La guerre du Sahara aura-t-elle lieu?

Discussion dans 'Info du bled' créé par MATAPAYOS, 16 Mai 2006.

  1. MATAPAYOS

    MATAPAYOS Citoyen

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    Qu’est-ce qui fait courir Alger dans cette fumeuse affaire du Sahara? Les principes? Sûrement pas.
    Le pétrole, évidemment!
    La guerre du Sahara aura-t-elle lieu?


    La question du Sahara est entrée dans une nouvelle dynamique diplomatique. La dernière résolution présentée par le Secrétaire général de l’ONU mérite une traduction littérale. Une fois n’est pas coutume, résolution signifie, ici, détermination, plutôt qu’un énième texte prenant acte d’un statu quo de trente ans. Détermination à en finir politiquement. Deux réactions viennent à l’esprit : Il était temps ! Et puis, est-ce possible ?

    Ce qui est devenu le conflit du Sahara est passé par plusieurs phases qui ont été autant d’impasses. Trois, essentiellement. Un. La confrontation militaire entre un Polisario encadré, équipé et même fourni en troupes par l’Algérie, et l’armée marocaine. Cette période a débuté en 1976, à la proclamation d’un État sahraoui à Tindouf, en territoire algérien ; pour ne prendre fin qu’en 1991 par un cessez-le-feu sous surveillance de l’ONU par le biais de la Minurso. Deux. L’impossibilité d’organisation d’un référendum, après que la Minurso ait déployé des trésors de patience et d’imagination pour identifier et compter les Sahraouis pouvant y participer. L’opération se déroule à pas de tortue. Chaque partie ayant ses propres critères d’identification et sa propre calculette. Une personne sur dix, postulant au droit de vote, est retenue. Et le compte n’est jamais bon. La situation tourne à la mascarade.

    Trois. En 2002, de guerre lasse, l’ONU reconnaît l’impraticabilité du référendum. Elle le fait d’abord dans le langage nuancé qui est le sien. La plus grande illustration de cette valse hésitante de l’ONU, ce sont les deux plans Baker. Celui du 28 juin 2000, dit “Troisième voie”, privilégiant une autonomie interne pour le Sahara. Refus d’Alger et du Polisario. Et celui du 30 juillet 2003, remettant dans le circuit la notion de référendum, après une période probatoire de cinq ans. Refus du Maroc.

    Le Maroc, lui, a, dès le 7 novembre 2003, déclaré, par la voix de son Souverain que l’option du référendum était “inapplicable” et “obsolète”. Kofi Annan ne s’y résoudra, quasi-explicitement, qu’en avril 2006. Tout dernièrement. Valeur aujourd’hui, c’est donc “la solution politique”, sur la base d’une “autonomie élargie”, qui est retenue. À la condition, tout de même, que cette solution soit avalisée par toutes les parties concernées.

    Nous en sommes là ! L’ONU étant, essentiellement, l’expression de la volonté des grandes puissances, les jeux semblent être faits à ce niveau. Les chancelleries poussent dans ce sens. Elles admettent les changements politiques intervenus ou en cours, au Maroc. Particulièrement les droits de l’Homme, les réformes institutionnelles prévues, l’implication de la société civile dans les relations extérieures du pays, dont la question du Sahara, et la redynamisation du département marocain des Affaires étrangères. Pour coller à l’actualité, Mohammed Benaïssa est, depuis lundi 1er mai 2006, aux USA pour une série de rencontres et d’entretiens avec les responsables de l’Exécutif américain, notamment Condolezza Rice, sur la situation dans le Nord-Ouest africain, entre autres.

    Côté Alger, ce sont les mêmes cris et les mêmes égosillements médiatiques et officiels. Le point de fixation sous forme de slogan est toujours le même: l’autodétermination comme principe aussi intangible que l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Le premier principe, Abdelaziz Bouteflika y a porté un bon coup de canif quand il a proposé, il y a quelque temps, le partage du Sahara entre le Maroc et l’Algérie. “Le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même” était passé à la trappe. Avant que Bouteflika ne se fasse tirer les oreilles par ses généraux. Le deuxième principe, celui des frontières, n’est toujours pas réglé. La guerre des sables de 1963, entre les deux pays, en a été l’une des dates marquantes. C’est que aux confins algéro-marocains, des territoires qui ont de tout temps relevé de la souveraineté nationale ont été annexés à l’Algérie, une colonie que les Français ne pensaient pas quitter un jour. Tindouf, Hassi Baida et Hassi Messaoud en font partie. Depuis, il n’y a jamais eu de bornage des frontières, malgré un accord verbal entre Hassan II et Houari Boumediene, lors d’une rencontre à Ifrane, en 1974, mais jamais soumis au Parlement marocain pour ratification.


    Arrive la question à mille barils de pétrole pour une bonne réponse: qu’est-ce qui fait courir Alger dans cette fumeuse affaire du Sahara? Les principes? Sûrement pas. Le pétrole, évidemment! C’est un secret de polichinelle que toute cette région, du Sahara marocain jusqu’à Tindouf, et même au-delà, sent l’or noir à plein nez.

    Cet espace est entouré de nappes de pétrole algérien et mauritanien; il est impossible qu’il n’y en ait pas. Cela a été démontré par les géologues d’ici et d’ailleurs. Les contrats de prospection à Tifariti, passés entre le Polisario et des compagnies australiennes, ont fait grand bruit, parce qu’ils participent de la même réalité. Ce n’est pas par hasard que RASD a fêté, récemment, son trentième anniversaire dans ce même site désertique de Tifariti, autour d’un misérable puits d’eau, à moitié sec.
    Ultimes questions que l’on n’ose pas poser pour raison de diplomatie soft: La guerre du pétrole aura-t-elle lieu au Sahara? Une chose est sûre, Alger, n’ayant déjà pas avalé le pétrole mauritanien, ne veut pas que le Maroc soit, lui aussi, producteur, voire exportateur de pétrole. Surtout que ce Maroc-frère ennemi a déjà ce que l’Algérie pétrolière n’a jamais su avoir : une bonne dose d’autosuffisance alimentaire et la paix civile sur le front islamiste. Proprement insoutenable.

    Alors quoi, encore une fois, la junte d’Alger et les caciques du FLN iront-ils jusqu’à déclarer la guerre au Maroc? Là, il y a vraiment de quoi donner sa langue aux chats bottés de l’armée algérienne. Dans l’Algérie d’aujourd’hui, on ne peut jurer de rien. Certainement pas du lendemain. Car la situation interne n’est conforme à aucun standard communément admis par le concert des nations. Une démocratie de façade mise sous l’éteignoir par les militaires. Une tuerie à centaines de milliers de morts sans que l’on sache qui tue qui. Une manne pétrolière qui permet d’acheter de la nourriture, des routes… et des armes.
    Tout dépend de l’issue de cette situation. Si elle dégénère en règlement de comptes entre clans rivaux pour le contrôle du pouvoir, le pire est à craindre. On saura alors, aux dépens des peuples de la région, pourquoi l’Algérie s’est surarmée.

    Par contre, si l’Algérie se normalise, toutes les sorties politiques, pour le Sahara comme pour les frontières, sont envisageables et praticables. Mais, au jour d’aujourd’hui, le risque de guerre algéro-marocaine, voire d’embrassement de la région, n’est pas à écarter.

    source: http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_697/html_697/laguerre.html
     
  2. Friend

    Friend Bannis

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    Re : La guerre du Sahara aura-t-elle lieu?

    Lli gal l3sida barda idir iddou fi8a !
     
  3. uncles_03

    uncles_03 Touriste

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    Re : La guerre du Sahara aura-t-elle lieu?

    Bien dit Friend !! ;)

    Ghiwannicalement !!
     

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