 1993, à une réunion du Parti socialiste - AFP


    Manuel Valls est né le 13 août 1962, à Barcelone. Son père est un artiste-peintre catalan. Sa mère, d'origine suisse-italienne, est enseignante.

    Il commence à militer au Parti socialiste à l'âge de 17 ans. Deux ans plus tard, il est naturalisé français.




    Accès rapide à Matignon

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    Manuel Valls en 2000, dans son bureau à Matignon - AFP

    Manuel Valls n'a pas suivi le parcours classique en politique Sciences-Po puis Ena. Il a suivi des études d'histoire à la Sorbonne et plonge très vite dans les arcanes du pouvoir.

    A seulement 26 ans, il est chargé de mission au cabinet du Premier ministre Michel Rocard. Il sera plus tard conseiller en communication de Lionel Jospin à Matignon.
     
  8. titegazelle

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    Ses premiers mandats

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    Manuel Valls en 2002 - AFP

    Manuel Valls siège une dizaine d'années au Conseil régional d'Ile-de-France avant d'être élu, en 2001, maire d'Evry, dans l'Essonne. Une commune pauvre, qui cumule écarts sociaux et cohabitation de quelque 70 nationalités. Le futur ministre de l'Intérieur imprime rapidement sa marque : 'Aucun recoin de la ville ne doit être laissé aux voyous !', répète-t-il souvent, cherchant déjà à briser le tabou de la sécurité à gauche. Populaire, il a aussi ses détracteurs dans la ville qui le traitent de 'mini-Sarko' ou de 'Napoléon'.

    Il est député de l'Essonne à partir de 2002.
     
  9. titegazelle

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    Sa sœur, ancienne toxicomane

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    Reuters

    Dans la biographie intitulée 'Secrets d'un destin', le ministre de l'Intérieur se confie pour la première fois sur la toxicomanie de sa petite soeur, Giovanna. Accro à l'héroïne, Giovanna mène une vie d'errance à Barcelone. En 1998, elle est au plus mal. Manuel Valls, en pleine campagne des municipales, lui rend visite. 'Manuel m'a tenu la main, m'a dit : fais quelque chose', confie-t-elle dans la biographie. 'J'ai mis sur la balance d'un côté l'héroïne, de l'autre ma vie.'




     
  10. titegazelle

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    Les casseroles

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    Reuters



    En 2009, Manuel Valls se promène sur un marché d'Evry avec son directeur de cabinet à la mairie. A voix haute, il estime qu'il manque quelques 'Blancs, quelques white, quelques blancos.' Malheureusement pour lui, un micro de la chaine Direct 8 enregistre ses propos qui suscitent le malaise.

    Quelques jours plus tard, il se justifie sur Europe 1 : 'Il ne faut pas avoir peur des mots mais dire les choses telles qu'elles correspondent à la réalité', ajoutant qu'il 'se bat contre la ségrégation territoriale, sociale, ethnique' depuis vingt ans.




    Le 'non' à Nicolas Sarkozy

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    Getty

    Manuel Valls a été approché par Nicolas Sarkozy, en 2007. Le président tout juste élu veut le faire entrer dans son gouvernement d'ouverture. Manuel Valls décline la proposition.
     
  11. titegazelle

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    Les clashs

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    Reuters

    Manuel Valls n'a pas que des amis au sein du Parti socialiste, loin de là. Il est contre les 35 heures, pour la TVA sociale et vote 'non' au référendum sur la Constitution européenne en 2005.

    En 2009, il est interpellé par Martine Aubry qui lui demande de tirer les conséquences de ses positions en quittant le parti dont elle est Première secrétaire. Il refuse, indiquant vouloir respecter 'le choix des militants'.
     
  12. titegazelle

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    Ministre de l'Intérieur

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    Manuel Valls, figure forte et à la fois contestée du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, a été ministre de l'Intérieur du début du quinquennat de François Hollande. Le 17 mai 2012, place Beauvau, Manuel Valls devient le 'premier flic de France', récompensé par le chef de l’État dont il a été l'efficace communicant durant la campagne.
     
  13. titegazelle

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    Manuel Valls,
    un socialiste qui plait surtout à droite

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    AFP/Archives

    Immigré catalan tenant d'un socialisme français à la Tony Blair, Manuel Valls, 51 ans et préféré des Français pour diriger le gouvernement, a souvent choqué la gauche à son poste de premier "flic" de France au ministère de l'Intérieur.

    Bien plus populaire à droite qu'à gauche, cet homme à l'ambition assumée, au ton parfois cassant, a tracé pendant près de deux ans à cette fonction son sillon vers Matignon, le siège du gouvernement, au rythme des polémiques suscitées par sa fermeté.

    Dernière en date : le bras de fer engagé en janvier avec le polémiste Dieudonné, plusieurs fois condamné pour antisémitisme et dont il a obtenu l'interdiction des spectacles. Quelques mois plus tôt, il avait déjà provoqué un tollé après l'arrestation à l'école et l'expulsion au Kosovo d'une collégienne rom de 15 ans vivant dans l'est de la France.

    De la gauche radicale à certains responsables de son parti, plusieurs avaient alors demandé sa tête. Car, c'est à droite que Manuel Valls, chantre de l'ordre républicain au discours musclé, plait le plus. Dans un sondage publié en mars, 41% des sympathisants de droite le choisissaient comme Premier ministre parmi les personnalités socialistes, contre seulement 20% des sympathisants de gauche.

    Son énergie au ministère de l'Intérieur et la médiatisation de ses interventions n'étaient d'ailleurs pas sans rappeler un prédécesseur de droite devenu président : Nicolas Sarkozy.

    "Il dit des choses avec une certaine honnêteté, une certaine lucidité et oui, des fois, une certaine brutalité", résume Alain Bauer, un professeur de criminologie et ami de Manuel Valls depuis l'université.

    "Beau gosse"

    Son côté "beau gosse" est aussi apprécié par les femmes et selon un sondage du magazine Elle, 20% des Françaises auraient bien une "aventure torride" avec ce brun aux yeux bleus, remarié avec une violoniste.

    Né à Barcelone le 13 août 1962 et fils d'un artisan catalan, Manuel Valls n'est devenu Français qu'à 20 ans et n'est pas passé par l’École nationale d'administration (ENA), vivier de l'élite française.

    A l'image d'un Tony Blair qui avait secoué le parti travailliste, il s'est affirmé au sein de l'aile "réformatrice" de son parti, suggérant qu'il devrait abandonner le mot "socialiste". Il s'en est également pris à la loi, votée par les socialistes, limitant le travail en France à 35 heures.

    Élu maire d'Evry, dans la banlieue multiculturelle de Paris, en 2001 et à l'Assemblée nationale un an plus tard, Manuel Valls reste un outsider dans son parti, souvent qualifié d'agressif et difficile.

    En 2011, il se présente aux primaires du parti socialiste comme candidat à la présidentielle. Il se fait remarquer en épinglant les "vieilles recettes" de la gauche mais n'obtient que 6%. Il se rallie alors à François Hollande dont il devient le très zélé directeur de communication de campagne.

    Quand M. Hollande l'emporte en 2012 face à Nicolas Sarkozy, il récompense Manuel Valls, qui a toujours fait de la sécurité un enjeu majeur, en le nommant à l'Intérieur, un ministère perçu souvent comme un tremplin pour Matignon.

    Là, il poursuit la politique de Nicolas Sarkozy en démantelant de nombreux campements illégaux occupés par des Roms. Cette action est approuvée par une majorité des Français mais critiquée par les associations qui appellent à renforcer la politique d'insertion des Roms.

    Au sein du gouvernement, Manuel Valls s'est à plusieurs reprises opposé à la ministre de la Justice Christiane Taubira dont il conteste le projet de réforme pénale, mais aussi à sa collègue écologiste, la ministre du Logement Cécile Duflot, qui ne cache pas ses différends en matière de sécurité et d'immigration avec le "premier flic de France".


    Mise à jour : lundi 31 mars 2014 23:42 | Par AFP
    Manuel Valls, un socialiste qui plait surtout droite - M6info by MSN
     
  15. titegazelle

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    Valls pourrait faire de l'ombre au président,
    estiment nombre d'éditorialistes

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    AFP/Archives

    Pour nombre d'éditorialistes mardi, François Hollande a tranché en "chef", prenant le risque de Manuel Valls à Matignon où celui-ci pourrait se "rocardiser", à moins qu'il ne fasse de l'ombre au président.


    "Le Président a tranché comme un chef", admet Eric Decouty dans Libération, tout en estimant qu'à "trois ans de la présidentielle, le chef de l’État n’aura pas d’autre joker."

    "Valls risque-t-il d'être rocardisé?" se demande Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) qui note que "c'est le prix à payer pour ne pas attendre l'échéance présidentielle de 2022."

    "François Hollande vient de tuer son meilleur ennemi", et "nous repasse le film de Mitterrand qui étouffe le populaire Rocard à partir de 1988", pense Yann Marec du Midi Libre.

    " Manuel Valls est un risque parce qu’il n’est pas certain qu’il réussisse à redresser le pays" avance Cécile Cornudet dans Les Échos, "le pire, c’est qu’il est aussi un risque s’il réussit trop bien", ajoute-t-elle.

    Bruno Dive dans Sud-Ouest trouve aussi que le chef de l’État s'est "inspiré de son mentor socialiste, François Mitterrand", il estime également qu'il prend un vrai risque : "Ou Valls réussit et il devient un rival sérieux pour le président dans la perspective de 2017 ; ou il échoue et c’est le quinquennat qui part à vau l’eau".

    "En cas de réussite, le chef de l’État tirera les marrons du feu en 2017. En cas d’échec, il aura éliminé son principal concurrent à gauche, immolé comme son prédécesseur", pense aussi Raymond Couraud de L’Alsace.

    "Valls se souvient que Mitterrand nomma, en 1988, son rival, Rocard, à Matignon pour +lever l'hypothèque Rocard+. Mais il se croit plus malin", affirme Christine Clerc dans Le Télégramme.

    "Un bail à Matignon (...) n'est pas le plus sûr moyen de préparer 2017", reconnaît Michel Urvoy de Ouest-France, tout en soulignant que "pour François Hollande, ce peut-être le moyen de mieux éroder la popularité d’un concurrent possible."

    "D’autres socialistes s’inquiètent surtout de la popularité arrogante de l’ancien ministre de l’Intérieur qui pourrait rapidement faire beaucoup d’ombre au président", trouve Christophe Hérigault (La Nouvelle République du Centre-ouest)

    Un président qui a tranché dans le vif juge François Ernenwein dans La Croix : "A cette question brutale d’un changement de politique, François Hollande a donné une réponse nette" en nommant Manuel Valls.

    "C’est un peu comme lorsqu’on appelle police secours. Il y avait urgence, il fallait frapper vite et fort. Ce sera Manuel Valls", commente Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi).

    Dans L'Humanité, Patrick Apel-Muller regrette que l'arrivée de Valls "confirme que François Hollande est malentendant, voire sourd au pays" et prévient que "le choix de Manuel Valls rassure la droite, inquiète la gauche et froisse des écologistes qui auront attendu cet ultime épisode pour prendre leurs distances.

    L'arrivée de Manuel Valls à Matignon rappelle un ancien Premier ministre à Paul-Henri du Limbert du Figaro, mais... pas Rocard.

    "On pense à Mitterrand répondant à Chaban-Delmas après son discours sur la Nouvelle Société : +Quand je vous regarde, je ne doute pas de votre sincérité, mais quand je regarde votre majorité, je doute de votre réussite+" avait-il dit.



    Mise à jour : mardi 1 avril 2014 06:32 | Par AFP
    Valls pourrait faire de l'ombre au prsident, estiment nombre d'ditorialistes - M6info by MSN
     
  16. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    il faut s'attendre a klk chose de lui.

    a mon avis il faut faire plus attention
     
    titegazelle aime ça.
  17. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Suis tout à fait d'accord avec toi [35h]
    C'est pour cette raison que je suis cette affaire :p
     
    Med Omar aime ça.
  18. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Deux entrants, Royal et Rebsamen,
    dans un gouvernement de 17 membres

    Ségolène Royal, nommée ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l'Energie, est une des deux nouvelles têtes du gouvernement de Manuel Valls avec François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social.

    Le gouvernement est composé de dix-sept membres dont M. Valls. Benoît Hamon hérite du ministère de l’Éducation. Il remplace Vincent Peillon, qui ne fait pas partie de la nouvelle équipe gouvernementale. Pierre Moscovici est également évincé de Bercy, Arnaud Montebourg étant nommé ministre de l’Économie, du Numérique tout en conservant le portefeuille du Redressement Productif.

    Voici la composition du gouvernement dirigé par Manuel Valls, annoncée mercredi matin par le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas:

    - Ministre des Affaires étrangères et du Développement international: Laurent Fabius

    - Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie: Ségolène Royal

    - Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Benoît Hamon

    - Ministre de la Justice, garde des Sceaux: Christiane Taubira

    - Ministre des Finances et des Comptes publics: Michel Sapin

    - Ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique: Arnaud Montebourg

    - Ministre des Affaires sociales: Marisol Touraine

    - Ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social: François Rebsamen

    - Ministre de la Défense: Jean-Yves Le Drian

    - Ministre de l'Intérieur: Bernard Cazeneuve

    - Ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports: Najat Vallaud-Belkacem

    - Ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l'Etat et de la Fonction publique: Marylise Lebranchu

    - Ministre de la Culture et de la Communication: Aurélie Filippetti

    - Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du gouvernement: Stéphane Le Foll

    - Ministre du Logement et de l'Egalité des territoires: Sylvia Pinel

    - Ministre des Outre-mer: George-Pau Langevin



    Mise à jour : mercredi 2 avril 2014 11:46 | Par AFP
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