La facture pétrolière explose

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 24 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    La facture pétrolière, au terme des cinq premiers mois de l’année en cours, crève le plafond avec 8 milliards de dirhams à débourser pour les importations de pétrole.

    Elle était de près de 4,6 milliards une année auparavant, soit une progression enregistrée de 72,6 %, selon les chiffres de l’Office des Changes.

    C’est le renchérissement du cours du brut sur le marché international qui a poussé à cette hausse vertigineuse, avec un prix moyen de la tonne en hausse de 36 %. La facture pétrolière augmente alors que les importations progressent d’un pourcentage moindre ; les importations d’huile brute s’accroissent de 55,7 %.

    La hausse des prix des produits énergétiques, huile brute y comprise, représentent 70,3 % de l’augmentation totale.

    Ces augmentations défient toutes les prévisions, provoquent une grave détérioration de la balance commerciale où les exportations n’ont progressé que de 6 % environ et constituent une contrainte sans précédent sur la Caisse de Compensation devant débourser 3,5 milliards de dirhams et qui prévoit quelque 2,5 milliards supplémentaires.

    Il n’y a pas de solution au renchérissement du coût de la facture pétrolière, déterminée par le cours international de l’or noir, sauf à consommer moins et pour l’économie et les entreprises à gagner en productivité et en compétitivité, ce qui est difficile sous la contrainte précisément des prix des facteurs de production.

    Le cours du pétrole pourrait ne plus connaître ses niveaux bas historiques, grevant par là la balance commerciale sur le long terme et pesant lourdement sur le budget et les prix.


    La facture pétrolière est d’importance telle qu’elle soulève la question de la capacité de l’économie à combler les déficits en terme de production et d’exportation. La compensation ne peut provenir que de l’amélioration du niveau du PIB et des valeurs ajoutées des secteurs qui contribuent à sa formation.

    Avec le poids de la facture pétrolière et celui de la dette dont le budget ne s’est pas libéré, celui-ci demeurera insuffisant pour financer la croissance pendant longtemps.


    Source: L'OPINION.
     

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