La France va tester les appareils de détection corporelle

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 8 Janvier 2010.

  1. @@@

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    La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a pris les devants sur l'utilisation des scanners corporels. Elle "expérimentera dans les meilleurs délais ces appareils dans certains aéroports français", notamment à Paris, a-t-elle annoncé, mercredi 6 janvier, dans un communiqué.

    La DGAC évoque, à cette occasion, des "directives d'un groupe de travail interministériel mis en place à ce sujet". Le même jour, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, venait en effet d'annoncer la création d'un groupe de travail chargé de définir, dans le délai d'un mois, une position française.


    Les scanners corporels, qui permettent de distinguer sur un écran une silhouette dévêtue en trois dimensions, continuent de faire débat. La DGAC, elle, semble avoir tranché : "Les premières analyses ont montré la très large supériorité des "body scans" par rapport à la technologie actuellement déployée. Ils permettent une inspection rapide des passagers sans recours à la palpation. L'absence d'impact sur la santé des passagers a été évaluée et confirmée par un organisme indépendant." Comme au Royaume-Uni, les passagers qui refuseraient le scanner seraient soumis à la palpation.

    L'administration chargée de la sécurité et de la sûreté aérienne prévient que d'autres mesures compléteront le dispositif, comme le "profilage des passagers fondé sur l'analyse du comportement, déjà en expérimentation à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle " ou "la détection des traces d'explosifs". Car derrière ces questions de sûreté aérienne se cache une bataille d'influence et industrielle. Dans cette perspective, la France va doubler, en deux ans, les crédits de la sûreté aérienne.

    Face aux Etats-Unis, dont les demandes en matière de sûreté se sont renforcées après l'attentat manqué du 25 décembre, Paris souhaiterait davantage de cohésion au niveau européen. Le gouvernement français attend notamment beaucoup de la présidence européenne espagnole pour renégocier un accord de réciprocité sur les informations relatives aux passagers. Jusqu'ici, en effet, seuls les Etats-Unis ont accès, depuis juillet 2007, au coordonnées personnelles des passagers dès la réservation de billets - et non à l'embarquement - pour tous les vols à destination d'une ville américaine. Pour Paris, ce fichier, Passenger name record (PNR), devrait être commun. Le gouvernement s'apprête, sur ce sujet, à mener un important travail de lobbying auprès du parlement européen.

    Enfin, la liste des pays à risque est étendue. Jusqu'ici au nombre de sept (Yémen, Irak, Pakistan, Syrie, Iran, Algérie et Mauritanie), elle devrait passer à 30.




    http://www.lemonde.fr/societe/artic...n-corporelle_1289106_3224.html#ens_id=1288993
     

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