Intervention en Syrie : mise en garde de la Russie aux États-Unis

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 26 Août 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Intervention en Syrie :
    mise en garde de la Russie aux États-Unis



    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry. Russie a mis lundi en garde les États-Unis contre les conséquences "extrêmement graves" d'une possible intervention militaire en Syrie au cours d'un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry.

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    "M. Lavrov a attiré l'attention de son interlocuteur sur les conséquences extrêmement graves d'une possible intervention militaire pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord où des pays comme l'Irak ou la Libye sont toujours déstabilisés", selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

    La Russie "est très inquiète" par les récentes déclarations américaines selon lesquelles Washington est prêt à "intervenir" dans le conflit syrien, a souligné le chef de la diplomatie russe.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry a téléphoné dimanche au secrétaire général de l'ONU et à ses homologues britannique, français, canadien et russe pour leur dire avoir "très peu de doutes" quant à l'usage d'armes chimiques par Damas le 21 août.

    Après cette attaque meurtrière près de la capitale, où l'opposition syrienne affirme, malgré les nombreux démentis de Damas, que le régime a utilisé des armes chimiques pour tuer des centaines de civils, l'ONU a envoyé ses experts qui doivent commencer à enquêter lundi sur les lieux.

    Dans ce contexte, "la Russie appelle à s'abstenir de faire pression sur Damas, ne pas céder aux provocations et tenter de créer des conditions normales pour que la mission de l'ONU puisse mener une enquête minutieuse et impartiale sur place", selon le communiqué.

    Se basant sur des rapports médicaux, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a comptabilisé plus de 300 morts par gaz toxique, dont des dizaines de rebelles.

    La Russie est l'un des derniers soutiens du régime du président Bachar al-Assad auquel elle vend des armes.



    Mise à jour : lundi 26 août 2013 08:28 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/intervention-en-syrie-mise-en-garde-de-la-russie-aux-etats-unis
     
  2. Admin

    Admin Administrator Membre du personnel

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    3liha Bachar dayer ma baghi, 3aref 3ndo dhar s7i7 itkka 3lih, wakha idrab blado b nawawi ma radich tkhali la russie hta wahed iddakhel :mad:
     
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  3. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    3ajilane aw 2ajilane la russie ta hia ghadi darbo c'est une question de temps et de "shifting" dial massali7
     
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  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    8adak d8ar li mtakki 3li8 daba it8arrass bi 9odrati Allah Soub7ana8ou wa Ta3ala
    Il faut laisser le temps au temps car chaque chose en son temps.
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Syrie :
    l'usage d'armes chimiques est "indéniable", selon Kerry

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    L'utilisation d'armes chimiques près de Damas le 21 août est "indéniable", a assuré le secrétaire d’État John Kerry lundi, dont le pays consulte à tout-va sur une éventuelle intervention militaire contre le régime syrien, au moment où les experts de l'ONU recueillent des échantillons sur le site de l'attaque présumée.

    "Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie", a déclaré M. Kerry devant la presse lors d'une intervention à Washington, "c'est indéniable".

    Le chef de la diplomatie américaine a qualifié d'"indécence morale" l'usage de ces armes, qui auraient fait plus de 1.000 morts dans la Ghouta orientale mercredi dernier, selon l'opposition au président syrien Bachar al-Assad.

    Sans désigner de coupable, John Kerry a assuré que "le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes".

    Mais M. Kerry n'a pas évoqué de quelconque projet de frappe contre le régime de Damas. De même, la Maison Blanche a démenti des informations du quotidien britannique Telegraph affirmant que Washington et Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune "dans les prochains jours".

    Ces derniers jours, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a cependant déclaré que les forces américaines étaient prêtes à agir si nécessaire.

    Sur le terrain, les enquêteurs de l'ONU sont finalement parvenus à se rendre à Moadamiyat al-Cham, une localité au sud-ouest de Damas tenue par les rebelles et cible mercredi, selon l'opposition, d'une attaque à l'arme chimique par le régime.

    Malgré "ces circonstances très difficiles", ils ont pu "visiter deux hôpitaux et parler à des témoins, des survivants, et des médecins et ils ont pu aussi recueillir des échantillons", a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

    "Pressions psychologiques"

    Il faudra "attendre un peu pour avoir le premier avis du Dr (Aake) Sellström", chef de l'équipe, sur ces éléments, a-t-il indiqué.

    Un porte-parole de l'ONU a précisé que la collecte d'informations et d'échantillons avait "été très productive" et l'équipe "semblait très satisfaite de son travail". Il a ajouté que les experts poursuivraient leur travail mardi, sans indiquer où.

    Un peu plus tôt dans la journée, ils avaient dû rebrousser chemin, le premier véhicule de l'équipe ayant "été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés", selon un porte-parole de l'ONU, qui n'a fait état d'aucun blessé.

    "Détresse humanitaire"

    Alors que régime et rebelles se sont accusés mutuellement de ces tirs, M. Ban a émis une "ferme protestation" auprès des deux parties.

    Les États-Unis ont accusé de leur côté Damas d'avoir à nouveau bombardé lundi le site de l'attaque du 21 août afin de tenter de dissimuler des preuves.

    Répondant aux accusations de recours aux armes chimiques, le président Assad a estimé qu'il était "contraire au bon sens" de pointer du doigt son régime avant l'enquête. Il a aussi prévenu qu'en cas d'intervention militaire, "les Etats-Unis essuieraient un échec".

    Ces déclarations sont intervenues en pleines tractations sur une possible action militaire étrangère.

    Le chef de la diplomatie britannique William Hague a estimé qu'il était "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Mises en garde russe et iranienne

    Redisant sa conviction que le régime avait utilisé des armes chimiques le 21 août, il a jugé qu'une intervention serait possible pour des motifs de "détresse humanitaire".

    Pour le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, les pays occidentaux décideront d'une réaction "dans les jours qui viennent", tandis que la Turquie s'est dite prête à rejoindre une coalition contre la Syrie, même sans consensus à l'ONU.

    Selon des experts, les pays occidentaux pourraient mener des frappes chirurgicales contre des intérêts stratégiques, sans pour autant s'engager dans une intervention de longue durée.

    L'Irak a affirmé être opposé à l'utilisation de son espace aérien ou de son territoire pour toute opération.

    Mais la Russie, puissante et fidèle alliée du régime, a mis en garde contre une intervention militaire sans aval du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant qu'elle serait "dangereuse" et constituerait "une violation illégale du droit international".

    Le président Vladimir Poutine s'est entretenu lundi par téléphone avec le Premier ministre britannique David Cameron, qui a écourté ses vacances, affirmant notamment qu'il n'y avait "pas de preuves ni de l'utilisation d'armes chimiques ni de qui en serait responsable".

    Autre allié du régime syrien, l'Iran a prévenu les États-Unis de "dures conséquences" en cas d'intervention.

    La Chine a préconisé elle la "prudence, afin d'éviter toute ingérence".

    L'Allemagne a indiqué qu'elle approuverait une éventuelle "action" de la communauté internationale si l'usage d'armes chimiques était confirmé, tandis que l'Arabie saoudite exhortait le Conseil de sécurité à agir face aux "massacres effroyables" commis selon elle par Damas.

    Lundi, de hauts responsables militaires de pays occidentaux et de la région ont entamé une réunion de deux jours en Jordanie pour discuter "des scénarios" possibles après les "dangereux développements" en Syrie, selon Amman. Y participe notamment le général Martin Dempsey, chef d'état-major inter-armées américain.

    Une délégation de hauts responsables israéliens a été reçue pour sa part lundi à la Maison Blanche pour y discuter notamment de la Syrie. Israël a déjà mené des raids aériens contre Damas visant des stocks présumés d'armes chimiques.


    Mise à jour : mardi 27 août 2013 06:39 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-lusage-darmes-chimiques-indéniable-selon-wahington
     

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