La CNSS prête pour les soins ambulatoires

Discussion dans 'Scooooop' créé par @@@, 26 Août 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]


    Enfin le test pour la véritable AMO


    · Un rythme de 7.129 dossiers traités par jour contre 2.000 actuellement

    ELLE n’attend que la publication du décret d’application au Bulletin officiel pour passer à l’acte. La CNSS se dit même prête pour gérer la couverture des soins ambulatoires dès septembre. La Caisse s’étant organisée assez rapidement puisqu’elle a adapté son système d’information et revu ses procédures. Surtout que l’extension de la couverture médicale aux soins ambulatoires s’accompagnera d’une montée en charge du nombre de bénéficiaires. Et ce, contrairement au panier actuel qui n’a pas attiré grand monde: sur une population de plus de 2,4 millions de personnes ayant droit à la couverture médicale, seules 75.000 en bénéficient. Ce qui est attribué à la méconnaissance de cette prestation par de nombreux assurés et aussi à la nature du panier de soins jugée complexe. La CNSS a démarré avec un panier bien défini: le suivi de la grossesse, de l’accouchement, le suivi de l’enfant de moins de 12 ans, les hospitalisations médicales et chirurgicales ainsi que les affections longues et coûteuses (ALD et ALC). Celles-ci comptent 41 groupes de pathologies et tous les actes médicaux qui y sont liés sont remboursables.
    Dès le départ, le challenge était d’opérer une montée en charge progressive. Surtout que l’AMO visait une population qui n’avait presque jamais eu de couverture médicale et dont le niveau de consommation «en soins» était la grande inconnue. Pour autant, trois ans après sa mise en place, cette problématique n’a pas été résolue. Avec l’extension de la couverture médicale aux soins ambulatoires, elle demeure une des principales préoccupations. Et ce, même si dans ses prévisions, la CNSS table sur une augmentation du nombre de dossiers de remboursement: il passera de 2.000 dossiers par jour à 7.129, la première année, pour atteindre 26.093 la cinquième année.
    Pour éviter les mauvaises surprises, le patronat qui était sceptique au début a assorti son OK de conditions: la mise en place d’un mécanisme de régulation et de contrôle au niveau de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) pour suivre de près le système et prévenir les éventuels déficits ainsi que la généralisation du Ramed. Prévue pour 2010, celle-ci permettra d’éviter la fraude.
    Comme prévu par le code de la couverture médicale, le taux de couverture des soins sera à hauteur de 70% sur la base de la tarification nationale des soins. Une commission travaille actuellement sur la liste des médicaments remboursables, laquelle viendra s’ajouter à celle déjà existante. Par rapport aux ALD et ALC, le taux est de 90% lorsque les prestations sont dispensées dans les hôpitaux publics, les établissements publics de santé et les services sanitaires relevant de l’Etat. Pour certaines maladies longues ou coûteuses, les taux de remboursement ont été portés à un niveau variant entre 95% et 100%, soit une exonération partielle ou totale du ticket modérateur.
    Aujourd’hui, une chose est sûre, cette extension ne s’accompagnera pas d’une augmentation des taux de cotisation. La CNSS a cumulé des excédents importants depuis le démarrage de la couverture médicale. Le cas échéant, elle pourra puiser dedans. De plus, les soins dentaires, le poste le plus coûteux, sont pour l’instant écartés. Leur couverture pourrait être discutée d’ici 2012 à 2013. Et elle s’accompagnerait certainement d’une augmentation des taux.

    --------------------------------------------------------------------------------


    La grippe porcine, c’est de l’ambulatoire


    LA grippe A/H1N1 n’est pas couverte pour l’heure par la CNSS car relevant des soins ambulatoires pour lesquels la Caisse attend le décret d’application. En revanche, si l’assuré est hospitalisé, la couverture médicale joue.
    Par ailleurs, la CNSS a relevé que sur 88.464 personnes souffrant d’affections longue durée, 40% ont des maladies cardio-vasculaires, 28% des maladies métaboliques et endocriniennes et 6,6% ont des maladies infectieuses. Les personnes souffrant de tumeurs malignes et maladies malignes des tissus lymphatiques ou hématopoïétiques représentent 5,47% de la population ALD alors que les maladies neurologiques et mentales représentent respectivement 4,4 et 4,35%.


    http://www.leconomiste.com/
     

Partager cette page