La grève risque de paralyser les collèges

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 7 Décembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    L'Instance nationale de l'enseignement, qui a détenu le record des grèves dans les collèges, l'année dernière, vient de lancer un arrêt de travail dans les établissements du premier cycle du Secondaire, pour les journées d'aujourd'hui et de demain. Elle menace de recourir à une série de grèves, à raison de deux jours par semaine jusqu'à la fin du mois, avec plusieurs boycotts d'activités pédagogiques....

    Cette recrudescence intervient à la veille du 3ème round des négociations entre les syndicats de l'enseignement et le gouvernement sur la promotion interne des professeurs des collèges.
    C'est hier à 16 heures que le Premier ministre devait rencontrer les cinq syndicats représentatifs des enseignants, en présence du ministre Malki et de représentants des Finances et de la Modernisation des secteurs publics. Cette réunion fait suite à une série de concertations sur la promotion des enseignants du premier cycle du Secondaire.
    L'issue de ce dialogue, entamé depuis l'année dernière, a été retardé à cause de l'introduction répétitive d'autres catégories d¹enseignants des collèges qui n'étaient pas programmées pour bénéficier de la promotion.
    La réunion d'hier, selon les syndicats, devait faire avancer le dossier, voire aboutir à un accord.
    Mais l'Instance nationale de l'enseignement, qui a déjà à son «actif» cinq grèves, depuis le début de l'année scolaire ( !), a décrété, dans un communiqué, des grèves nationales les 6 et 7, 14 et 15 décembre ainsi que des sit-in les 22, 23 et 30 décembre devant les délégations, les académies et le siège du ministère de l'Education nationale».
    Plus grave encore, elle a appelé le corps enseignant à «boycotter les rencontres pédagogiques et à refuser d'accueillir les inspecteurs, à l'exception de ceux qui s'attendent à la titularisation, et à boycotter les conseils pédagogiques et les conseils d'enseignement à l¹exception des conseils de gestion des établissements».
    L'Instance justifie toutes ces actions par « son exclusion du dialogue avec le gouvernement «.
    Cette recrudescence fait craindre aux syndicats le pourrissement des grèves, à l'image de l'année scolaire précédente qui a été marquée par de nombreux débrayages dans les collèges au détriment des élèves.
    Les parents d'élèves s'étaient insurgés contre ces «grèves sauvages» qui n¹obéissent qu'à la «logique de l'irresponsabilité».
    Les syndicats de l'enseignement «ne soutiennent pas ces grèves, mais ne font rien pour les arrêter», nous déclare un président d'association des parents et tuteurs d'élèves.
    D'ailleurs «les enseignants se sont habitués à saisir cette occasion pour chômer, sans aucun souci pour les élèves et leur avenir», ajoute-t-il.



    AL BAYANE

     

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