L’Etat "marocain s’apprête à privatiser 56 000 hectares de terres agricoles"

Discussion dans 'Discussion générale' créé par dimamaroki, 26 Août 2005.

  1. dimamaroki

    dimamaroki Visiteur

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    L’Etat "marocain s’apprête à privatiser 56 000 hectares de terres agricoles"

    je sais pas ou v'a le pays mais là ça ne me plaît pas, on privatise les terres maintenant, et oui puisque plus de maroc télécom et consort à privatiser et bien maaintenant c'est les terres agricoles, vous verrez bientôt ce sera les marocaines et marocains, et dire que j'était heureux des achats d'armes que nous avons réalisés


    "L’Etat marocain s’apprête à privatiser 56 000 hectares de terres agricoles
    Des champs d'agrumes, des vignobles, des terres à céréales... L'Etat marocain se prépare à céder la quasi-totalité de son domaine agricole. Première étape du processus de privatisation : le lancement, le 15 octobre, d'un appel d'offres international pour une tranche de 56 000 hectares dont les Marocains espèrent qu'elle attirera en priorité les investisseurs français, espagnols et italiens.

    Les 90 000 hectares qui, à terme, seront privatisés appartiennent à deux établissements publics, la Sodea (Société de développement agricole) et la Sogeta (Société de gestion des terres agricoles), créées au début des années 1970 pour gérer les terres jusqu'alors entre les mains de colons - surtout français - expropriés.


    Quelque 300 000 hectares étaient alors passés sous contrôle marocain. Mais cet immense patrimoine, principalement situé dans le nord et dans l'ouest du royaume, s'est réduit avec le temps, au fil des dons par le roi Hassan II, puis - dans une moindre mesure - par son fils, Mohammed VI, de fermes à des serviteurs de la monarchie (militaires, hommes politiques, sportifs...). Cette amputation progressive a pesé sur les comptes des deux établissements publics qui, réputés mal gérés par leurs directeurs successifs, ont accumulé près de 200 millions d'euros de pertes.

    La cession au secteur privé des activités de la Sodea et de la Sogeta vise à mettre un terme à cette hémorragie financière et à remplir les caisses d'un Etat impécunieux : le programme de privatisation industrielle marque le pas et la mise en oeuvre de l'accord d'association avec l'Union européenne (UE) ampute sérieusement les recettes douanières.

    PLAN SOCIAL

    Le statut des 14 000 employés des deux établissements n'est pas un obstacle à la privatisation, fait-on observer au siège des deux sociétés. Plus de 8 000 d'entre eux sont des travailleurs saisonniers ne bénéficiant pas d'une protection particulière. Et un plan social est en cours qui va permettre de diviser par deux l'effectif des salariés employés à plein temps. "C'est le plus grand plan social qu'a connu le Maroc", explique le président du directoire de la Sodea, Ahmed Hajjaji.

    Remises en début d'année 2005, les offres de reprise seront examinées entre la mi-février et la mi-juin par une commission interministérielle. Celle-ci fera son choix en fonction de quatre critères : les "références du soumissionnaire", la "cohérence du projet", les "créations d'emplois", enfin (et surtout) le montant des "investissements proposés". Les candidats retenus ne seront pas propriétaires des terres allouées, mais locataires pour une période variant de dix-sept à quarante ans, selon les investissements qu'ils auront consentis. Ils verseront une redevance annuelle "fixée par l'administration (...) et révisable à la hausse tous les cinq ans au taux de 10 %". Le loyer initial s'échelonnera entre 140 euros et 370 euros/hectare, selon le type de production. C'est 20 % en dessous du prix normal, fait-on observer à Rabat.

    Les autorités marocaines, qui sont venues exposer en Espagne et en France les conditions de privatisation de leurs terres agricoles, mettent en avant - outre la qualité des exploitations - l'opportunité commerciale qu'elles représentent. En effet, en vertu du traité de libre-échange conclu au printemps avec Washington, les exportations agricoles marocaines sont exemptées de droits de douane lorsqu'elles entrent aux Etats-Unis. Ce n'est pas le cas des produits agricoles exportés depuis l'Europe.

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