La grève des dokers risque de paralyser le port

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 31 Octobre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

    J'aime reçus:
    139
    Points:
    0
    «LE débrayage de zèle» observé, depuis vendredi dernier, par les dockers au port de Casablanca pénalise le port et les opérateurs économiques. C'est ainsi que depuis quatre jours la cadence d'embarquement et de débarquement est considérablement ralentie. 29 navires et cargos sont en rade et 27 autres bloqués dans l'enceinte portuaire.

    [​IMG]

    Ce débrayage sans préavis est, semble-t-il, utilisé pour faire pression sur le ministre de l'Equipement et du Transport qui apparemment ne veut ou ne peut satisfaire leur exigence dans le cadre de la réforme portuaire.
    Selon une source de l'Odep, les pertes pour l'économie marocaine sont estimées à plusieurs millions de dirhams par jour.

    En parallèle, le port perd des clients puisque, à chaque fois que Casablanca est en grève, quelques armateurs risquent d'aller ailleurs à l'avenir, nous indique un connaisseur.

    Outre les effets directs de ce blocage, les effets indirects vont rapidement se faire sentir dans les entreprises qui font de l'import-export.

    On comprend bien le désarroi de la société Gefco qui voit son chiffre d'affaires diminuer chaque fois qu'il y a un débrayage et que les bateaux et cargos sont bloqués ou bien déroutés vers d'autres ports.

    Le cas du bateau Grande Brasil, qui transportait à bord 360 voitures pour le compte de la société Sopriam, est édifiant. Le ralentissement de la cadence du travail a obligé l'armateur à le dévier vers Jorf Lasfar.

    Cette décision n'est pas du goût de Gérard Trotereau, directeur de Gefco, qui voit sa facture exploser. «Il n'est pas acceptable de mettre chaque fois la main à la poche pour payer le surcoût qu'engendrent les grèves à répétition des dockers», a-t-il précisé. Il nous a expliqué que le déchargement des voitures loin de Casablanca lui coûte 200.000 DH de plus comme frais d'entreposage et de transport, alors que la facture initiale en cas de débarquement à Casablanca coûte à peine 40.000 DH, a-t-il souligné.


    Le va et vient entre Jorf Lasfar et Casablanca (plus de 100 km) équivaut à plus de 36 aller-retour de camions chargés de véhicules. M. Trotereau a également affirmé que le débarquement des voitures loin de Casablanca engendre des risques d'avaries supplémentaires aux voitures puisque le port de Jorf Lasfar n'est pas adapté pour réceptionner des véhicules.

    Ce n'est pas tout : les services de la douane de Jorf Lasfar ne sont pas équipés pour délivrer les certificats de dédouanement de voitures dans des délais impartis sachant que tout retard de délivrance de ces certificats engendre le paiement de 250 DH qui correspond au coût du timbre, ainsi qu'un surcoût de logistique de 600 DH par véhicule.

    Le mouvement des dockers a eu beaucoup d'incidences à l'import parce que les cargos ou bateaux qui devaient entrer au port sont restés en rade pour éviter de payer droits et taxes portuaires.
    Parmi les navires qui sont en rade depuis vendredi figurent Gascogne, Conger, HMS Portugal, Casa Express, Oued Dahheb et Delmas Maroc.

    Sur les vingt-sept navires bloqués à cause de la rupture de la chaîne de manutention à bord, il y a Gloria Delmar, MSC Helina , MSC et Toubkal.
    Toutefois, si le mouvement perdure, les dégâts risquent d'être importants.
    La campagne d'exportation des agrumes, entre autres, à peine entamée, pourrait en être sérieusement affectée.

    Il est à signaler que 1.200 dockers exercent dans le seul port de Casablanca.
    Ils sont groupés au sein du Syndicat national des dockers professionnels et assimilés des ports du Maroc affiliés à l'UMT qui a nié avoir appelé à un quelconque mouvement de grève.


    le matin​
     

Partager cette page