L’insoutenable douleur des revenants de Tindouf

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 15 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Crimes sans châtiment
    Tant leur délivrance de l’enfer des geôles de Tindouf est un véritable soulagement, tant le spectacle de leur chair meurtrie et de leurs regards de morts-vivants est une insoutenable douleur morale pour nos consciences.


    Ayant côtoyé le pire, c’est-à-dire une réalité cauchemardesque vécue au quotidien, le long d’un calvaire interminable, qui, durant plus de vingt années, semblait sans fin, le retour à la mère-patrie de ces valeureux soldats de l’oubli qui se sont sacrifiés pour le drapeau pose un certain nombre de questions.

    Condamnés à la pire des conditions, qu’on ne peut même pas qualifier d’humaines, traités comme des animaux et réduits à de la vulgaire vermine par des tortionnaires sauvages, d’une rare violence, et sans moralité aucune, les prisonniers marocains sont la preuve accablante que les mercenaires du « Polisario » sont des assassins de très mauvaise race...

    En effet, un chef de guerre digne et épris de valeurs humaines traite ses prisonniers d’une manière décente, cela même s’il est analphabète ou inculte et qu’il ignore la convention de Genève des prisonniers de guerre.

    Le Royaume du Maroc se doit d’agir et réagir afin que des sanctions soient prises par la communauté internationale et l’ONU contre des tortionnaires qui ont sévi dans l’impunité, qui sont coupables de crimes contre l’humanité et également de détournements de fonds et aides humanitaires internationales en faveur des séquestrés de Tindouf.

    Une action diplomatique de grande envergure est à souhaiter car le moment est venu de pousser les geôliers et les mercenaires dans leurs derniers retranchements.

    Si l’on ne peut s’empêcher de penser à tous les Marocains qui n’ont pas survécu à l’enfer de Tindouf et qui y sont enterrés, il faut croire et admettre que les revenants sont des preuves vivantes et que leurs témoignages devraient être recueillis pour l’Histoire et pour la mémoire.


    La littérature et le cinéma marocain, qui ont été généreux en ce qui concerne la période des années de plomb, devraient également se pencher sur cette question afin que la réalité soit racontée par les acteurs qui ont vécu cette horreur.

    Les mots sont peut-être impuissants, mais il y a certainement une manière d’exprimer cette plaie ouverte dans l’Histoire de notre pays.

    Pour le reste, il est de notre devoir de rappeler qu’à Tindouf des crimes contre l’humanité sont demeurés sans châtiment.

    Hafid FASSI FIHRI
    L'Opinion
     

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