L’offshoring en locomotive

Discussion dans 'Economie' créé par fax02, 18 Février 2009.

  1. fax02

    fax02 Stranger in the life Membre du personnel

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    · Le secteur devrait apporter près de 25% des 50 milliards du PIB supplémentaire

    · Des assises annuelles de l’industrie au programme



    Le message du Souverain, aux 9 ministres et présidents du GPBM et de la CGEM, à la signature de l’acte II du plan Emergence, en dit plus long sur la volonté de dynamiser encore plus l’offre Maroc (voir L’Economiste du 16 février). «Aussi profonde qu’elle puisse être, la réforme institutionnelle ne peut aboutir que si elle est étayée par des réformes structurelles ou complémentaires, qui devraient nous permettre de renforcer nos atouts économiques et sociaux, en donnant une nouvelle impulsion aux secteurs-clés, notamment ceux de l’enseignement, de l’agriculture, de l’énergie, de l’eau, et du développement industriel».
    Le contrat-programme 2009-2015 autour du Pacte national pour l’émergence industrielle, déjà en vigueur, procède de cette volonté politique. Volonté appuyée par la décision des signataires d’initier une rencontre annuelle, «Les assises de l’industrie », pour évaluer l’avancement du pacte donc dresser un bilan d’étape et, au besoin, recadrer certaines mesures.


    Parcs industriels intégrés


    Le pacte définit également un cadre de développement global, comprenant toutes les activités industrielles, y compris l’offshoring. En revanche il exclut les industries liées aux produits de la mer et à la chimie-parachimie, secteurs traités par ailleurs. A noter cependant que les chantiers transversaux, liés à la compétitivité des entreprises (un des trois piliers du pacte), concernent l’ensemble du tissu économique.
    Entre autres objectifs, le pacte ambitionne la création d’emplois industriels pérennes (1,28 million actuellement) et la réduction du chômage urbain. A terme, il devrait permettre la création de 220.000 nouveaux emplois; l’augmentation du PIB industriel de 50 milliards de DH additionnels; la réduction du déficit commercial, en générant un volume supplémentaire d’exportations de 95 milliards de DH; l’appui à l’investissement industriel, tant national qu’étranger ou encore la contribution à la politique d’aménagement du territoire avec la création des parcs industriels intégrés.
    Pour tenir ce pari par ces temps de crise, les signataires du pacte ont retenu 111 mesures dont 56 destinées aux métiers mondiaux du Maroc, 48 à la compétitivité des entreprises et 7 à la gouvernance et exécution.
    De tous les secteurs ciblés, l’offshoring est actuellement le plus avancé en termes d’implémentation dans la stratégie Emergence. Le secteur a permis au Maroc de s’ouvrir les portes du club très fermé des destinations offshore. De même, en seulement une année, plus de 50 entreprises ont manifesté leur intérêt de s’implanter dans les zones dédiées de Casanearshore et Rabat Technopolis. Et leur implémentation, favoriser la création de plus de 20.000 emplois entre 2005 et 2008.
    Pour la prospective, le secteur présente des perspectives de développement intéressantes. Un potentiel confirmé de 100.000 emplois d’ici 2015 et un chiffre d’affaires sectoriel prévisionnel de plus de 20 milliards de DH, pour une croissance de 13 milliards de PIB sur la période 2009-2015 sur les 50 milliards additionnels promis par le pacte. A l’instar des autres secteurs ciblés dans le nouveau pacte industriel, les objectifs de l’offshoring sont chiffrés et budgétisés.

    L'économiste
     

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