La Banque mondiale inquiète de la dette croissante des pays en développement

Discussion dans 'La loi de finance' créé par dul2, 11 Juin 2014.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Les déficits publics sont au-dessus de 3 % de PIB dans bon nombre de pays en développement ou émergents.
    La croissance moyenne prévisionnelle a été ramenée de 5,3 % à 4,8 % pour l'année en cours.
    La Banque mondiale partage les inquiétudes du Fonds monétaire international (FMI) au sujet de l'endettement croissant des pays en développement. Lors d'un discours à Maputo (Mozambique), Christine Lagarde, directrice générale du FMI, avait enjoint les pays d'Afrique subsaharienne de surveiller leur déficit et endettement publics. La Banque mondiale, dans son rapport « Global Economic Prospects » publié ce matin, se livre au même exercice. Mais pour l'ensemble des pays émergents. « Il sera essentiel de dépenser plus judicieusement et non dépenser davantage », indique Andrew Burns, principal auteur du rapport.

    La Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Cambodge, le Laos, la Mongolie, l'Afrique du Sud, le Ghana, l'Inde, le Kenya ou encore la Malaisie sont nommément cités. L'institution multilatérale leur conseille de resserrer leur politique budgétaire. A cela s'ajoute le fait que les programmes de réformes structurelles de nombreux pays en développement sont au point mort depuis quelques années. Il leur faut donc impérativement les relancer pour augmenter rapidement les revenus qui devraient en résulter, conseille la Banque.

    Cette dernière met en garde contre les facilités à emprunter sur les marchés internationaux de capitaux. « La relative inexpérience des emprunteurs souverains » qui ne font pas partie des Etats les mieux notés par les agences de rating et « qui ont profité de l'accroissement soudain des liquidités mondiales (dues aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales des pays industrialisés, NDLR) et de faibles taux d'intérêt pour venir solliciter les marchés internationaux de capitaux est une source de préoccupation », indique la Banque mondiale. Car la majeure partie de ces emprunts a été émise à court ou moyen terme. Leur échéance, en moyenne, est de 5 ans. Ce qui soulève la question de leur refinancement en cas de brusque montée des taux. Le cas est d'autant plus épineux que parallèlement, les marchés de dettes domestiques de ces pays se sont développés et que les obligations émises sont, pour une large part, détenues par les investisseurs étrangers. Qu'arriverait-il si ces derniers venaient à se retirer du marché ?

    Treize Etats déclassés
    Le risque n'est pas nul alors que la santé financière des emprunteurs se dégrade. « Depuis le début de l'année, seulement trois Etats souverains des pays émergents ont vu leur notation améliorée contre treize déclassements », souligne la Banque. Cette dernière constate aussi une nette hausse des emprunts du secteur privé, principalement en Amérique latine en tant que substitut au crédit bancaire. Les entreprises indiennes, de leur côté, ont plutôt sollicité les marchés étrangers. Là encore, la banque s'inquiète du refinancement de ces emprunts lorsque les conditions financières se resserreront. Ces préoccupations interviennent sur fond de dégradation de la situation conjoncturelle des émergents. « Les pays en développement vont afficher une croissance décevante cette année, car les piètres résultats affichés au premier trimestre de 2014 retardent la reprise escomptée de l'activité économique », relate le rapport.


    La Banque a ramené de 5,3 % à 4,8 % ses prévisions de croissance pour 2014. Les intempéries aux Etats-Unis, la crise en Ukraine, le rééquilibrage en Chine et les troubles politiques dans plusieurs pays sous-tendent cette révision à la baisse des pronostics.

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