Il n’y aura pas de crise du sucre

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 6 Octobre 2009.

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    · Mesures incitatives à la qualité et aux semis précoces

    · Mise en place de 13 cellules d’encadrement de proximité



    Tous les ingrédients pour une campagne agricole prometteuse sont d’ores et déjà réunis dans la région du Gharb. Tout particulièrement en ce qui concerne les plantes sucrières dont les semis devraient démarrer, cette saison, de manière plus précoce que d’habitude. Histoire d’assurer la relance de ces cultures qui ont été très affectées par les fortes précipitations et inondations enregistrées l’année passée .

    Car si pour les autres spéculations, la reconversion en cultures de printemps a quelque peu limité les dégâts, il en est autrement des plantes sucrières dont les pertes se sont chiffrées à près de 7.000 ha. «Aussi, tout un train de mesures visant l’amélioration de la qualité et des rendements est-il mis en place», indique Khammar Hmamou, directeur de l’Office régional de mise en valeur agricole (Ormva) du Gharb.

    Des mesures qui entrent dans le cadre d’une convention signée vendredi 2 octobre entre l’Office et la direction générale des groupes Sucreries du Gharb (Surac et Sunabel). Les axes principaux ciblent, entre autres, le renforcement de l’encadrement de proximité, le développement de la mécanisation, l’utilisation des semences mono germe, l’amélioration des services liés à l’irrigation et la livraison de la production aux usines. A titre d’illustration, l’encadrement des agriculteurs sera renforcé à travers la création de 13 cellules locales regroupant 89 cadres et techniciens de l’interprofesssion. Ces derniers auront à leur disposition 31 véhicules pour se rapprocher des agriculteurs.

    Côté mesures incitatives, une prime de 550 DH/ha est accordée aux betteraviers qui réaliseront leurs semis avant le 20 octobre. Cette prime passe à 300 DH/ha pour les semis réalisés entre le 21 octobre et le 5 novembre prochains. De même que les avances en espèces ont été fixées à 1.000 DH/ha au semi et à 500 DH à la récolte. Pour la canne à sucre, une subvention de 135 DH/tonne est accordée aux boutures ainsi qu’une aide aux deux premières irrigations après la plantation. Celle-ci est de 740 DH/ha. L’avance aux plantations de la canne est aussi portée à 2.400 DH/ha au lieu de 400 auparavant. Et, pour encourager encore la qualité, une prime de 20 DH/tonne sera accordée aux cannes livrées avec moins de 15% d’impuretés.

    Au niveau national, il est à rappeler qu’un plan de mise à niveau de la filière sucrière a été lancé lors de la campagne 2008/09. Il cible la garantie de la rentabilité des cultures sucrières à travers le renforcement de la R&D, la sécurisation de l’eau d’irrigation, l’encadrement des agriculteurs et des organisations professionnelles ainsi que la promotion des partenariats. L’objectif est de porter l’apport des cultures sucrières à hauteur de 55% de la consommation nationale à l’horizon 2013. Pour l’heure la part du sucre issu des plantes est de l’ordre de 45%. Dans le détail, les objectifs visent aussi la sauvegarde des acquis de la filière sur le plan socioéconomique au double niveau de l’amont agricole et de l’outil industriel.

    La réduction des coûts pour l’Etat, le consommateur et les opérateurs, agriculteurs ou industriels soient-ils, figure également en tête des priorités. Le tout, sans oublier la poursuite des efforts de mise en conformité du cadre réglementaire marocain avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce. Car, outre le souci de donner meilleure visibilité à l’opérateur principal, Cosumar en l’occurrence, l’enjeu est de taille. Car à lui seul, l’amont agricole est constitué de 80.000 familles de producteurs opérant sur 90.000 ha répartis sur cinq périmètres: Doukkala, Tadla, Gharb, Loukkos et Moulouya. L’activité génère par ailleurs 10 millions de journées de travail par an sans compter les emplois indirects occasionnés par le transport, l’industrie d’emballage et les services.

    De son côté, l’opérateur sucrier compte 2.800 collaborateurs et dispose de 11 sites industriels. Pour le moment, il assure une production de 1,1 million de tonnes de sucre dont 45% via la valorisation des plantes sucrières et le reste par le raffinage du sucre brut importé. L’objectif est non seulement de renverser ces données mais aussi de faire face à l’augmentation de la consommation qui s’accroît annuellement de 2%.Or, pour contenir ce taux, l’amélioration de la productivité s’avère certes nécessaire, mais peut être insuffisante. D’où les ambitions à l’international de Cosumar.


    http://www.leconomiste.com/

     

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