La Justice se dote d'une cellule de suivi des informations

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 1 Janvier 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Répondant aux inquiétudes exprimées par la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), le ministère de la Justice a assuré que la création d'une cellule de suivi des articles publiés par la presse et les différents médias «n'est pas une atteinte à la liberté d'opinion». «Elle s'inscrit surtout dans le cadre de l'intérêt accordé à ce qui est publié par les supports d'information concernant les doléances des citoyens ou les pratiques au sein des structures de l'Etat et de l'Administration », a ajouté ce département dans un communiqué

    notant que «la mission de cette cellule consiste également à assurer le suivi de la pratique effective de la liberté et de la responsabilité dans leur relation corrélative au sein du régime démocratique qui ne peut tolérer que le règles juridiques, telles que définies par le législateur, ne soient bafouées».

    Cette cellule n'est pas une particularité du Maroc, mais elle est également créée dans les grandes démocraties, a-t-on relevé, soulignant que le ministère de la Justice restera fidèle à ses engagements, partant des principes fondamentaux du Code de la presse, de la défense de la liberté d'opinion et d'expression dans sa dimension constitutionnelle et en conformité avec les dispositions des conventions internationales.


    Vendredi, la FMEJ s'est dite "étonnée" de la décision de création de cette cellule.

    Elle a appelé les pouvoirs publics à amender le Code de la presse afin que le cadre juridique des journalistes "soit défini pour préciser l'équation entre la liberté de la presse, le droit du citoyen à l'information et la responsabilité du journaliste".

    Après avoir fait part de son inquiétude vis-à-vis «des jugements prononcés à l'encontre de plusieurs journaux», la FMEJ a souligné que «les parquets du Royaume s'acquittent de leurs missions d'engager des poursuites à l'encontre de quiconque publie des messages semant le désespoir et le doute quant aux institutions et constantes du pays».

    La FMEJ estime que le ministre de la Justice «a eu recours à des mesures d'urgence et a utilisé des termes pour désigner des faits non prévus par le Code de la presse, ce qui constitue une escalade injustifiée à l'encontre de la presse».

    La Fédération a souligné «l'urgence de mettre en place le Conseil national de la presse au sein duquel les journalistes se chargent de l'organisation de leur profession, ce qui est de nature à éviter les dérives, que ce soit de la part des autorités ou de ceux qui travaillent dans le secteur», appelant à «la définition des constantes, et ce en harmonie avec les marges qu'offre la transition démocratique et en accord avec toutes les parties concernées».

    Pour sa part, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) s'est prononcé contre la condamnation à la prison ou à des amendes lourdes de journalistes pour des procès en diffamation, tout en appelant les journalistes à respecter la déontologie du métier.


    LEMATIN
     

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