La CNSS sort de sa réserve et dévoile ses scénarios

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 10 Janvier 2007.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    La viabilité des systèmes de retraites pose problème et tout le monde attend le scénario qui sera retenu par le Gouvernement pour repousser la faillite des régime de retraites.

    Déjà, rappelons le, pour toute fin utile, trois scénarios sont à l’étude. En attendant le résultat de la commission technique relevant du Premier ministre, instituée à cet effet, la CNSS sort de sa réserve et communique sur son propre modèle, à savoir la Retraite CNSS.

    Selon des propos attribués au Directeur général de la CNSS, rapportés par notre confrère casablancais "L’Economiste", "l’augmentation du niveau des cotisations à la retraite serait indispensable à la viabilité du régime".

    Cette augmentation, à en juger par le scénario élaboré par la CNSS, serait de deux points de plus respectivement en 2012 et 2017.

    A cela, s’ajoute le besoin de réajustement des cotisations d’un point tous les huit ans.

    Partant de ces hypothèses, la CNSS soutient que ce genre de réajustement ferait que les déficits actuarials n’apparaîtraient qu’en 2044. Soit un gain pour le régime d’une trentaine d’années. Ceci pour le premier scénario basé sur un taux de croissance de la population active de 4,95 %, un taux de rendement de la réserve de 4,7 %.

    Pour le second scénario, qualifié de relativement optimiste et basé sur des hypothèses de base retenant un taux de croissance des salariés affiliés à la CNSS de l’ordre de 5,95 % : le régime enregistrerait, si aucun réajustement n’est introduit, ses premiers grincements en 2018.

    Dans le cas contraire, une revalorisation des cotisations de deux points ferait que les déficits du régime seraient repoussés jusqu’en 2072.


    Ceci pour les modèles proprement dits de la CNSS.

    Concernant l’éventuel rallongement de l’âge de départ à la retraite, la CNSS, en cas d’adoption d’une telle option par les pouvoirs publics, développe une critique à peine voilée : le rallongement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans n’aurait, dans la situation actuelle, qu’un impact limité sur le régime de retraite CNSS et reculerait les dates butoir de trois années seulement.


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