Jettou: Décomposons les problèmes pour les résoudre�?

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 24 Mai 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le gouvernement a tenu ses promesses�?

    · Seulement trois secteurs ont des difficultés maitrisables



    Dès qu'il aura fini sa semaine parlementaire, Driss Jettou s'attachera à recevoir les associations professionnelles, toutes si possible. Comme dans son discours d'hier devant le Parlement, le Premier ministre veut remobiliser les milieux économiques.
    Il s�attache à ne pas montrer d�irritation. Effectivement, il est parfaitement maître de son ton. Plus habile: il fait de l�humour lorsque le sujet est irritant. Mais ces propos sont nets: �Il faut décomposer les problèmes, sinon, on n�arrive à rien�. Le Premier ministre se garde bien de montrer qu�il en a plus qu�assez des �raisonnements à l�emporte-pièce � et des �chiffres qu�on s�envoie à la figure�.
    En dressant son bilan, il souligne que le gouvernement a tenu ses promesses, et �même est allé plus vite que prévu� sur des dossiers essentiels comme le logement social, la couverture maladie obligatoire, la modernisation du secteur public�
    En décomposant les problèmes et en passant les secteurs un par un, le Premier ministre relève les domaines qui vont bien: bâtiment, promotion immobilière, tourisme, télécommunications, distribution et commerce, équipements de l�automobile, de l�aéronautique et de l�électronique� En fait, il y a trois domaines qui sont en stress: certaines branches du textile, l�agriculture céréalière et la transformation des produits de la mer. �On me dit, ajoute-t-il, que la confiserie et la plasturgie ne vont pas bien, mais pour l�instant, je n�ai pas de précision, je rencontrerai les associations professionnelles la semaine prochaine, pour bien cerner la question avec elles�.
    Pour le gouvernement, le problème agricole est un problème de sécheresse dont le traitement est en cours (voir infra). La pêche, ou plus exactement la transformation des produits de la mer, est aussi sous haute attention, quant au textile, les difficultés sont aujourd�hui moins grandes qu�en janvier. Il cite la reprise des exportations, qui ramènent la baisse à moins 2% à fin avril (par rapport à la même période de 2004) contre un moins 33% en janvier. Pour lui, cette baisse hivernale est davantage explicable par les jours de congés de l�Aïd que par la concurrence féroce de l�Asie sur nos marchés traditionnels. De même, explique-t-il, les pertes d�emplois sur ce secteur sont nettement moins importantes qu�on ne l�a dit. Il cite les cotisations à la CNSS, augmentant de 3% alors que les emplois textiles déclarés, �ceux qui sont les plus menacés par la concurrence�, tournent toujours autour de 214.000. Donc, pour le Premier ministre, il est faux et contre-productif de lancer l�alarme sur ce secteur. Au contraire, dit-il, il faut attirer les grands acteurs intégrés, dans au moins trois branches: toile de jeans et aval, popeline et aval, sous-vêtements. La première branche est acquise avec Tavex et Legler, les sous-vêtements sont en bonne voie avec Fruits of the Loom. Il reste la popeline. Le gouvernement s�investit et investit (jusqu�à 20% aux côtés des industriels) dans cette stratégie, révèle le Premier ministre. Et le Rapport McKinsey censé aider à fixer la politique industrielle? Le Premier ministre n�en dit rien, sauf qu�il passe en ce moment à la phase deux des consultations avec les branches. Pressé, il ajoute que ce rapport est fait pour �voir si on ne fait pas d�erreur en soutenant tel ou tel domaine�: �Non, on n�a pas fait d�erreur dans les choix�. Il promet de rendre publics les résultats de l�étude.
    Au crédit de son gouvernement, le Premier ministre place aussi les redressements des grandes entreprises publiques: le Crédit Agricole (1,2 milliard à mettre encore dans la recapitalisation), le CIH (1,2 milliard plus 2 de garanties diverses à honorer). S�ajoute le chantier géant des retraites des établissements publiques, �qui étaient au bord de la catastrophe�. Mais au lieu d�être amer, c�est avec humour qu�il �fait remarquer que personne ne le remarque�. C�est la rude vie politique.

    source: l'économiste.

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