J'en rêve encore

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par HANDALA, 22 Mars 2006.

  1. HANDALA

    HANDALA Bannis

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    J'en rêve encore


    Comme une étoile qui scintille
    Sur un trophée d'académie
    Comme des yeux qui s'écarquillent
    Devant l'enfant que tu chéris
    Comme un baiser qui me titille
    Là où tu sais quand je faiblis
    Comme ton parfum qui m'émoustille
    Donnant l'envie d'avoir envie

    J'adore,
    J'adore et je t'adore.
    J'adore,
    J'adore et je t'adore.

    Comme un champagne qui pétille
    Vantant les succès de ta vie
    Comme tes cheveux dans sa résille
    Mettant à nu ta nuque amie
    Comme tes lèvres au goût vanille
    Me susurrant des mots exquis
    Comme nos corps qui s'entortillent
    Donnant l'envie d'avoir envie

    J'adore,
    J'adore et je t'adore.
    J'adore,
    J'adore et je t'adore.

    Mais sache encore…
    Comme un marteau sans sa faucille
    Qui forge la démocratie
    Comme un peloton qui fusille
    La mort pour épargner la vie
    Comme des grenades sans goupille
    N'estropiant plus l'enfant chéri
    Comme des nations sans pupille
    Où l'agression serait bannie
    Comme une France qui nazille
    Sauvée par la voix populaire
    Comme des jumelles qui brillent
    Dans un Manhattan rétabli
    Comme un drogué qui s'extasie
    Devant l'arbre à came proscrit
    Comme une église qui distille
    Sa richesse aux âmes meurtries
    Comme une arène ouvrant ses grilles
    Donnant l'envie de voir la vie

    J'en rêve encore…
    Quand je m'endors
    J'en rêve encore…

    Si notre amour nous émoustille
    Au point de concevoir la vie
    Et que ton ventre te fourmille
    Quand le bonheur nous réunit,
    C'est de douceur que je vacille
    Touchant ton sein sève de vie
    Loin des fusils et des torpilles
    Je rêve, je vole et je prie
    Sur une terre où les charmilles
    S'oxygènent hors des brûlis
    Où les serins sur leur brindille
    Sont libres de bâtir leur nid
    Où les ruisseaux sains et tranquilles
    Gazouillent au creux de leur lit
    Bordé de verts tapis fleuris
    Où gambadent mes rêveries
    Près des pommiers et des morilles
    Qui me font succomber d'envie.

    Dans cet univers sans bisbille
    Notre enfant peut pousser son cri.
    Dans un univers sans bisbille
    Nos enfants aimeront la vie.

    Comme une horloge sans aiguille
    Qui ne fait plus courir le temps
    Dans les artères de nos villes
    Pour suspendre l'amour présent,
    Je veux planer dans l'air du temps
    Dévoiler la beauté des nues
    Caresser le souffle du vent
    Découvrir son monde inconnu
    Partager mes rêves épris
    D'intégrité et d'harmonie
    Figer le bonheur de l'instant
    Et le vivre, éternellement.

    Ce poème est écrit par Jean François "
     

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