Intempéries: Lourd bilan à Chtouka Aït Baha

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 17 Mars 2010.

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    · Près de 900 hectares envahis par les eaux

    · Dégâts dans l’agriculture et les infrastructures

    · Les barrages saturés


    La province de Chtouka Aït Baha, avec près de 3.500 km2 de terres fertiles, est connue pour son activité agricole. L’économie de cette province mitoyenne du barrage Youssef Ben Tachfine, est d’ailleurs fondée sur l’activité irriguée.

    Elle compte, en effet, une superficie irriguée en plaine de Massa, de 19.200 hectares. Or, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région cette saison ont causé de graves dégâts dans ce bassin d’agriculture.

    Dans la seule période s’étalant du 14 au 23 février dernier, la moyenne des précipitations enregistrées dans la région a atteint près de 182 mm avec, entre autres, 240 mm pour la commune d’Ida Ougnidif, 233 mm à Aït Baha, 180 mm pour la commune Assafa et 174 mm pour le chef-lieu Biougra. Pour toute la saison 2009/2010, la moyenne des précipitations que la région a connues a atteint quant à elle près de 417 mm.
    Une situation qui a forcément interféré sur le taux de remplissages des deux ouvrages hydrauliques que compte la province.

    Ainsi, aussi bien pour le barrage Youssef Ben Tachfine que pour Ahl Souss, c’est quasiment du 102 %. Autrement dit, une capacité d’accueil nettement dépassée, ce qui justifierait les lâchers auxquels procèdent les responsables dans ce genre de situation mais qui déclenchent le courroux des particuliers.

    Près de 960 hectares mitoyens d’Oued Massa ont été envahis par les eaux causant des dommages dans les ruchers avec la destruction de 150 ruches. Le cheptel n’a pas été épargné non plus puisque plus de quatre cents têtes de bétail ont été perdus.

    Selon un document du Bureau régional d’investissement agricole du Souss-Massa, les populations locales ont été surprises par les inondations bien qu’elles aient été prévenues une semaine avant.


    Dans la région d’Aït Saleh, (commune Belfaâ), ce sont 18 hectares qui ont été inondées. Que ce soit pour l’agriculture en plein champ ou sous serres, aucune n’a échappé à la force exceptionnelle des pluies ni du vent. Il faut aussi signaler la perturbation qu’a connue l’activité ramassage du lait par la société Copag dans l’ensemble de la province.

    De nombreux établissements ont aussi été endommagés, entre autres à Biougra, Assafaâ, Aït Amira, Sidi Boushab, Imi Mkourn Aït Milk, Massa… La sécurité des élèves était sérieusement compromise car les locaux étaient soit effondrés, soit lézardés, soit pataugeant carrément dans la boue.

    Parallèlement, les crues des oueds Ayoufiss, Aït Sahnoun, Taghlist et Massa ont causé des coupures dans le réseau routier au niveau des communes de Ida Ougnidif, Tanalt et Massa. De nombreux ponts ont été endommagés complètement ou en partie. La région a aussi connu des coupures d’électricité à cause de l’effondrement de poteaux électriques dont beaucoup n’ont pas encore été réparés ni remplacés. Le réseau téléphonique a aussi été perturbé et a eu sa part du lot. En effet, pas moins de quarante poteaux, près de Oued Massa, ont été détruits.

    Par ailleurs, des dégâts humains sont à déplorer. L’effondrement d’une maison à Douar Tagadirt Ayoufiss, commune d’Ida Ougnidif, a causé la mort d’une personne le 16 février. Quatre jours plus tard, une autre personne à Douar El Handek, commune Belfaâ, connaîtra le même sort dans pratiquement les mêmes conditions.


    Agrumes: 160 millions de DH de pertes


    La région du Souss, grosse productrice et exportatrice d’agrumes a particulièrement souffert des fortes chutes de pluie. D’habitude, dans le Souss, la moyenne des précipitations a varié entre 150 et 250 mm durant les 5 dernières années. Les dégâts et pertes dans la seule production agrumicole sont évalués à 35.000 tonnes (dont 20.000 t de clémentines et 15.000 pour la variété Nour). En valeur globale, ces dégâts ont été estimés à 160 millions de DH.




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