Intervention royale pour résoudre la crise du Conseil de l¹ordre des médecins : Fin de l¹épreuve de

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 13 Novembre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Tout est bien qui finit bien ! A l¹issue d¹une rencontre samedi dernier entre le ministre de la Santé, Mohamed Cheikh Biadillah, et les représentants de la coordination des syndicats nationaux des médecins des secteurs public et libéral, la décision a été prise d¹engager une concertation pour la préparation de la réforme du secteur de la santé. A la suite de quoi, les mouvements de protestation prévus les 12 novembre (sit-in) et 24 novembre (grève) ont été annulés par le syndicats de la coordination.


    C¹est sur instruction royale que le ministre de la Santé a annoncé la volonté du gouvernement d¹¦uvrer à la recherche de solutions relatives aux revendications des médecins, à la tête desquelles figurait la démocratisation du Conseil de l¹ordre à travers l¹élection de tous ses membres, y compris le président.
    D¹ores et déjà, une première réunion pour examiner les démarches à entreprendre pour engager l¹examen des réformes doit se tenir aujourd¹hui même, en vue de parvenir à un accord sur le processus des décisions à prendre pour gérer la période transitoire.
    On sait, en effet, que l¹élection des membres du Conseil de l¹ordre était prévue pour le 24 de ce mois et que c¹est elle qui a cristallisé la crise.
    Y aura-t-il un report pur et simple de cette opération, dans l¹attente de l¹entrée en vigueur de la réforme ? Et dans l¹affirmative, que deviendra l¹actuel conseil ? Se contentera-t-il de gérer les affaires courantes, en attendant ?
    Autant de questions qui semblent avoir été tranchées en moins de 24 heures par SM le Roi qui considère que la démocratisation du Conseil de l¹ordre est une orientation stratégique qui cadre avec l¹évolution du pays, pour mettre fin à une situation anachronique qui fait que l¹actuel président désigné est en fonction depuis maintenant¦ 22 ans.
    C¹est donc une nouvelle page qui s¹ouvre pour la profession et qui doit aboutir à l¹adoption par le parlement de nouveaux textes de loi. Selon le porte-parole de la coordination nationale syndicale des médecins des secteurs public et libéral Dr Mohamed Bennani, qui s¹est félicité des directives royales au ministre de la Santé, la solution la plus judicieuse pour préparer les réformes du secteur consisterait en la constitution d¹une commission tripartite composée des représentants du ministère de la Santé, de l¹actuel Conseil de l¹ordre et de la coordination des syndicats. Ce qui signifie donc un report de l¹élection du nouveau conseil jusqu¹à l¹adoption des nouveaux textes de loi.
    Dans un tel cas de figure, le parlement serait appelé à légiférer au cours de la prochaine session de printemps, de telle sorte que le dossier puisse être bouclé avant les élections législatives de 2007.
    Il est entendu que cela implique de procéder à une large concertation entre tous les acteurs impliqués dans le secteur, mais également avec la participation des forces politiques qui, in fine, seront amenées à examiner les projets de nouveaux textes avant leur adoption par le parlement.
    En tout cas, l¹atmosphère électrique qui régnait jusqu¹ici vient de faire place à une véritable détente dans le microcosme médical où la crise risquait de conduire à un affrontement dommageable pour le secteur de la santé qui, faut-il le préciser, est un secteur social d¹une extrême sensibilité au service de la société toute entière.


    al bayane​
     

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