La fortune de « Bine El Ouidane » estimée à cinq cents (500) milliards de centimes

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 22 Septembre 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Quel sort réserve-t-on au terrain qui abritait le conservatoire de Tanger ?


    Ces derniers temps, l’opinion publique nordiste et particulièrement tangéroise, n’a comme principal sujet de conversation que l’ampleur de la fortune (et son origine) du dénommé « Bine El Ouidane », actuellement poursuivi par le parquet près la Cour d’Appel de Casablanca, dans le cadre du dossier de trafic de stupéfiants à ramifications multiples.

    Une fortune amassée grâce au trafic des stupéfiants le long du littoral Tanger-Tétouan et estimée par ceux qui suivent de près le trafic international des stupéfiants, à quelque cinq cents (500) milliards de centimes !

    Le patrimoine foncier et immobilier sis à Tanger et avoisinant le site du port atlantique de Tanger, tout aussi impressionnant, a cette particularité d’entraver la mise en exécution de tout grand projet de développement. On va même jusqu’à avancer que les sociétés écran de « Bine El Ouidane » étouffent et ruinent les projets des grands promoteurs immobiliers de la région, à tel point que plusieurs parmi ces derniers s’en sont plaints à la Wilaya et au ministère de tutelle, ce qui a poussé les appareils administratifs à prendre en considération leurs doléances.

    Cela dit, et maintenant que le dossier du trafic de stupéfiants est entre les mains de la justice, l’opinion publique tangéroise s’interroge sur le sort réservé à la parcelle de terrain sur laquelle était bâti le conservatoire de Tanger. Un conservatoire démoli par les bulldozers de « Bine El Ouidane » qui prévoyait d’ériger à la place un complexe résidentiel consistant en plusieurs tours de béton.

    La démolition du conservatoire de Tanger a réveillé chez les Tangérois le sentiment de citoyenneté qui s’est traduit, dans une première phase, par l’assemblée générale de l’association des parents d’élèves du conservatoire, suivie par une table ronde qui s’est tenue au local de la maison des jeunes, le tout couronné par une pétition adressée à SM le Roi.

    Le feed-back positif qu’ont eu ces mouvements auprès des hautes sphères a été à même de faire geler les desseins réservés à cette parcelle de terrain. Plus, on a été jusqu’à interdire l’exploitation de lot en tant que parking. Par la suite, la rumeur faisait état que « Bin El Ouidane » allait faire don du terrain en question à la wilaya sous condition que cette dernière le transforme en parc de jeux qui porterait son nom. Belle astuce de vouloir entrer dans la postérité.


    Toutefois, des déclarations d’un haut responsable de la Commune faisaient état que le propriétaire de la parcelle de terrain allait poursuivre la commune en justice pour récupérer son bien, du fait qu’il avait tous les documents juridiques attestant de son droit, y compris le permis de construire... et surtout aussi, faisait-on courir, que la commune était dans l’incapacité matérielle de lui rembourser la valeur du terrain estimée à quelque sept (7) milliards de centimes.

    D’où les interrogations de l’opinion publique tangéroise sur le sort de ce bout de terrain. « Bine El Ouidane » en a-t-il vraiment fait don à quelque tiers personne ou non ?



    L'Opinion
     
  2. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Re : La fortune de « Bine El Ouidane » estimée à cinq cents (500) milliards de centimes

    Toute la vérité sur l'affaire Bin Louidane

    «Les informations circulant ces derniers jours et faisant état de la présentation, devant le juge d'instruction, d'un nouveau groupe de 24 personnes, dans le cadre de l'affaire Mohamed Kharraz, alias Cherif Bin Louidane, sont totalement fausses». C'est en ces termes qu'une source officielle proche du dossier a commenté la diffusion, par plusieurs supports de la presse nationale, de l'information en question.

    De même, les rumeurs concernant l'arrestation de Bin Louidane, le baron de la drogue mis hors d'état de nuire récemment, et selon lesquelles le mis en cause a été arrêté à Ksar Sghir, sont également à bannir.

    En effet, Kharraz a été arrêté à l'entrée de Casablanca. Les éléments de la Gendarmerie royale avaient dressé un barrage à cet effet, après avoir été informés que «l'oiseau» était à bord d'un 4X4, avec des précisions sur l'axe emprunté par le véhicule, sa couleur et son numéro d'immatriculation.

    Aussitôt intercepté, Kharraz, qui était accompagné de son bras droit, son frère en l'occurrence, ainsi que deux compères impliqués dans des affaires de corruption, n'a vraisemblablement opposé aucune résistance lors de son arrestation.

    Parallèlement, la source en question précise qu'aucun juge ou responsable sécuritaire ne figure parmi les mis en cause, infirmant les rumeurs faisant état de l'arrestation de plusieurs responsables et soulignant que l'enquête détaillée suit toujours son cours. Dans ce contexte, il n'est du ressort d'aucun corps d'autorité d'ouvrir unilatéralement une quelconque enquête, en rapport avec le dossier, tant que l'affaire est entre les mains du juge d'instruction, sauf sur ordre de celui-ci.

    Concernant les personnes arrêtées, seules 15 sont entendues par le juge d'instruction, la 16e personne comparaissant à titre de témoin.

    Quant à l'état de détention de Mohamed Kharraz, il a été précisé que le juge peut ordonner son isolement pour deux raisons. Primo, cela concerne le bon déroulement de l'enquête afin de ne pas compromettre son évolution, vu que le mis en cause détient des informations qui ne doivent aucunement être divulguées.

    Secundo, il y va de la propre sécurité de l'intéressé, qui peut faire l'objet d'une agression, voire d'une élimination tout court, en raison, justement, de ce qu'il a à dire et des répercussions de ses aveux par rapport à d'autres personnes.

    En d'autres termes, c'est une façon pour l'Etat de ne pas être tenu responsable des risques éventuels qu'encoure l'accusé durant sa détention ou, dans l'absolu, d'éviter son implication si un malheur arrive au mis en cause.


    Le Matin
     

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