L’Algérie nomme Larbi Belkhir à la tête de sa représentation diplomatique à Raba

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 26 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Larbi Belkheir, chef de Cabinet du président algérien Bouteflika et général-major à la retraite, a été officiellement nommé ambassadeur à Rabat. Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, SM le Roi Mohammed VI a donné son accord pour la nomination de Larbi Belkheir en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie auprès du Royaume du Maroc.



    Cette nomination intervient au moment où les relations maroco-algériennes connaissent un léger réchauffement suite à la libération des détenus marocains à Tindouf et où la communauté internationale invite les deux pays à plus de coopération et de négociation pour le règlement du dossier du Sahara et d’autres différends en suspens entre les deux voisins afin d’instaurer une stabilité durable dans la région. Pour beaucoup, cette nomination serait de bon augure puisque le nouvel ambassadeur a été pendant longtemps pour la normalisation entre Rabat et Alger.
    Larbi Belkheir, 67 ans, succédera ainsi à Boualem qui, dit-on dans la presse algérienne, serait destiné à occuper le poste de président du Conseil constitutionnel.
    Selon les journaux algériens, Belkheir, présenté comme le “cerveau” et l’homme de confiance de la présidence, serait en mésentente avec le président Bouteflika qui l’aurait écarté avec cette nomination.
    D’ailleurs, le journal algérien Al Akhbar a rapporté que Belkheir aurait refusé son nouveau poste qui ne répond pas à son statut d’homme fort du pouvoir. Des médiations ont eu lieu entre les deux hommes pour convaincre le général-major à la retraite d’accepter sa nouvelle mission. Depuis sa nomination au poste de secrétaire général de la présidence par Lamine Zeroual en 1985, Belkheir a beaucoup gagné en influence dans l’entourage du président.
    Militaire de formation, le nouvel ambassadeur de l’Algérie à Rabat, a occupé plusieurs postes dans l’armée avant de devenir en 1978 le plus proche conseiller du président Chadli. Toujours dans la discrétion, l’ex-chef de cabinet du président aime travailler dans l’ombre et ne s’exprime que rarement en public.
    Face à la conjoncture actuelle, dans le monde et dans la région, le nouvel ambassadeur aura la lourde tâche de désamorcer les tensions entre Alger et Rabat et faire aboutir un processus de dynamisation de ces relations entamé par la récente libération de nos compatriotes détenus à Tindouf et les tentatives internationales d’instaurer la stabilité dans la région qui verrait sans doute le décollage de l’unité maghrébine.


    Source: LIBERATION.
     

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