Instants romantiques sous artillerie par Sami abu salem

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par ???anonyme???, 26 Mai 2007.

  1. ???anonyme???

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    Instants romantiques sous artillerie
    par Sami Abu Salem


    Le parfum délicieux des citronniers emplissait l'air et nous étions, la nuit dernière, ma femme et moi, sur la terrasse de notre maison du Camp de réfugiés de Jabalya, dans le nord de Gaza, savourant la chaleur de la brise. Suha, ma femme, appréciait le spectacle de la lune, au milieu du ciel un peu nuageux et l'atmosphère sacrée qui s'en dégageait. Les yeux de Suha étincelaient et son beau sourire brillait dans l'obscurité. Nous discutions et plaisantions. Le rire innocent de ma femme ajoutait un goût particulier à ce moment romantique. Dans mon for intérieur, je préparais le terrain pour passer avec elle une nuit trés chaude.
    Et soudain, les éxplosions ont littéralement secoué le sol de mon immeuble. L'artillerie israélienne venait d'envoyer dix roquettes sur des "zones inoccupées". Suha était terrifiée. Elle m'a demandé de descendre. J'essayais de la calmer en lui disant que les bombes touchaient des "zones inoccupées".
    "Non, ils (l'artillerie israélienne) visent des maisons et des bâtiments. Il y a deux jours, ils ont tué une petite fille, Hadeel Ghaben, et toute sa famille a été blessée", m'a-t-elle dit en tremblant.
    Nous sommes descendus à notre appartement. Non pour mettre fin à notre tête-à-tête amoureux, mais pour suivre les nouvelles sur la station radio locale. L'électricité était coupée. Notre appartement était changé en un horrible endroit, très sombre, les bruits sourds de l'artillerie augmentant en nombre et en intensité. Ma femme a tiré le rideau pour laisser entrer la lueur de la lune, mais la fenêtre a été fortement secouée par l'explosion d'un obus à proximité. Les pleurs de mes neveux et nièces montaient de l'étage inférieur.
    Je suis allé chez l'épicier pour acheter quelques bougies ; il était très occupé à vendre des bougies à beaucoup de gens arrivés avant moi. Ma mère et mon frère, au premier étage, attendaient eux aussi les bougies. Ma mère, Fatima, a soixante ans elle déteste ces situations. Le bruit des tirs lui rappelle immanquablement que des dizaines de cousins et de voisins ont été tués par les sionistes en 1948.
    "Ces bruits d'explosion sont exactement les mêmes que ceux que nous avons entendis, quand ils (les bandes sionistes) ont attaqué Brair (son village) en 1948", dit-elle, avant de prier Dieu de nous protéger.
    La lumière des bougies est arrivée de différentes directions et la lueur de la lune a apaisé nos sentiments abîmés par le bruit des bombes. Ma femme et moi sommes restés assis, serrés l'un contre l'autre. Nous observions la lune par la fenêtre, attendant la fin des explosions. Je ne pouvais retenir un profond sentiment de colère. J'étais tellement furieux que quotidiennement, les pratiques d'Israël détruisent nos maisons, mais aussi touchent et blessent nos sentiments. Elles interfèrent violemment jusqu'avec notre vie intimes.
    Ma femme a posé sa tête sur mon épaule et a fermé les yeux. Cette nuit semblait plus longue que les autres. L'aube apparaissait à la fenêtre et les moineaux gazouillaient lorsque ma femme s'est réveillée et m'a demandé : "Est-ce que quelqu 'un a été tué ?"




    slt wlad et bnat bladi
    g aimé cette tite nouvelle et g voulu partagé le plaisir ac vous
    jespère k'elle va vous plaire !
    :D

     

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