Inondations: Le Maroc pas encore sécurisé

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 25 Décembre 2009.

  1. @@@

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    · Le programme prioritaire réalisé à moitié

    · En tout, 400 sites exposés dont 30 à l’abri

    · Le coût des dégâts l’emporte sur la protection


    Tanger, Nador, Imintanoute, Missour, Fnideq, Guir, les agglomérations inondées en 2008. Et, la mémoire collective retiendra à jamais les événements catastrophiques de l’Ourika en 1995, d’El Hajeb en 1997, de Settat et Mohammédia en 2002 et de Tan Tan, Nador, Al Hoceïma et Khénifra en 2003.

    Hélas, il ne s’agit pas de cas isolés. De nombreuses zones ont été identifiées comme fortement exposées au risque des inondations. Le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement (SEEE) a recensé près de 400.
    Qu’un pays au climat semi-aride comme le Maroc subit de temps à autre les grands méfaits des inondations, ce n’est guère un paradoxe. Et le temps venteux et pluvieux qui sévit actuellement nous impose la question shakespearienne: Où en est le Plan national de lutte contre les inondations? Autrement dit, les zones à risque sont-elles désormais à l’abri des inondations ? «La protection à 100% n’est jamais possible», souligne-t-on auprès du SEEE. Car, l’aridité a cette caractéristique de favoriser les crues violentes.

    Pour rappel, le SEEE avait élaboré une étude sur la protection contre les inondations qui a permis d’identifier 400 sites exposés au phénomène. Parmi eux, une cinquantaine a été jugée prioritaire. Leur sécurisation devrait coûter pas moins de 25 milliards de DH. A lui seul, le programme prioritaire, portant sur les 50 sites, requiert un montant de 6 milliards de DH.
    Pour le moment, 30 points ont été aménagés. Et en 2009, dix opérations de travaux ont été lancées partout au Maroc dont une d’envergure : la protection de la zone industrielle de Tanger. De même que des études pour 37 autres programmées courant 2010 sont en cours d’élaboration. Car, d’autres sites ont été identifiés par la suite. De sorte qu’à l’horizon 2012, le reste du programme prioritaire soit achevé.

    Tandis que la protection de l’ensemble des sites répertoriés est prévue pour l’échéance 2020. Seulement, les crues de l’année passée ont imposé quelques réajustements. Cela a fait l’objet de concertations entre les divers partenaires. Histoire d’adopter une approche participative des concernés. D’autant plus que «la difficulté ne tient pas seulement à l’aspect financement», fait-on remarquer auprès du SEEE.

    Depuis les inondations de 2003, plusieurs sites stratégiques ont été sécurisés. C’est le cas des villes de Mohammédia, Berrechid, Settat, et l’aéroport Mohammed V. Les travaux de protection ont concerné également plusieurs centres et villes qui connaissent fréquemment des inondations comme Ksar El Kébir, Sidi Kacem, Ben Ahmed, Béni Mellal, Chichaoua. Mais la ville de Casablanca reste encore à la merci de oued Bouskoura. Faute de la réalisation d’une conduite d’évacuation des eaux pluviales.




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