La huitième édition du FIFM

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 8 Octobre 2008.

  1. Info du bled

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    En 2007, le metteur en scène Milos Forman et président du Jury de la septième édition rendait hommage au Festival par ces mots: « Un Festival offre une sélection orientée qui apporte au public une connaissance internationale du cinéma autour de différentes cultures. C’est ce qui fait la force du Festival International du Film de Marrakech ».
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    Pour cette huitième édition, le Festival rendra hommages à plusieurs cinématographies:


    - 40 ANS DE CINÉMA BRITANNIQUE

    - LA RUSSIE D'ANDREI KONCHALOVSKY

    - 50 ANS DE CINÉMA MAROCAIN

    - LE MEILLEUR DE YOUSSEF CHAHINE

    Un prochain communiqué dévoilera les noms des personnalités qui seront honorées pendant le festival.

    40 ans de cinéma britannique entre deux Palmes d'Or… si le vent se leve

    Après le Maroc, pays honoré en 2004, l'Espagne mise à l'honneur en 2005, l'Italie en 2006, puis la cinématographie égyptienne en 2007, le Festival rendra hommage cette année à la Grande Bretagne, une cinématographie singulière qui a su résister face à la domination du cinéma hollywoodien grâce à un particularisme des genres qu'il s'est approprié ; la comédie, le réalisme social et le fantastique ; et de grands maîtres tels Alfred Hitchcock ou Ken Loach qui se sont imposés hors de ses frontières.

    Une rétrospective d'une quarantaine de films, depuis « If » de Lindsay Anderson (Palme d'or en 1968) jusqu'au film de Ken Loach « Le Vent se lève » (Palme d'Or 2006) sera proposée aux festivaliers.

    De plus, dans le cadre de la section FLASHBACK ; qui rendait hommage l'année dernière aux cinéastes disparus Michelangelo Antonioni, Ingmar Bergman et au producteur Tunisien Ahmed Baha Attia ; le Festival a décidé cette année de rendre hommage en douze films à trois cinéastes emblématiques de la production anglaise :

    ALFRED HITCHCOCK
    Seront notamment projetés : STAGE FRIGHT (LE GRAND ALIBI), THE BIRDS (LES OISEAUX), FRENZY…

    STANLEY KUBRICK
    A CLOCKWORK ORANGE (ORANGE MÉCANIQUE) et BARRY LINDON pourront être redécouverts par les festivaliers

    JOSEPH LOSEY
    Les chefs d'œuvre THE SERVANT et THE GO-BETWEEN (LE MESSAGER) seront notamment projetés.

    La Russie d'Andrei Konchalovsky

    Cette rétrospective, qui sera reprise à Paris en Janvier 2009, est l'occasion pour le Festival de Marrakech de montrer, au travers de la talentueuse carrière Internationale d'Andrei Konchalovski, la spécificité de son regard, tendre, ironique et lucide sur « sa » Russie.

    Sept films seront proposés aux festivaliers, dont son dernier opus, « Gloss » :

    1967 – THE STORY OF ASYA KLYACHINA
    (L'histoire d'Assia Klyatchina qui aimait mais jamais était mariée)
    Avec Iya Savina, Lubov Sokolova, Alexander Sourine
    Assia, une ouvrière agricole, a deux amants. L'un est amoureux d'elle et veut l'épouser, l'autre a un comportement brutal...

    1969 – A NEST OF GENTLEFOLK (Le nid de gentilshommes)
    Avec Irina Kuptchenko, Leonid Kulaguin, Beata Tyshkevitch
    Un noble marié retourne en Russie après onze ans passés à l'étranger et tombe amoureux d'une jeune femme.

    1970 – UNCLE VANYA (Oncle Vania)
    Avec Innokenty Smoktounovsky, Sergey Bondartchouk, Irina Kuptchenko
    Un professeur à la retraite retourne dans son domaine pour y vivre avec sa jeune et belle épouse.

    1978 – SIBERIADE (Siberiada)
    Avec Vladimir Samoïlov, Evgeny Perov, Sergeï Chakourov
    La chronique d'un village de Sibérie du début du XXe siècle aux années soixante-dix.

    1991 – THE INNER CIRCLE (Le cercle des intimes)
    Avec Tom Hulce, Lolita Davidovitch, Alexander Zbruev
    L'histoire vraie d'un officier du KGB qui fut le projectionniste personnel de Staline de 1939 jusqu'à la mort du dictateur.

    1994 – RIABA MA POULE
    Avec Inna Tchourikova, Alexander Sourine, Guennady Egorïtchev
    Assia vit avec sa poule Riaba et découvre un trésor dans son poulailler…

    2002 – LA MAISON DE FOUS (House of Fools)
    Avec Yulia Vïsotskaya, Soultan Islamov, Stanislav Varkki
    En 1996, les patients d'un asile psychiatrique situé à la frontière russo-tchétchène se retrouvent livrés à eux-mêmes lors de la guerre en Tchétchénie.

    2007 – GLOSS
    De Yulia Vïsotskaya, Irina Rosanova, Alexeï Serebryakov
    Une jeune fille originaire d'une ville minière de province se rend à Moscou afin de réaliser son rêve : devenir mannequin.

    Andrei Konchalovsky

    Né à Moscou en 1937, Andreï Konchalovsky est le fils du couple d'écrivains Sergeï Mikhalkov et Natalia Konchalovskaïa. Petit-fils du peintre Piotr Konchalovsky et arrière petit-fils du peintre Vassili Sourikov, il étudie pendant douze ans le piano, d'abord à l'Ecole Musicale puis au Conservatoire. Après avoir vu le film « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov, il interrompt ses études musicales et intègre l'Ecole de Cinéma de Moscou (VGIK) sous la direction de Mikhaïl Romm.

    Il partage les bancs de l'école avec Andreï Tarkovsky pour lequel il écrit le scénario du court métrage « Le rouleau compresseur et le violon » (1961), l'assiste ensuite sur le tournage de « L'enfance d'Yvan » (1962) et collabore avec lui à l'écriture de « Andrei Roublev » (1969).

    Andreï Konchalovsky signe en 1965 son premier long métrage, « Le premier maître », d'après un livre de Chingis Aitmatov sur la période post-révolutionnaire de 1917. Son second film, « L'histoire d'Assia Klyatchina qui aimait mais jamais était mariée » (1966), est censuré par les autorités soviétiques pendant plus de quinze ans. « Le nid de gentilshommes » (1969), une étude de l'aristocratie du XIXe siècle, reçoit un accueil mitigé de la critique qui loue néanmoins sa beauté visuelle.

    Son film suivant, « Oncle Vania », d'après la pièce de Chekhov, est considéré par beaucoup comme l'un des plus importants films russes mais c'est seulement après ses deux prochains films, « La romance des amoureux » (1974) et « Sibériade » (1978) - un portrait réaliste et dramatique des habitants d'un village de Sibérie -, qu'Andreï Konchalovsky devient un cinéaste reconnu internationalement. Sous l'égide de producteurs américains et européens, il va tourner de nombreux films en langue anglaise, notamment « Maria's Lovers » (1984), « Runaway Train » (1985), « Duo pour un soliste » (1986), « Le bayou » (1987) et « Voyageurs sans permis» (1989).

    Andreï Konchalovsky travaille également comme metteur en scène pour le théâtre et l'opéra dans de nombreuses villes européennes. Il met ainsi en scène « La mouette » de Chekhov au Théâtre de l'Odéon à Paris, « Guerre et paix » d'après Tolstoï au Metropolitan Opéra de New York et au Théâtre Mariinsky de Saint Petersbourg, l'opéra « Un ballo in maschera » de Verdi au Théâtre Reggio de Turin ou encore « La dame de pique » et « Eugène Onéguine » d'après Alexandre Pouchkine à la Scala de Milan.

    En 2001, Andreï Konchalovsky retourne derrière la caméra pour réaliser la coproduction franco-russe « La maison de fous », une histoire se déroulant dans un asile situé à la frontière russo-tchétchène lors de la guerre en Tchétchénie. Le film obtient le Lion d'Argent au Festival de Venise en 2002 et l'accueil est enthousiaste dans toute l'Europe.


    50 ans de cinéma marocain

    En 1958, Mohamed Osfour, un autodidacte, rompu aux différents métiers de cinéma grâce à ses nombreuses collaborations dans des productions internationales tournées au Maroc, réalisait son rêve : montrer au public marocain des salles populaires de Casablanca, son premier long métrage, « Le Fils maudit ». Une expérience personnelle menée après quelques courts métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques.

    Une initiative qui va être fêtée cette année comme le point de départ de la filmographie marocaine parvenue à ses cinquante ans (1958 – 2008), même si, à proprement parler, on peut faire la distinction entre l'histoire du cinéma marocain et l'histoire du cinéma au Maroc : le pays a en effet connu très tôt l'expérience des tournages internationaux et la présence du spectacle cinématographique.

    La filmographie marocaine fête cette année son jubilé d'or dans un contexte particulier, marqué par une grande dynamique qui caractérise l'ensemble de la profession cinématographique.

    Conséquence d'un long parcours de tâtonnements, de recherches, de traversée de désert et fruit d'une maturation qui lui ont permis de se doter d'outils et de stratégies au service d'une production cinématographique nationale de plus en plus visible, progressant à rythme régulier, reconnue et appréciée à travers le monde.


    Source : emarrakech.info
     

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