Léna, la petite Sénégalaise de Petitjean

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par lecomte, 16 Février 2009.

  1. lecomte

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    LENA
    LA PETITE SENEGALAISE
    DE
    PETITJEAN (Sidi Kacem)

    De la rue de Rabat où il habitait, jusqu’au collège de Petitjean, il y a environ un kilomètre que Mohamed faisait pratiquement deux fois par jours, aller et retour, cinq jours par semaine. C’est un trajet qui lui était très familier avec ses ruelles rue Mi-Aïcha, rue Hammou Lemkaâlel, rue Bendahane jusqu’au quartier Kabar où se trouve le collège. Mohamed connaissait tous les habitants de cette partie de la petite ville de Petitjean ainsi que tous les petits corps de métiers, le four Fatna Assou, le café maure Bendakha, le barbier Ba Jilali, le juif Khribèche, matelassier du quartier, sans oublier le fquih Yahia, surnommé le fquih aux yeux bleus, prédicateur et diseur de sort, bien connu de toutes les femmes en mal d’amour.
    En 1952, Mohamed qui avait à peine seize ans et demi, suivait ses cours en dernière année du collège, avant de partir à Rabat pour le Lycée. Il attendait avec impatience de quitter cette ville qu’il trouvait triste et trop banale, sans aucune activité culturelle ou sportive, une ville où seuls les Européens avaient crée pour eux et leurs familles des endroits de plaisir : piscine municipale interdite aux indigènes, cafés restaurants, cinéma, dancing, librairies et terrains d’athlétisme de tennis, de foot Ball.
    Il arrivait à Mohamed et à ses petits camarades du collège marocain d’aller au quartier européen, appelé communément le Village, soit pour acheter des fournitures scolaires, soit tout simplement pour y faire un tour le dimanche. Ils étaient toujours dépaysés et toujours mal vus, sans parler de l’interdiction qui leur était faite d’entrer à certains endroits réservés strictement aux Européens.
    Mohamed et ses amis étaient toujours écœurés chaque fois qu’ils quittaient le village et revenaient à leur médina. Construites sans aucune harmonie architecturale, la plupart des maisons étaient en pisé. Les rues pierreuses et cahotantes, devenaient en hivers couvertes de flaques d’eau de pluie et de vase, rendant la circulation très pénible, surtout pour les écoliers qui n’arrivaient pas à rejoindre leurs classes sans glisser deux ou trois fois dans la boue. Ces mêmes rues qui n’ont jamais connu d’éclairage public, devenaient lugubres, la nuit tombée. A l’âge de douze à quinze ans les enfants ne sortaient jamais seuls la nuit, même pour aller chez les voisins de peur, craignaient-ils, d’être intercepter par les djinns, ces méchantes créatures très présentes dans les croyances arabes de l’époque. Tous ces mendiants en haillons qui circulaient dans ces ruelles, étaient pour les enfants, des djinns déguisés.
    La seule artère de tout cet ensemble qui présentait une certaine sécurité était la rue Mi Aïcha, de par sa proximité de la rue de Rabat, généralement plus fréquentée et grâce à l’unique lampadaire que quelques habitants aisés avaient placé devant leurs maisons. La rue était en effet habitée par un Sénégalais, chef d’un service du Protectorat (Contrôle Civil), trois commerçants parmi les plus riches de Petitjean en plus de la dame Mi Aïcha, la tenancière du bordel de la ville.

    C’est la première rue que Mohamed traversait chaque matin en se rendant au collège et en revenant chez lui. A son insu, son passage, surtout celui du retour en fin d’après midi, était quotidiennement remarqué, voire guetté. Dans la maison située au bout de la rue Mi Aïcha, habitait la famille Diallo Mamadou, un Sénégalais, lieutenant de l’armée française détaché auprès du contrôleur civil. De confession musulmane, il a préféré habiter dans ce quartier arabe de Petitjean.
    Monsieur Diallo était marié et père de deux filles, Léna, 16 ans et Rose 9 ans. Les deux sœurs suivaient leurs études à l’école européenne. Mohamed qui les voyait presque chaque jour en se rendant au collège, n’y prêtait aucune attention, jusqu’au jour où Léna, qui se tenait devant le seuil de leur porte lui fit un signe pour le saluer. Mohamed qui n’avait rien compris à ce geste, lui répondit quand même, mais très timidement, en lui faisant un signe de la tête et de la main.
    Et depuis cet échange de salutations, cela devint une pratique quotidienne, un rite auquel Léna et Mohamed s’étaient habitué tous les deux. Léna saluait toujours avec un sourire et Mohamed répondait en souriant à son tour et en faisant un geste de la main, avant de continuer son chemin. Pas plus. Mohamed était un garçon très éduqué et ne voulut jamais aller plus loin ni de s’approcher de la jeune fille, de peur d’être surpris par l’arrivée à l’improviste du père de Léna que tout le monde craignait dans le quartier.
    Trois semaines se sont écoulées depuis leur premier geste de salutation. La pratique allait devenir routinière et perdre tout son charme, si Léna n’avait pas sauvé la situation…Un mercredi à midi au moment où Mohamed revenait du collège, il trouva sur son chemin la petite Rose qui l’attendait au bout de la rue, un peu plus loin de chez elle. En le saluant très poliment, elle lui remit une lettre de la part, lui dit-elle, de sa sœur Léna. Mohamed, à la fois surpris et troublé par cette action inattendue de Léna, hâta le pas pour arriver le plus vite possible chez lui et lire ce que la jeune fille pouvait bien lui dire. Il en fut stupéfait, ému et saisi par un sentiment de peur

    Cher Mohamed
    En t’adressant cette petite lette, je tiens à te dire combien je suis heureuse de faire ta connaissance. J’espère que, toi aussi, tu éprouves le même désir de me connaître et de correspondre avec moi.
    Avant de chercher à t’approcher, j’ai beaucoup entendu parler de toi. Tout le monde, chez nous, à l’école européenne, te connaît. Même nos profs nous parlent de toi et des poèmes que tu publies tous les mercredis, sur le journal, la Vigie Marocaine, des poèmes que nous lisons tous, avec engouement et beaucoup d’admiration. Je t’en félicite.
    Je termine enfin cette première lettre en te faisant part de ma grande amitié et espère que tu ne vas pas manquer de m’écrire toi aussi. Cela me ferait énormément plaisir. A très bientôt.
    LENA DIALLO

    A la lecture de cette missive, Mohamed eut des idées et des sentiments où s’entremêlèrent à la fois jubilation, doute et anxiété. C’était en effet la première fois de sa vie, qu’une jeune fille lui proposa son amitié. D’habitude c’était toujours lui qui faisaient des avances au sexe opposé. D’ailleurs cela faisait plus de trois mois qu’il adressait des petits billets à une certaine Maria de l’école européenne, sans avoir jamais reçu de réponses de sa part. Léna aurait-elle eu vent de cette tentative ? Maria en aurait-elle parlé dans son entourage ? Mohamed n’en savait rien, mais avait toutes les raisons de croire à une corrélation entre les deux faits.
    En tout cas, se dit-il enfin, « Léna a bien fait un pas en demandant à correspondre avec moi. C’est gentil de sa part. D’ailleurs j’ignore encore qu’il est son but exact, s’agit-il d’une simple correspondance entre collégiens pour l’échange de connaissances et d’idées diverses, ou il est question de dépasser ce stade pour lier une amitié plus solide voire une relation affective ». Mohamed chez qui les sentiments favorables commençaient à prédominer décida donc de répondre à Léna à qui il envoya la lettre suivante.

    CHERE LENA
    J’ai reçu et lu avec un immense plaisir la douce et agréable correspondance que tu as eu la gentillesse de m’adresser avec ta charmante petite sœur. Je t’en félicite car j’aurais pu te devancer et prendre le courage de m’approcher de toi, bien avant. Si je ne l’ai pas fait, c’est par simple timidité. Ceci dit, sache que je pense très souvent à toi et que j’attends toujours avec impatience mon passage devant chez toi pour te voir et me délecter à la vue de ton charmant sourire et de tes gestes sympathiques à mon intention qui me vont droit au cœur.
    J’accepte donc avec un grand plaisir de correspondre avec toi et te fais part à mon tour, de ma profonde amitié.
    Mohamed


    Léna fut enchantée en recevant la lettre de Mohamed. Elle l’a lue et relue des dizaines de fois. Enfin, se disait elle, Mohamed est devenu mon ami. Désormais, elle ne pouvait plus se passer de le voir tous les jours pour le saluer ou lui faire remettre un billet par l’intermédiaire de sa sœur. Connaissant maintenant bien son emploi du temps, Léna ne manquait pratiquement aucun moment de ses passages pour se mettre devant la porte, pour le saluer. Quant la rue était déserte, ils se permettaient même de se donner une poignée de main et d’échanger hâtivement quelques mots. Mohamed avait en effet pris l’habitude de passer exprès, tout près de l’entrée de la maison de Léna pour mieux la voir et lui parler.
    Bien entendu, ni le père de Léna ni sa mère ne lui permettraient de connaître ou d’avoir des relations quelconques avec des garçons, surtout des marocains des quartiers de la médina. Les Diallo sont des Sénégalais musulmans très orthodoxes. De plus, le père qui travaillait avec les autorités du Protectorat, tenait absolument à ce que toute sa famille restait bien à l’écart de la société indigène.
    Les deux amis qui acceptaient ainsi de se soumettre à la règle de la clandestinité, continuaient toutefois d’échanger des lettres et de s’exprimer, de loin, leurs affections réciproques. Plus de deux mois s’écoulèrent ainsi après leur première correspondance. Les congés de Pacques devaient bientôt commencer, ce qui mettrait fin, du moins momentanément, aux passages quotidiens de Mohamed. Léna qui ne pouvait ni ne voulait supporter une telle éventualité, fit parvenir à Mohamed la lettre suivante

    Très cher Mohamed
    Nous sommes à deux jours des vacances de Pacques. Les cours vont bientôt s’arrêter et, avec eux, peut être, nos seules occasions de nous voir tous les jours. Je t’avoue sincèrement, cher Mohamed, que je ne peux plus me passer de ce bonheur quotidien qui m’enchante et me redonne l’envie de revivre le lendemain, le bonheur de te voir passer devant moi, et près de moi. J’ai donc décidé de te rencontrer pour rester un bon moment auprès de toi. Dimanche prochain, comme chaque semaine, je vais aller faire ma partie de tennis au terrain, voisin de la piscine municipale. Je voudrais bien te rencontrer à la sortie, vers dix sept heures, pour faire, tous les deux, quelques pas dans les parages. Alors à Dimanche. Mais avant de te voir, je me dois de te dire une vérité que je ne pourrais peut être pas oser t’avouer une fois en face de toi, parce que, comme toi, je suis très timide…Mohamed, je t’aime…je suis folle de toi et il n’y a pas une minute où je ne pense pas à toi. Tu occupes mon esprit et accapare mes pensées. Il faut que tu le saches désormais, mon amour, c’est toi. Je t’embrasse très fort.

    LENA

    C’était fait. Il ne s’agissait plus d’une simple connaissance entre des camarades collégiens, mais d’une relation que nul ne pouvait en deviner l’issue. Un amour, que dis-je, une passion venait ainsi de naître entre deux jeunes créatures humaines innocentes, deux enfants qui n’avaient peut être encore, aucune idée de l’amour tel que le conçoivent leurs aînés, une inclinaison souvent passionnelle et fondée sur l’instinct sexuel.
    Il est vrai que Mohamed était un garçon élégant, d’aspect agréable, très posé et ayant une personnalité qui inspire le respect et l’estime. Mieux encore, il suffit de l’aborder une fois pour s’attacher d’avantage à lui et l’aimer. Léna n’échappa pas à l’attrait irrésistible de ce jeune homme qui l’a charmée et fascinée.
    Moins de quatre jours restaient encore avant ce rendez-vous primordial qui allait, à coup sûr, influencer leurs relations à venir et décider de leur destin amoureux, quatre jours que Léna et Mohamed vécurent dans la fièvre de l’attente. Heureusement pour les deux que les examens étaient terminés et qu’ils étaient à la veille d’une période de vacances. Ni l’un ni l’autre ne pouvaient plus en effet, travailler ni même réfléchir. Leurs esprits étaient désormais suspendus et fixés sur un seul objectif, la rencontre du dimanche. Qu’allaient-ils se dire l’un à l’autre ? Comment devaient-ils se comporter ? Plusieurs autres questions se posaient à eux, des questions parfois délicates dont ils cherchaient, en vain, à trouver des réponses avant le jour J.

    Ce dimanche là, il avait fait très beau. Une journée de printemps bien ensoleillée et embaumée, des arbres en pleine floraison et des champs aux fleurs multicolores. C’est dire que la nature avait fait du sien pour fêter et immortaliser cette rencontre d’amour. La seule contrariété de cette belle journée est qu’elle fut très longue avant l’heure du rendez-vous et qu’elle s’est déroulée après, à la vitesse de l’éclair. A dix sept heures comme convenu, Mohamed était là, à l’endroit indiqué, un lieu discret non loin de la piscine municipale. Il n’attendit pas longtemps, Léna était exacte au rendez-vous.
    La rencontre commença banalement, une entrevue entre deux collégiens avec les formalités d’usage : poignée de mains, bonjour, ça va, il fait beau…Puis les deux enfants ne savaient plus quoi dire. Ils marchaient, l’un à coté de l’autre, observant un silence entrecoupé par des banalités. Leurs langues étaient comme paralysées. Il arriva même un moment où chacun d’eux commença à se demander pourquoi il était venu à ce rendez-vous. De temps à autre, chacun d’eux, qui surprenait le regard de l’autre, esquissait timidement un léger sourire, avant de rabaisser rapidement les yeux.
    Ce fut enfin Mohamed qui arriva le premier à se libérer de cette gêne en abordant le sujet des examens du deuxième trimestre. Léna visiblement soulagée, commença la première à en parler. Mohamed s’arrêta un moment et invita Léna à rester en face de lui à l’ombre d’un arbre. C’était pour mieux l’entendre et surtout, pour avoir l’occasion, pour une fois, de la regarder de plus près et plus attentivement. En effet et pendant que Léna lui faisait part de la vie scolaire à l’école européenne, Mohamed ne cessait pas de contempler la jeune fille.
    Léna qui revenait d’un match de tennis portait un short et une chemisette sans manches. Il la trouva beaucoup plus belle qu’il ne l’avait imaginé. Bien que ne dépassant pas les seize ans, elle faisait beaucoup plus que son âge à cause de sa grande taille et de sa forme élancée. Sa peau était lisse, ferme et luisante, bref un corps de rêve, un mannequin. Des yeux verts, une belle bouche avec des lèvres appétissantes, une chevelure noire et un teint couleur miel, faisaient d’elle un modèle unique et sans pareil. Mohamed devait comprendre par la suite que ces traits provenaient un peu de la maman de Léna, une femme née en France de père italien et de mère antillaise.
    Ayant repris leur marche, ils empruntèrent cette allée bordée de calyptus qui mène vers la petite forêt de Bodras, un très beau paysage printanier, avec des champs de céréales parsemés de coquelicots et d’œillets, qui s’étendaient, de part et d’autre, à perte de vue. Enivré par l’euphorie du moment et l’arôme de certaines fleurs qui poussent sauvagement dans les champs, Mohamed prit la main de Léna et la serra affectueusement. La jeune fille, surprise par le geste soudain de Mohamed, rougit et esquissa un sourire avant d’accentuer le pas. Elle ne tarda pas à trouver un prétexte pour libérer sa main et ce fut en se baissant pour cueillir quelques fleurs. Mohamed resta silencieux et quelque peu inquiété par le comportement de Léna, chose qui n’échappa pas à sa compagne qui essaya tout de suite de se rattraper :
    - attends-moi lui dit-elle je vais te cueillir un joli bouquet de fleurs.
    - Merci, mais je viens pour t’aider, lui proposa- t- il
    - Non, répondit-elle, c’est moi qui veux te les offrir.
    Léna entra dans le champ et se mit à cueillir les fleurs. Pendant ce temps, Mohamed la regardait de loin, avec beaucoup de tendresse et un désir irrésistible de la serrer dans ses bras. Il était en effet admiratif devant cette belle créature chez qui tout était attirant et sensuel, une jolie poitrine que mettaient en valeur des seins à peine saillants, des cuisses et des jambes bien galbées et une démarche voluptueuse.
    A son retour, elle offrit le bouquet à Mohamed qui la remercia en l’embrassant sur la joue. Léna n’opposa aucune résistance. Mieux encore, elle lui tendit la main qu’il reprit avec plaisir. La randonnée dura une heure environ. Le jour tirait vers sa fin ; il fallait donc reprendre le chemin du retour. Ce fut pour Mohamed comme pour Léna une journée mémorable .Désormais ils étaient devenus des amis intimes, peut être même… un peu plus.
    Durant toutes les semaines qui ont suivi, ils ont continué à se voir et à échanger des lettres. Mohamed envoyait à Léna ses poèmes avant même leur publication sur le journal et la jeune fille lui donnait toutes les nouvelles de sa famille et de son école.
    Au mois de juin, Léna et Mohamed passèrent avec succès les examens du Brevet et leur passage au Lycée, un succès qui était pour eux un événement à la fois heureux et désolant puisque tout en leur permettant d’accéder au 2e cycle des études secondaires, il allait les éloigner l’un de l’autre. En effet Mohamed devait partir à Rabat au Lycée Moulay Youssef et Léna à Meknès au lycée Poeymirau. Il n’était donc plus possible de se rencontrer tous les dimanches à la petite allée de Ain Bodra ni d’échanger des billets d’amour par l’intermédiaire de la petite Rose. C’était dur, très dur à supporter une telle situation, ni même à la concevoir, pour ces deux amoureux en herbe qui étaient devenus, l’un pour l’autre, non seulement indispensable, mais une raison d’exister et de respirer. Pourtant, il fallait bien s’y faire. La vie impose parfois à l’être humain, des situations délicates qu’il faut savoir gérer….

    Seulement voila, un malheur n’arrive jamais seul…Pendant que Mohamed et Léna se préparaient psychologiquement, à accepter et à se faire à cette nouvelle situation, en organisant autrement leurs contacts futurs, un événement imprévu allait se produire, un événement qui allait leur couper l’herbe sous les pieds et enterrer à jamais leur amour à peine éclos.
    Monsieur Diallo, père de Léna reçut en effet le 30 juin 1952, une promotion assortie, d’une mutation à Constantine en Algérie, affectation qu’il devait rejoindre dans la semaine. C’était tout simplement injuste et trop cruel. Comment, en effet, ces enfants qui ne connaissaient rien aux pratiques inhumaines de l’administration, comment ces deux cœurs encore tendres et magnanimes pouvaient-ils comprendre une tette sentence ? La colère et la souffrance pouvaient-elles suffir pour apaiser leur déchirement. Certainement pas. Le souvenir de cet amour saboté mais pas anéanti, restera à jamais gravé dans leurs mémoires jusqu’à la mort. Des années et des années se sont, en effet écoulées depuis leur séparation, Mais aucun d’eux n’a perdu le souvenir de l’autre et de ce grand d’amour, né sous le ciel bleu de Petitjean, une flamme qui restera éternellement allumée dans les profondeurs de leurs cœurs de leurs âmes...
     

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