Laâyoune : qui a tué Hamdi Lembarki ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 4 Novembre 2005.

  1. Casawia

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    La mort de Hamdi Lembarki, dimanche 30 octobre 2005, est toujours au centre d’une grosse polémique. Les adeptes de la surenchère essaient d’instrumentaliser cette tragédie. La famille Lembarki, elle, nie tout lien entre le défunt et le Polisario.

    «Nous attendons que soit menée une enquête transparente pour éviter que ce triste événement ne soit pas utilisé par les ennemis de notre pays». La déclaration est de Sellem Lembarki, soeur de Hamdi, qui fait partie des jeunes journalistes qui font les beaux jours de la télévision régionale de Laâyoune. Jointe dans la soirée du mardi 1er novembre, cette dernière se refuse à tout autre commentaire alors que, dans l’entourage de sa famille, on affirme que la victime n’avait rien à voir avec le Polisario qui le présente désormais comme un «martyr» de la «cause sahraouie». Plus encore, plusieurs sources interrogées par ALM affirment que Hamdi Lembarki ne s’intéressait guère à la politique, de manière générale.

    Mercredi 2 novembre 2005, sa famille refusait toujours de lever sa dépouille pour l’enterrer et aurait même refusé les premières conclusions de l’autopsie. Ces premiers éléments concluent à une mort survenue à cause d’une blessure occasionnée à la tête par un jet de pierre. La famille n’en a cure, apprend-on à Laâyoune alors qu’une autre source essaie de tempérer pour signifier que les choses se passent autrement pour cette famille sans histoires. Apparentée à la grande tribu des Aït Lahcen (disséminée entre Laâyoune, Tan Tan et Guelmim), il est normal que toute la tribu ait son mot à dire à travers des concertations qui s’imposent dans ce genre de cas, nous précise notre interlocuteur.

    Pour la famille Lembarki, c’est un triple drame. D’abord la perte d’un des leurs, à la fleur de l’âge. Ensuite, les pressions exercées par les séparatistes qui font feu de tout bois. Un responsable associatif contacté à Laâyoune ne cache pas son exaspération suite à ce qui s’est passé dans la soirée de dimanche dernier. Car, au moment où la famille Lembarki avait encore du mal à admettre la mort de Hamdi, des familles entières ont afflué vers son domicile pour présenter leurs condoléances. Sauf que, dans le lot, il y en avait qui ont décidé d’organiser une autre manifestation. En un clin d’oeil, des feux ont été allumés et le drapeau du Polisario flottait sur un poteau électrique, témoigne notre interlocuteur. Quelques dizaines de minutes plus tard, les photos de cette soirée de dimanche iront rejoindre les autres, prises la veille, sur les sites de propagande du Polisario. C’est dire, note un observateur, que la famille Lembarki subit une pression intolérable.

    D’un autre côté, on apprend que plusieurs associations ont constitué un comité de suivi de l’affaire. Réuni jusqu’aux premières heures du matin du mercredi 2 novembre 2005, ce comité devait désigner un porte-parole et rendre public un communiqué demandant notamment que soit allégée la forte présence des forces de l’ordre.

    Se basant sur plusieurs témoignages recueillis sur place, on peut reconstituer le fil des événements de cette folle soirée du samedi 29 octobre 2005. Ce jour-là, une vingtaine de jeunes hissaient un drapeau du Polisario sur un immeuble vers l’Avenue Mekka. De cette avenue, ils déboulent vers l’Avenue Moulay Rachid pour fuire les forces de l’ordre dépêchées pour les disperser. Grosse surprise : les éléments de la police sont pris entre des jets de pierre croisés de trois groupes de jeunes, deux autres s’étant joints au premier dans ce qui ressemblait à une embuscade. Plusieurs véhicules de la police sont endommagés. Les casseurs sont poursuivis et dispersés. Vers trois heures du matin, le calme revient pour de bon sans que ne soit effectuée la moindre interpellation. L’on apprend d’ailleurs que les forces de police évitent d’intervenir dans certains quartiers comme Maâtallah de peur de tomber dans le piège d’une provocation. Hamdi Lembarki dans tout cela ? Personne ne peut trancher pour le moment.


    Dimanche 30 octobre, il sera transporté à l’hôpital Moulay El Hassan Belmehdi à bord d’un véhicule léger. Le jeune Lembarki était accompagné de trois personnes qui ne voulaient pour rien décliner leur identité comme il est de rigueur dans ce genre de situations. L’un des trois, le propriétaire du véhicule, sera retrouvé et interrogé par la justice dans le cadre de l’enquête en cours. Les deux autres ont pris la fuite et sont toujours recherchés. La désinformation, la propagande pro-Polisario, elles, battent leur plein.

    Du côté des partis politiques, le PJD aura été des plus virulents dans ses critiques. Contre le gouvernement appelé à assumer ses responsabilités, mais aussi contre l’usage «excessif de la force», comme on peut le lire dans un communiqué conjoint des représentations régionale et provinciale du PJD.


    Par : Mohamed Boudarham
    Aujourd'hui Le Maroc
     
  2. enigma

    enigma Visiteur

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    Re : Laâyoune : qui a tué Hamdi Lembarki ?

    w lla8 ma ana li 9taltou :(
     

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