L’affaire des fuites des épreuves du baccalauréat élucidée)

Discussion dans 'Scooooop' créé par elmedyer_rachid, 16 Juin 2006.

  1. elmedyer_rachid

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    Un membre de la commission des examens et un agent de service derrière le scandale
    De sources policières, nous avons appris que les éléments de du SPPJ de Meknès ont pu remonter par l’interrogatoire de dizaines d’élèves, de professeurs, de proviseurs et du personnel de l’éducation...à la source des fuites des épreuves du bac dans l’académie de Meknès-Tafilalet.
    Il s’agit d’un réseau constitué de six personnes dont un membre de la commission des examens de l’académie et un agent de service de la même académie qui seraient, selon les premières éléments de l’enquête, à l’origine de cet acte qui a ému l’opinion publique et suscité l’indignation de tous les acteurs de cette opération qui concerne la crédibilité des examens et l’atteinte à un principe fondamental de l’éducation : l’égalité des chances.

    7 autres personnes impliquées indirectement dans cette affaire sont aussi arrêtées par les éléments de la police et maintenues en détention provisoire. Soit donc un total de 13 personnes dont des femmes arrêtées pour les besoins de l’enquête qui est toujours en cours.

    Les mobiles possibles, autre que financier, de cette affaire restent pour le moment indéterminés. D’ailleurs, c’est un point de vente des copies, d’une façon ostentatoire et massive, qui aurait mis les éléments de la cellule réduite de l’enquête créée par le responsable du SPPJ à l’occasion, et qui a d’ailleurs opéré avec professionnalisme et intelligence en étroite collaboration avec le parquet, sur la piste de l’agent de service de l’académie et du membre de la commission.


    On attend donc que les prévenus soient présentés aux autorités judiciaires compétentes pour en savoir plus sur cette affaire qui a pris des proportions inquiétantes.

    En liaison avec l’affaire des fuites, des affrontements entre les forces de l’ordre et les élèves du lycée Al Khawaryzmi à Moulay Idriss Zerhoun, le 14-06-2006, auraient fait, de sources hospitalières, au moins 4 blessés. Une jeune élève, Ihssan évacuée d’urgence vers l’hôpital Mohammed V à Meknès et trois membres des forces de l’ordre touchés par des jets de pierres.

    Les incidents éclatèrent suite à l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer des élèves protestataires de l’enceinte de l’établissement afin de permettre aux lycéens de la première année du Bac de passer les examens de l’épreuve régionale prévue initialement pour les 12 et 13 juin 2006 mais reportée à la dernière minute par l’Académie aux 14 et 15 courant suite à des rumeurs sur la fuite des épreuves.

    Résultat, malgré des pourparlers longs et difficiles avec les associations des parents d’élèves et les protestataires, menés par la déléguée du ministère de l’éducation et le secrétaire général de la wilaya, un refus catégorique des protestataires fut affiché. Ce qui a conduit inéluctablement à la suspension des examens dans cet établissement. Les affrontements auraient pu être plus dramatiques si les autorités n’avaient pas cédé et si la décision de la suspension n’avait pas été prise au moment opportun pour parer à une radicalisation des positions devenue de plus en plus visible.

    Pour les associations des parents d’élèves, ce qui inquiète, c’est le mutisme des responsables sur les mesures qu’ils comptent prendre pour rassurer élèves et parents et surtout si on va se contenter de repasser les examens dans les deux centres théâtre de fraude reconnus officiellement ou sur tout Meknès, voire toute la région. C’est d’ailleurs cette angoisse et cette inquiétude qui seraient, selon des élèves du lycée Al Khawarizmi, la raison qui explique leur décision de bloquer la passation des épreuves de la première année du Bac.

    Confusion générale suite une hésitation apparente de prendre une décision de repassation, indignation unanime de certains syndicats, des associations, de la société civile, des professeurs qui refusent toujours de corriger les épreuves dans plusieurs établissements et des parents d’élèves qui commencent à s’inquiéter sur l’avenir de leurs progénitures.

    « Le temps presse. Les concours des grandes écoles ne vont pas attendre les résultats de l’enquête...et des rumeurs circulent à Meknès concernant une hypothétique non-reconnaissance du diplôme cette année... » nous a confié un membre d’une association des parents d’élèves.

    Première déconvenue, des élèves qui voulaient passer le bac français étaient contraints d’abandonner. Les épreuves devaient se passer les 14 et 15 au lycée français. Le report de l’examen régional à l’Académie régional de Meknès-Tafilalet, décidé sans aviser les partenaires, les a donc privé de cet examen. Les responsables du lycée français, à juste titre, mettent avant l’argument selon lequel ils n’ont pas été avisés à temps pour reporter la date de leur examen comme le souhaitent les parents d’élèves et les directions des établissements privés de Meknès.

    Hassan BENMAHMOUD

    L'Opinion
     

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