L’ère du contrôle intelligent commence

Discussion dans 'Info du bled' créé par omarigno, 11 Mai 2006.

  1. omarigno

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    Visites techniques des véhicules
    L’ère du contrôle intelligent commence

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    Lancée il y a un an par le Centre National d’Essais et d’Homologation, la mise à niveau des centres de visites techniques avance. La majorité des opérateurs concernés y adhèrent volontairement. D’ici peu, de nouvelles mesures tarifaires et organisationnelles seront appliquées. Le processus enclenché est irréversible.

    En une année et demi, le Centre National d’Homologation et d’Essai (CNHE) a été globalement réformé. Il est apte à assumer toutes ses responsabilités et devient une véritable locomitive du changement dans le domaine du contrôle des véhicules en circulation au Maroc.

    Le CNHE est chargé, au niveau national, du contrôle des Centres de visite technique (CVT). Egalement, c’est dans ses ateliers que sont contrôlés les prototypes des véhicules neufs avant leur mise en vente, et les véhicules réaménagés avant leur remise en route. En moyenne, 300 à 350 véhicules y sont homologués par an.

    Désormais, le Centre dispose de locaux valables, d’équipement à la pointe de la technologie et d’un management décidé à accomplir ses missions. Transparence et élimination de toutes les conditions pouvant donner lieu à la corruption constituent le cadre tracé pour cette nouvelle étape.

    En outre, les missions du CNEH ont été clarifiées pour lui permettre de jouer plienement son rôle dans le contrôle des Centres de visites techniques. Dans ce cadre, parallèlement à sa propre réforme, le CNEH a enclenché une série de contrôle de ces Centres depuis juin 2005.

    Le premier bilan établi était catastrophique. De l’ensemble des 187 Centres de visite technique en exercice au niveau national, aucun ne répondait à l’ensemble des critères requis. Ces critères exigent notamment l’automatisation de certains contrôles (freinage, gaz d’échappement, éclairage et direction) et la connexion du CVT avec le CNEH pour permettre un contrôle direct des opérations, avant leur validation.

    A l’avenir, l’ensemble des CVT seront ainsi connectés au CNEH. Ce système devra mettre fin à la triche et aux visites techniques pour la forme. Ainsi, le nombre de visite technique passé dans un même centre devra être limité à un maximum de 20 visites par jour.

    Autres mesures préconisées : le paiement à l’avance du prix de la visite qui devra être revu prochainement à la hausse. De la sorte, la visite sera considérée comme prestation et non comme une simple formalité d’usage. Il n’y aura plus également qu’un contrôle par enregistrement.

    Par ailleurs l’autorisation à exercer la profession de CVT sera délivrée sur la base d’un schéma directeur et sur la base d’un appel d’offres. L’objectif est de voir émerger deux nouveaux réseaux de CVT ayant un protocole informatique uniforme et connectés chacun à travers un solide opérateur.

    Ces changements s’accompagneront d’une révision de la rémunération des prestations du CNEH. Celles-ci, selon la loi de finances en vigueur, est désormais pour les grands distributeurs de 75000 DH pour homologuer prototypes des poids lourds et de 50000 Dh pour les véhicules de tourisme. Pour les homologations individualisés, le tarif est de 2500 pour les poids lourds et de 1000 DH pour les véhicules de tourisme.


    Pour faire accepter aux opérateurs concernés les nouvelles mesures à appliquer, le staff du CNEH a pu changer la vapeur, en peu de temps. Quelques mois après les premiers contrôles, l’audit qui s’en est suivi a permis de constater que 60% des Centres se sont substantiellement conformés au nouveau cahier de charge qui leur a été soumis. Aux 40% restant, il a été accordé un autre délai devant expiré le 30 juin pour se remettre en règle.

    L’ensemble de ces changements visent à créer un rupture définitive avec le passé. Parce que depuis toujours, les Centres de visites techniques étaient des bureaux où des clients, nombreux, venaient acheter une pièce administrative appelée « La visite ». Pour avoir ce papier, il suffisait de payer cent dirhams. Á ce prix, il n’était même pas nécessaire de présenter le véhicule à visiter.

    Dans le même esprit, le Centre National d’Homologation et d’Essai, en charge notamment du contrôle des Centres de visite technique, ne contrôlait rien. Là, le prix à payer était plus considérable. Il profitait à de véreux contrôleurs qui avaient l’art de fermer les yeux pour laisser rouler un système tout faux.

    Résultat : Dans 30% des accidents qui font plus de 3500 morts par an au Maroc, le mauvais état mécanique est incriminé dans au moins l’un des véhicules impliqués.

    Grâce aux mesures de choc prises par la nouvelle équipe dirigeante du CNEH, le nombre de morts sur les routes pourra enfin diminuer dans le Royaume.

    Mohamed ZAINABI
    lopinion.ma
     

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