Iran: le renseignement américain minimise la menace

Discussion dans 'Info du monde' créé par osiris, 4 Décembre 2007.

  1. osiris

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    Iran: le renseignement américain minimise la menace, la Maison Blanche embarrassée

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    Le conseiller de M. Bush pour la sécurité nationale, Steve Hadley, le 3 décembre 2007 à Washington.

    Le renseignement américain a affirmé lundi que l'Iran aurait arrêté ses plans d'armes nucléaires en 2003 et a avoué ne pas connaître ses intentions actuelles, au risque de discréditer à nouveau le discours de George W. Bush sur la menace des armes de destruction massive.

    En contre-partie, le rapport présenté par les 16 agences du renseignement dit que l'Iran entend apparemment se réserver l'option de l'arme nucléaire, et pourrait être capable entre 2010 et 2015 de produire assez d'uranium hautement enrichi pour la bombe atomique.

    Le gouvernement américain a argué avec force d'une telle possibilité pour affirmer le péril et la nécessité d'augmenter la pression internationale sur l'Iran.


    Mais l'opposition démocrate au président Bush s'est appuyée sur ce rapport pour réclamer une "nouvelle politique envers l'Iran", selon les termes de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, tandis que le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid, en appelait à un "sursaut diplomatique".

    Quelques semaines après que le président Bush eut brandi le spectre d'un "holocauste nucléaire" ou d'une Troisième Guerre mondiale si l'Iran avait la bombe, l'administration était poussée à la défensive par les comparaisons défavorables avec le précédent irakien, quand elle avait invoqué à tort le danger des armes de destruction massive de Saddam Hussein.

    Et elle était contrainte d'admettre que le rapport risquait de desservir les Etats-Unis au moment où ils cherchent à obtenir de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran.

    Le conseiller de M. Bush pour la sécurité nationale, Steve Hadley, a dit "espérer" que la Chine ou la Russie ne seraient pas confortées dans leurs réticences à de nouvelles sanctions. Les Etats-Unis croient "que ce serait une erreur", a-t-il dit.

    "Nous jugeons avec un haut degré de confiance qu'à l'automne 2003, Téhéran a arrêté son programme d'armes nucléaires", dit le renseignement, qui pense que l'Iran n'a pas actuellement d'arme nucléaire.

    La décision prise en 2003 suggère que l'Iran "est moins déterminé" à avoir l'arme nucléaire que ne le croyait le renseignement depuis 2005, estimant alors "avec un haut degré de confiance" que l'Iran était résolu à cela.

    "Nous ne savons pas si (l'Iran) a actuellement l'intention de développer des armes nucléaires", dit-il aujourd'hui.

    Mais il juge probable que l'Iran, "au minimum, garde ouverte (cette) option".

    C'est précisément cette "option" que les Occidentaux veulent retirer à l'Iran.

    L'enrichissement d'uranium, que l'Iran refuse de suspendre malgré deux trains de sanctions internationales et le danger d'un troisième, doit produire le combustible pour ses futures centrales civiles, assure le régime islamique.

    Mais enrichi à plus 90%, l'uranium peut servir de matériau pour la bombe.

    Le renseignement juge "avec un degré de confiance modéré" que l'Iran devrait être en mesure techniquement entre 2010 et 2015 de produire suffisamment d'uranium hautement enrichi pour une arme nucléaire.

    Mais il note que si l'Iran a coupé court à son programme nucléaire militaire en 2003, c'est d'abord à cause de la pression internationale, à laquelle l'Iran serait donc peut-être plus sensible que le gouvernement américain ne le pensait.

    Confronté aux questions sur la possibilité que le président américain ait exagéré la menace iranienne, le conseiller de M. Bush pour la sécurité nationale a affirmé la réalité du péril iranien.

    Le renseignement révèle pour la première fois que l'Iran avait bel et bien des plans secrets avant 2003, et dit aussi que l'Iran continue à avoir des activités aux possibles applications nucléaires, comme l'enrichissement, a-t-il fait valoir.

    Aussi la communauté internationale doit-elle "augmenter la pression", en isolant diplomatiquement et en sanctionnant l'Iran, tout en offrant la perspective d'un dialogue, a-t-il dit.


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