L’mroud, histoire d’une malédiction

Discussion dans 'Info du bled' créé par names21, 21 Mai 2007.

  1. names21

    names21 Visiteur

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    Mrda, chabakouni, bouga… Les Forces auxiliaires (FA) ont depuis toujours hérité de sobriquets peu valorisants et souvent insultants. Raillés par le petit peuple, méprisés par les militaires, surexploités par l'Etat… les FA ont une histoires tumultueuse et pitoyable, mais surtout méconnue.
    “Mrda”, ça veut dire quoi ?
    Selon leur dahir de création, les Forces auxiliaires “assurent des missions de maintien de l'ordre et de sécurité publique et participent à des missions de défense opérationnelle du territoire et de sécurité civile”. Ainsi, les mkhaznia sont également soumis au régime militaire, au même titre que les soldats et les gendarmes, à une exception près : ils dépendent étrangement du… ministère de l'Intérieur. “Une aberration”, selon certains militaires, qui persiste cependant depuis la création de ce corps, quelques années avant l'indépendance.
    Les mroud, chair à canon
    Les jokers de la répression
    Makhzen (trop) administratif
    Mroud tout terrain

    Formation. Comment devient-on mrda ?

    Selon la blague, la chose se passerait de la manière suivante : plusieurs candidats sont regroupés sur une grande place. L'instructeur demande aux candidats bacheliers de se mettre à droite, les autres à gauche. Ceux qui restent au milieu, et qui n'ont donc même pas compris la question, sont engagés sur le champ dans les Forces auxiliaires. “Cela renseigne sur le niveau scolaire modeste, réel ou supposé, des Forces auxiliaires”, explique un militaire. En réalité, le recrutement au sein des FA suit deux processus différents. Dans le cas du candidat sous-officier, un concours est lancé par l'Inspection générale. Le candidat doit disposer au moins du niveau bac. Il suit une formation d’un an à dix-huit mois à l'école des Forces auxiliaires de Benslimane, pour devenir “moussaïd”, quatrième rang en bas de l'échelle. Pour les deuxième classe (les mokhaznis et les brigadiers), un certificat d'études primaires et une bonne condition physique suffisent. Ceux-ci reçoivent une formation de quelques mois dans l'un des centres d'instruction des FA et héritent, dans la majorité des cas, des fonctions et des postes occupés par leur parents, partis à la retraite. “Mokhazni est souvent une fonction héréditaire. Les fils de nos hommes sont les nôtres”, explique un colonel à la retraite.

    Pour les officiers, c'est une tout autre histoire. Notes à l'examen du baccalauréat, taille, aptitudes physiques… les conditions d'admission sont plus strictes. Les candidats retenus par une commission de présélection des FA participent ensuite au concours d'accès au cycle des élèves-officiers de l'Académie militaire de Meknès. “Il y suivent le même cursus que tous les autres élèves. Mais les élèves-officiers des FA restent souvent la risée de leurs camarades tout au long des quatre années d'études”, explique un gradé. L'officier FA passe ensuite par un stage d'application, avant d'être affecté à son poste. Selon certaines sources internes, “plusieurs officiers des FA ont fait l'Ecole d'état-major et certains seraient même diplômés de l'Ecole de guerre”.

    Plus loin. Nos indigènes à nous

    Jamel Debbouze devrait sérieusement penser à tourner une suite du récent film qu'il a co-produit, Indigènes. Car l'histoire de ces braves goumiers marocains ne s'est pas arrêtée au dernier coup de canon tiré par les Allemands. Après leur retour au pays, les vieux combattants, les blessés et mutilés de guerre marocains ont eu une seconde vie, plus rock'n roll. Au lieu de se retirer dans leur petits villages oubliés, ils ont été rappelés par leurs chefs pour constituer, de bric et de broc, un corps devenu très vite la risée d'un peuple fraîchement indépendant.


    50 ans durant, les héritiers des goumiers ont servi sous les ordres de tout le monde : militaires, gendarmes, chaouchs, fonctionnaires des eaux et forêts, caïds, et même quelques élus… Ils ont bouché tous les trous du système et servi de chair à canon pendant la guerre du Sahara. Ils ont été poussés à réprimer leurs propres enfants à l'entrée des stades, des cinémas ou à la sortie des lycées. Ils ont été les boucs émissaires de toutes les violences et exactions du précédent règne… et le défouloir d'un peuple opprimé, mais qui leur ressemble tant. Car au final, un mokhazni n'a jamais fait peur à personne. Avec lui, on se contente d'esquiver les coups, en lançant quelques boutades pour amuser la galerie.

    Aujourd'hui, de vieux mokhaznis veulent monter une petite association d'anciens combattants des Forces auxiliaires. “On veut juste enterrer nos morts dignement”, disent-ils, en s'excusant presque. Mais de hauts gradés s'y opposent toujours. “Comment osent-ils ? Ils veulent donc se mesurer à nous autres, vrais militaires ?”, se sont-ils notamment vu répondre. Ils ont frappé à toutes les portes, en vain. Ils ont finalement attendu la naissance d'un petit prince au palais royal, pour adresser leurs félicitations à Sa Majesté le père, au nom de l'Association des anciens combattants des FA. Ils ont longtemps attendu… puis un beau jour, ils ont reçu une lettre de remerciements signée Mohammed VI, roi du Maroc. La correspondance royale n'a évidemment aucune valeur légale, mais ce jour-là, devant leurs miroirs, certains mokhaznis ont dû remettre leur fameux béret kaki, en se disant : “tgoul ghir chi jadarmi safi”.
     
  2. sidi_hmed1

    sidi_hmed1 Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    tres bon article
     
  3. NoUnOuS

    NoUnOuS Prepare to Die x____x

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    Sauce=> telquel
     
  4. atlasabdel

    atlasabdel Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    3onwan 9ritou f chkalll
    walayni mawdou3 zine
     
  5. ziko30

    ziko30 Citoyen

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    Lawah KEFTA [21h]
    Un Tres Bon Article Wakha Kan Kits7abli Darou Chi moussiba !
     
  6. omarigno

    omarigno Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    Msaken lamroud ch7al 3awdou 3lihoum dial noukat :

    Big up a tt les mrouds [:Z]
     
  7. HUMEX12

    HUMEX12 S9ardyouss

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction


    Big up à tt les Croitia Light [22h]
     
  8. annous

    annous Guest

    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    AYAYA les Mrouds !!! je les croise qu'au stade :D !!! fihom lmazian w fihom lkhayb ... ch7al mn marra kanchad la7tit m3a chi merda ... kayn fihom lli 3ando maygol :D
     
  9. manson10

    manson10 Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    rah fihoum lmeziane ou fihoum lk3bih lli maytfahamch m3ak [21h]

    chkoun li ma 3amrou sma3 noukta dial "" Zidouh Forca "" [22h]
     
  10. lawlida3

    lawlida3 Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    @ wa7tantta 3andek matgol ;-)
     
  11. MASSAWI92

    MASSAWI92 moul 6oubiss

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    G BIEN AIMER LA BLAGUE SUR LES CRITAIRES DE RECRUTEMENT [45h]
     
  12. ziko30

    ziko30 Citoyen

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    Oh oui ! Les mrouds au stade ! y'en a qu font leurs travails et y'en a qui viennent et te tabassent pour rien ! Bref ! A.C.A.B
     
  13. ninnou

    ninnou Visiteur

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    Re : L’mroud, histoire d’une malédiction

    il faut aussi savoir que les simples mrouds ne font qu'executer les ordres de leurs superieurs
    s'il recoivent l'ordre de tabasser quelqu'un et il ne le font pas, c'est eux qui vont etre tabasses en fain de compte
     

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