La contrefaçon coûte au Maroc un milliard de DH par an

Discussion dans 'Scooooop' créé par alphomale, 7 Février 2006.

  1. alphomale

    alphomale Visiteur

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    «Promouvoir une approche commune dans la région euro-méditerranéenne de la législation et des pratiques douanières destinées à lutter contre la contrefaçon et la piraterie». Tel est l'objectif du séminaire qui se tient depuis lundi dernier à Casablanca. Placée sous le thème «La coopération douanière et lutte contre la contrefaçon et la piraterie destinée aux pays signataires de l'Accord d'Agadir (Egypte, Jordanie, Maroc et Tunisie), et l'Autorité palestinienne», cette rencontre intra-régionale se veut un prélude pour la création d'un réseau d'expertise sur la lutte contre ces fléaux entre les partenaires euro-méditerranéens.
    Preuve en est le fait que le taux mondial de piratage informatique était de 36 % et un taux de 56 % pour la région MENA (Afrique et Moyen-Orient).
    Au Maroc, ce pourcentage culmine à 73 %, avec des pertes de plus de 1 milliard de DH durant la même période. Ennemi non seulement de l'investisseur local, mais également étranger, ces phénomènes méritent qu'on les qualifie de «vol de la création » et de «crime» contre la propriété intellectuelle et le droit d'auteur.

    Selon Bruno Dethomas, ambassadeur et chef de la délégation européenne à Rabat, les fléaux de la contrefaçon et de la piraterie ne se limitent pas à une opération d'évasion aux droits et taxe à l'importation, mais «créent une dynamique de comportements économiques pervers qui affectent les finances publiques, les activités formelles de production, la consommation, la santé et la sécurité des consommateurs dans tous nos pays».

    Pour Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, l'attraction des investissements étrangers et la protection de nos consommateurs et de nos économies, exigent, entre autres, un cadre légal et efficace de protection de la propriété intellectuelle et des procédures concertées reposant sur la gestion des risques et l'échange d'informations. Pour lutter avec efficacité contre la piraterie et la contrefaçon, phénomènes qui sont allés crescendo tout en «devenant structurels», le Maroc a hissé ses législations douanières au niveau des standards internationaux.

    Et l'achèvement de la mise à niveau des dispositifs juridiques en la matière s'inscrit dans le souci aigu du Maroc d'honorer ses engagements dans le cadre des accords de libre-échange signés avec des pays partenaires et groupements économiques

     

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