Inondations: Comment sécuriser le Gharb

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 3 Février 2010.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]

    · Un plan d’entretien de 3.400 km de canalisations et de pistes

    · Près de 190 millions de DH sur 2010 et 2011



    Nul doute que la plaine du Gharb s’érige en tête des régions à fort potentiel de développement agricole. D’où la part du lion qu’elle se taille en termes du nombre des projets programmés dans le Plan vert. «En tout 113 projets pour un investissement de 38 milliards de DH à l’horizon 2020», a précisé Aziz Akhannouch, lors de la présentation, lundi dernier à Kénitra, des mesures arrêtées par le gouvernement pour atténuer l’impact des dégâts résultant des dernières inondations. «Niveau d’investissements qu’expliquent justement l’importance des ressources hydriques que recèle la région mais aussi la présence d’infrastructures d’irrigation», reconnaît le ministre de l’Agriculture.

    Mais voilà que ces atouts se transforment en source de cauchemar dès lors que les précipitations dépassent la normale. C’était le cas de l’année passée qui avait enregistré une forte pluviométrie.

    Une mobilisation de tous les intervenants a été nécessaire et un plan de sécurisation de la région a été mis en place. Seulement, à mi-parcours des travaux, le phénomène des inondations frappe de nouveau plusieurs périmètres de la plaine. Résultat, pas moins de 77.000 ha de cultures d’automne ont été sinistrés. Les plus touchées s’avèrent, comme lors de la saison 2008/2009, les cultures céréalières et fourragères qui totalisent, à elles seules, 67.000 ha.

    La menace des crues et autres débordements d’oueds et des fleuves demeurent donc récurrents. «C’est la contrainte majeure qui handicape l’investissement», constate Khammar Hmamou, le directeur de l’Office de mise en valeur de la région du Gharb.

    Et pour cause! Les principaux facteurs tiennent à la spécificité géomorphologique de la plaine: absence de canaux naturels d’évacuation des eaux, présence de nombreux oueds non régularisés et niveau assez bas de la plaine par rapport à la mer. Mais la situation se trouve exacerbée par l’accumulation du retard pris dans la réalisation d’ouvrages de protection, avouent les responsables concernés. Y figurent en tête, la non-réalisation de retenues sur certains oueds et la réduction du programme d’entretien du réseau d’évacuation des eaux. Sècheresse oblige, ces travaux n’ont pu bénéficier des financements adéquats. Aujourd’hui, la donne a changé notamment avec la mise en œuvre du Plan vert.

    Un programme triennal a été lancé en 2009. Il cible le curage et la réhabilitation du réseau long de 3.400 km et moyennant une enveloppe financière de 235 millions de DH. Pour la seule année 2009, il était prévu d’assainir 1.022 km de canalisations ciblant 3 grandes zones critiques: le périmètre de Souk El Arbaâ, les secteurs rizicoles et le canal Foukroune. Mais ce programme n’a été réalisé qu’à raison de 40% pour la réhabilitation et 45% pour le curage des canaux.

    Aussi, le plan de protection de la plaine prévoit-il l’achèvement de ces travaux et le lancement de la deuxième tranche du programme qui doit s’étaler sur 2010 et 2011. A ce titre, 1.114 km de canalisations sont concernées. Il s’agit de sécuriser les deux rives gauche et droite de Sebou notamment au niveau du périmètre du Mograne qui a été le plus affecté cette année et de la zone centrale. Parallèlement à ce programme, un budget conséquent sera affecté de manière régulière aux travaux d’entretien du réseau, annonce le directeur de l’Office. Dans l’objectif bien évidemment d’assoir la mise en œuvre du Plan vert sur de bonnes bases. A commencer par une meilleure visibilité à l’adresse des nouveaux opérateurs qui ont investi la région.


     

Partager cette page