La destitution de Morsi "n'est pas un coup d'Etat"

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 6 Juillet 2013.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Le nassérien Hamdin Sabahi, arrivé en troisième position à l'élection présidentielle de juin 2012, est l'un des chefs de file du camp anti-Morsi.


    La destitution de M. Morsi était censée sortir le pays d'une grave crise politique. Quarante-huit heures plus tard, elle semble plus aiguë que jamais.
    Hamdin Sabahi : Le peuple égyptien a clarifié sa position le 30 juin . Il a chassé Morsi, qui est fini. Il veut approfondir les acquis de la révolution du 25 janvier 2011 pour construire une véritable démocratie, bénéfique à tout le monde. Les auteurs des violences actuelles sont des pro-Morsi, qui veulent plonger le pays dans la guerre civile. Avec l'aide de Dieu, nous les en empêcherons et nous relancerons la révolution.
    Est-il possible de bâtir une démocratie sur un coup d'Etat ?
    Le 3 juillet n'est pas un coup d'Etat. Ce n'est pas parce qu'un chef d'Etat a été élu que le peuple n'a pas le droit de le juger. Nous avons respecté le résultat des élections. Mais Morsi a détourné le processus démocratique pour mettre sur pied une nouvelle dictature. On l'a bien vu en novembre lorsqu'il s'est attribué des pouvoirs extraordinaires par décret. Très vite, nous sommes arrivés au point où une majorité de la population a estimé qu'il bafouait sa volonté ainsi que les valeurs de la révolution. C'est pour cela que nous avons décidé d'appeler à des élections anticipées.
    A plusieurs reprises, M. Morsi a proposé à l'opposition d'entrer au gouvernement et à chaque fois, elle a refusé...
    C'est exact à une précision près : Morsi ne nous a jamais traités comme de véritables partenaires. Il nous a proposé deux ou trois sièges de ministres, pas plus. Sa conception de la démocratie est décorative. Jamais il n'a cherché à ouvrir un dialogue sur des sujets critiques, comme la justice sociale ou la relance économique.
    Arrestation de cadres des Frères musulmans et fermeture de télévisions islamistes : les premières décisions de l'armée ne sont pas des modèles de pluralisme.
    J'ai demandé à l'armée de relâcher au plus vite les employés de ces chaînes qui ont été arrêtés. Mais pour une période courte, j'accepte les ordres de fermeture car on a affaire à des chaînes qui incitent à la haine, voire au meurtre.
    On pourrait, peu ou prou, reprocher la même chose à certains présentateurs libéraux.
    Il nous faut un code de conduite qui s'applique à toutes les chaînes, pas seulement les islamistes. A celles qui ont été fermées, nous devons offrir la chance de pouvoir émettre à nouveau, dans quelque temps, quand la tension sera retombée. Quant aux arrestations, je suis totalement contre. Le discours éradicateur que tiennent certaines personnes à propos des Frères musulmans me paraît non seulement injuste, mais aussi contre-productif. Ce contre quoi nous avons manifesté, ce n'est pas leur existence, mais leur politique foncièrement mauvaise.
    A moyen terme, comment la confrérie peut-elle réagir ?
    Deux options s'offrent à ses dirigeants. La première consiste à accepter la volonté du peuple et à faire l'effort de comprendre pourquoi tant de gens sont allés manifester contre eux. Ce faisant, les Frères pourraient se réinsérer dans le processus démocratique et assumer leur part de responsabilité dans la conduite du pays. L'autre option, c'est le retour à la clandestinité et à la violence. Ce qui serait une mauvaise nouvelle, pour eux comme pour la société.
    D'où vient votre confiance envers l'armée ? Sa gestion du pays, entre février 2011 et juin 2012, n'a pas été un succès.
    Nous lui faisons confiance car elle a fait le choix du peuple. Elle aura une influence évidente dans la gestion de la transition. Mais je ne pense pas qu'elle veuille diriger le pays. veuille diriger le pays. Nous avons suggéré que la période intérimaire s'achève au bout de six mois, avec les élections présidentielles et législatives.
    Imaginons que vous vous présentez à la présidentielle et que vous êtes élu. Votre politique ne satisfait pas les islamistes, qui manifestent en masse, à la manière de Tamarrud, et réclament votre destitution. Que faîtes vous ?
    Je démissionne sans hésiter. Je ne me permettrais pas, dans pareille situation, de jouer avec le bien être de la nation. J'obéirais à la volonté du peuple. A lui de trouver un autre président, mieux qualifié.
    Qu'aurait pu faire M. Morsi pour éviter de se retrouvé acculé ?
    Tellement de choses... il aurait pu former un comité pour réviser le texte de la constitution, qui a été rédigé à la va-vite, sans consultation avec l'opposition. Il aurait pu repousser la tenue du référendum sur cette constitution, ce qui nous aurait donné le temps nécessaire pour forger un consensus. Il aurait pu éviter de nommer des gouverneurs incompétents, qui au lieu de servir le peuple, servent les intérêts des Frères musulmans. Mais il n'a rien fait de tout cela.
     
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Si l'on affirme et maintienne toujours le fait que la "destitution" qui est synonyme, entre autres, de "déposition" de M. Morsi démocratiquement élu (sic) n'est pas un coup d’État et que l'on arrête certains qui lui sont proches de près ou de loin, c'est quoi alors ?
    Devrons-nous comprendre que c'est juste un petit "baroud d'honneur"... en prévision de jours meilleurs ????:p
    Ça ne fait pas rire du tout ! Pendant ce temps, c'est le chaos et des martyrs tombent...
    Allah ya6fi lghadab w yajma3 shmal8oum
     
    Meelo aime ça.
  3. dul2

    dul2 salam alikom

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    alhoma amine
     
    titegazelle aime ça.

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