jeunesse et dépendance d'argent

Discussion dans 'Scooooop' créé par peaceman3, 8 Mars 2006.

  1. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Grande enquête L’Economiste-Sunergia

    Pour les jeunes, tout dépend de l’argent

    • 56% dépendent financièrement des parents


    • Seulement, 29% des 25-29 ans sont indépendants

    • Incroyable: 60% des 16-17 ans aident leurs parents!

    LA grande majorité des jeunes habitent chez leurs parents, garçon ou fille, homme ou femme, et pas seulement les plus jeunes. Chez les 21-24 ans et les 25-29 ans, on répond par l’affirmative (respectivement 89% et 80%) et ce, quelle que soit la situation sociale de la famille (aisée, moyenne ou défavorisée) et le lieu d’habitation (en ville ou à la campagne).
    Parallèlement à cela, il ressort de l’enquête réalisée par le bureau d’études Sunergia pour L’Economiste, que 56% des jeunes de 16 à 29 ans sont totalement dépendants financièrement de leurs parents. Les jeunes femmes sont plus dépendantes, puisque 65% d’entre elles le sont totalement, contre 46% des garçons.

    • On se donne facilement de l’argent

    Seule une petite partie des adultes de demain est complètement indépendante financièrement de ses parents:12% pour ces demoiselles, ce qui est la limite du seuil de signification et 16% des garçons.
    Chez les 25-29 ans, les résultats doivent retenir l’attention: ils représentent près du tiers de l’échantillon (comme dans la population totale du Maroc -selon le tout dernier recensement). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette classe d’âge n’est pas totalement indépendante financièrement: seulement 29% se disent indépendants et il y en a autant qui, eux, sont totalement dépendants… et les autres oscillent entre dépendance et indépendance: on a un peu d’argent et l’on gratte un peu chez les parents: 42% d’entre eux sont dans cette situation. Ceci confirme qu’être en âge de travailler ne veut pas dire avoir un travail!
    A l’autre bout de notre échantillon, chez les tout jeunes de 16-17 ans, il semble logique que presque tous dépendent totalement de leurs parents (86%). Pourtant, 59% de cette classe d’âge disent aider leurs parents! En fait, il ne s’agit qu’apparemment d’une contradiction. Ceci veut dire que la solidarité joue dans les deux sens: parent ou enfant, celui qui a de l’argent en donne volontiers à celui qui n’en a pas.
    Toujours sur le chapitre des relations d’argent, 11% de jeunes de 16 à 17 ans se disent partiellement dépendants. Mais avec cette proportion, on est juste au-dessus de la limite du seuil de signification.
    L’interdépendance financière constitue une grosse part du lot des jeunes: 38% des hommes sont partiellement dépendants financièrement de leurs parents et 23% des filles le sont.
    Aussi, et cela semble logique, plus on est riche, moins on est «débrouillard»: 70% des jeunes appartenant à la classe A/B sont dépendants financièrement de leurs parents, contre 42% pour la classe la plus défavorisée.
    Mais en même temps, redisons-le, les enfants aident leurs parents.
    La solidarité joue encore très fortement et l’on s’en louera. Le fameux «système de garantie familiale» est bien mis en avant par les résultats de l’enquête. Et il marche dans les deux sens, des parents vers les enfants et des enfants vers les parents: 67% des jeunes disent pourtant aider financièrement leurs parents; plus chez les garçons (78%) que chez les filles (50%).
    Comment font ces jeunes pour aider leurs parents alors même que la majorité affirme étudier? «Les petits boulots» vous répondront les 16-17 ans chez qui l’on constate que 60% d’entre eux disent aider financièrement leurs parents. Probablement, la situation sociale pousse aussi à plus d’autonomie. Nous le voyons bien dans la répartition par CSP: moins on est riche, plus on aide les parents: 52% des jeunes de la classe aisée aident financièrement leurs parents, 66% de la classe C le font et presque trois jeunes sur quatre de la classe défavorisée: 72%. C’est l’autonomie de survie. Le constat est le même que l’on soit à la campagne ou en ville.
    La dépendance financière des jeunes à l’égard des parents et le fait qu’ils vivent majoritairement chez eux se corrèlent parfaitement avec le fait que la majorité d’entre eux prennent au moins un repas par jour avec les parents: c’est le plébiscite sur cette question puisque 90% des jeunes prennent au moins un repas par jour avec la petite famille (même proportion chez les filles et chez les garçons). Mais ce lien d’argent reliant enfants et parents cache aussi un malaise: beaucoup de jeunes disent que s’ils restent chez les parents, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Pas de travail fixe, pas les moyens de vivre loin d’eux ou alors, le poids des traditions est tel qu’ils ne peuvent pas se détacher du cercle familial.

    Mouna KADIRI

    Dans une prochaine édition: Une grande partie des garçons veulent que leur épouse soit voilée; les filles ne l’entendent pas de cette oreille.


    leconomiste [06c]
     
  2. Dj AbDeL

    Dj AbDeL BaD BoYs

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    Re : jeunesse et dépendance d'argent

    hadi je lé pa bien saisi
     
  3. peaceman3

    peaceman3 Visiteur

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    Re : jeunesse et dépendance d'argent

    ecoute kouya c'est une etude publié par l'economiste dans 11 articles j'ai déja publié 5 articles incluant celui ci pour bien comprendre il faut suvre l'enchainement des articles.
     

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