la legendaire Troie

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par alexander, 20 Juin 2008.

  1. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    qui ne n a pas entendu parle de cette ville et sa legende, guerre de Troie ou cheval de Troie. Menas, Achile, Pris, Helene, Hector et tout les autres heros ont fait rever des generations depuis des millenaires.


    voila c est sur ce topic qu on va aborder cette villes et ces histoires
     
  2. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Histoire de la guerre de Troie

    La guerre de Troie, qui se déroula au XII° siècle avant J. C. et opposa des populations grecques à des peuples d'Asie Mineure, dura dix ans. L'Iliade d'Homère ne raconte que la dixième année du siège, la courte période de crise qui va de la peste envoyée par Apollon chez les Grecs pour les punir de l'enlèvement de Chryséis jusqu'aux funérailles d'Hector.Le rapt d'Hélène se situe au moins dix ans auparavant.C'est dans L'Enéide que l'on trouve le récit d'épisodes célèbres comme l'introduction du cheval de bois, la mort de Laocoon, le songe d'Enée et la destruction de Troie. ---

    Au cours des noces de Thétis et de Pelée tous les dieux avaient été invités, sauf Éris (La Discorde) qu'on avait oubliée et qui, pour se venger, surgit au milieu de la fête et jeta la fameuse pomme d'or portant l'inscription : "A la plus belle!".
    Aucun des dieux présents ne voulant trancher, on s'en remit au jugement d'un mortel, Pâris.

    Un jour que Pâris gardait les troupeaux sur le mont Ida lui apparurent trois déesses conduites par Hermès : Aphrodite, Héra et Athéna. Elles cherchaient le jeune homme désigné comme arbitre dans le concours de beauté qui les opposait.

    Pâris était le fils de Priam ( roi de Troie) et d'Hécube. Un peu avant sa naissance, sa mère avait eu une terrible vision, celle de la fin future de Troie... Redoutant ce mauvais présage, ses parents l'avaient abandonné sur le mont Ida où il fut allaité par une ourse et recueilli par le berger Agélaos qui l'éleva comme son propre fils.

    Chacune des déesses promit à Pâris une récompense : Héra la domination de l'Asie, Athéna la gloire des guerriers, et Aphrodite la plus belle des femmes, Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte. Pâris trancha en faveur d'Aphrodite, s'attirant ainsi la haine des deux autres déesses.

    Envoyé en Grèce comme ambassadeur, Pâris fut reçu par Ménélas, roi de Sparte et mari d'Hélène, la plus belle femme du monde. Comme Aphrodite le lui avait promis, il conquit l'amour de la jeune femme et l'enleva durant l'absence de son époux parti à l'enterrement de son grand-père en Crète. La guerre était inévitable.

    Les Achéens assiégeaient Troie depuis neuf ans. Leur chef, Agamemnon gardait prisonnière Chryséis, la fille d'un prêtre troyen d'Apollon. Le dieu, pour se venger, envoya la peste sur l'armée achéenne. Agamemnon rendit donc Chryséis mais exigea qu'Achille lui donne en échange sa propre captive, Briséis. Ce dernier, en proie à une violente colère, se retira sous sa tente et invoqua sa mère, la déesse Thétis, qui obtint de Zeus la promesse de venger Achille en donnant la victoire aux Troyens.
    Malgré des attaques troyennes efficaces, Achille refusa de retourner au combat. Il accepta seulement que son ami Patrocle attaque les Troyens revêtu de ses propres armes. C'est en affrontant Hector que Patrocle trouva la mort.

    Pendant dix ans, on se battit de part et d'autre avec un effroyable acharnement et des vicissitudes diverses : tantôt les Grecs s'avançaient jusqu'au pied des murs et les escaladaient dans un élan impétueux; tantôt Hector portait lui-même le fer et la flamme jusque sur les vaisseaux ennemis, franchissant les fossés, les palissades, les murs qui protégeaient le camp des Grecs.

    Dolon était un espion Troyen envoyé par Hector pour connaître les desseins des Grecs. Il se mit en route la nuit sur le char d'Hector, revêtu d'une peau de loup blanc. Mais Ulysse pressentit son arrivée et se cacha sur sa route, parmi les morts, avec Diomède. Quand Dolon passa, ils se relevèrent, coururent après lui et le blessèrent. Ils le capturèrent et le forcèrent à révéler ce qu'il savait. Ils le tuèrent enfin pour éviter qu'il ne reparte chez les Troyens.

    Patrocle avait promis de ne pas s'aventurer au-delà du camp, mais, au cours des combats, il alla sous les remparts de Troie et fut tué par Hector. Sa mort décida Achille à reprendre les armes. Patrocle fut honoré par des jeux funèbres solennels.

    Achille partit venger son ami Patrocle après s'être réconcilié avec Agamemnon. Il poursuivit Hector et le tua au cours d'un combat singulier. Il traîna son corps trois fois autour des murs de Troie et le rendit enfin au vieux Priam grâce à l'intervention de Thétis.

    """Voici le récit de cet épisode tel qu'on le trouve dans le poème épique d'Homère, L'Iliade

    Hermès dit à Priam : " Zeus lui-même m'a placé auprès de toi pour te servir de guide. Mais je vais repartir ; je ne m'offrirai pas aux regards d'Achille : on trouverait mauvais qu'un dieu immortel montrât à des mortels faveur si manifeste. Entre, toi, et saisis les genoux d'Achille, et supplie-le, au nom de son père, de sa mère aux beaux cheveux, de son fils, si tu veux émouvoir son cœur. "
    Ayant ainsi parlé, Hermès s'en retourne vers le haut Olympe, cependant que Priam saute du char à terre. Le vieillard va droit à la maison, à l'endroit àù se trouve assis Achille. Il l'y trouve, et seul : ses compagnons sont à l'écart. Aucun ne voit entrer le grand Priam. Il s'arrête près d'Achille, il lui embrasse les genoux, il lui baise les mains - ces mains terribles, meurtrières, qui lui ont tué tant de fils !
    Priam supplie Achille en disant : " Souviens-toi de ton père, Achille pareil aux dieux. Il a mon âge, il est, tout comme moi, au seuil maudit de la vieillesse. Des voisins l'entourent, qui le tourmentent sans doute, et personne près de lui, pour écarter le malheur, la détresse ! Mais il a du moins, lui, cette joie au cœur, qu'on lui parle de toi comme d'un vivant, et il compte chaque jour voir revenir son fils de Troie. Mon malheur, à moi, est complet. J'ai donné le jour à des fils, qui étaient des braves, dans la vaste Troie : et je songe que d'eux, aucun ne m'est resté. Ils étaient cinquante, le jour où sont venus les Grecs. Le seul qui me restait, pour protéger la ville et ses habitants, tu me l'as tué hier, défendant son pays - Hector. C'est pour lui que je viens, pour te le racheter. Je t'apporte une immense rançon. Va, respecte les dieux, Achille, et, songeant à ton père, prends pitié de moi. Plus que lui encore, j'ai droit à la pitié ; j'ai osé, moi, ce que jamais encore n'a osé mortel ici-bas : j'ai porté à mes lèvres les mains de l'homme qui m'a tué mes enfants. "
    Il dit, et chez Achille il fait naître un désir de pleurer sur son père. Il prend la main du vieux et doucement l'écarte. Tous les deux se souviennent : l'un pleure longuement sur Hector. Achille pleure sur son père, sur Patrocle aussi par moments ; et leurs plaintes s'élèvent à travers la demeure. Mais le moment vient où le divin Achille a satisfait son besoin de sanglots ; le désir en quitte son cœur et ses membres à la fois. Brusquement, de son siège il se lève, il prend la main du vieillard, il le met debout : il s'apitoie sur ce front blanc, sur cette barbe blanche. Puis, prenant la parole, il dit ces mots ailés :
    " Malheureux ! que de peines auras-tu endurées dans ton cœur ! Comment donc as-tu osé venir, seul, aux nefs achéennes, pour m'affronter, moi, l'homme qui t'a tué tant de si vaillants fils ? vraiment ton cœur est de fer. Allons ! viens, prends place sur un siège ; laissons dormir nos douleurs dans nos âmes, quel que soit notre chagrin. On ne gagne rien aux plaintes qui glacent les cœurs, puisque tel est le sort que les dieux ont filé aux pauvres mortels : vivre dans le chagrin, tandis qu'ils demeurent, eux, exempts de tout souci… Va, endure ton sort, ne te lamente pas sans répit en ton âme. Tu ne gagneras rien à pleurer sur ton fils ; tu risques, au lieu de le ressusciter, de t'attirer quelque nouveau malheur. "
    Le vieux Priam pareil aux dieux répond : " Non, ne me fais pas asseoir sur un siège, nourrisson de Zeus, quand Hector est toujours, sans que nul s'en soucie, étendu là, dans ta baraque. Ah ! plutôt, rends-le moi sans délai, qu'enfin je le voie de mes Yeux, et, pour ce, agrée la large rançon que nous t'apportons. Puisses-tu en jouir et rentrer dans ta patrie ! """

    Pâris fit de nombreuses victimes dans le camp des Grecs et blessa mortellement Achille au talon. Mais il fut lui-même atteint par une flèche d'Héraclès que lui décocha Philoctète et il mourut des suites de cette blessure empoisonnée.

    A la fin de la dixième année, les Grecs, fatigués d'un si long siège , construisirent un énorme cheval de bois, dans les flancs duquel ils avaient caché des guerriers. Ils se dissimulèrent alors dans une île voisine, après avoir fait savoir que ce cheval était une offrande à Pallas Athéna. Malgré les conseils du prêtre Laocoon, les Troyens, trompés par le traître Sinon, abattirent les remparts de la cité pour introduire la gigantesque machine ; pendant la nuit suivante, les héros grecs sortirent de leur cachette , ouvrirent les portes troyennes au reste de l'armée et dévastèrent la ville.

    Laocoon, fils de Priam et d'Hécube, suivant les uns, frère d'Anchise, suivant les autres. Il était prêtre d'Apollon ou de Neptune. Voyant les Troyens prêts à faire entrer dans Troie le fameux cheval de bois que les Grecs avaient laissé sur le rivage, il s'éleva avec force contre cette résolution, et dépeignit cette machine à ses concitoyens comme un instrument de leur perte prochaine ; mais les Troyens, aveuglés, dédaignèrent le sage conseil de Laocoon, et regardèrent son action comme une impiété. Quelques instants après, survint la catastrophe.

    Virgile nous montre le grand prêtre de Neptune s'opposant à l'entrée du cheval de bois qui devait causer la ruine d'Ilion, et lançant dans les flancs de l'animal une javeline qui en fit résonner les profondeurs. Sa mort, dans d'horribles souffrances, fut la punition que lui envoyèrent les dieux favorables aux Grecs.

    """ Laocoon, désigné par le sort pour servir de prêtre à Neptune, immolait un énorme taureau, près de l'hôtel du dieu, paré solennellement. Or, voici que de Ténédos, à travers la mer tranquille, deux serpents... j'en frissonne encore... s'allongent sur la mer, et, déroulant leurs anneaux immenses, se dirigent, d'un mouvement égal, vers le rivage ; leurs poitrines dressées contre les vagues et leurs crêtes sanglantes dominent les ondes; le reste de leur corps, par derrière, se traîne, et leur croupe immense se recourbe en replis tortueux. Un grand bruit se fait dans l'élément salé, qui écume; déjà ils avaient pris terre ; les yeux ardents, pleins de sang et de flammes, ils agitaient, dans leur gueule béante, les dards sifflants de leur langue. Pâles, à cette vue, nous fuyons de tous côtés; eux, d'une marche assurée, se dirigent vers Laocoon et d'abord l'un et l'autre monstre, s'enroulant autour des faibles corps des deux enfants, enlacent leurs victimes, dont ils déchirent les membres misérables. Puis, ils saisissent le père lui-même, qui accourait à leur secours, quelques javelots à la main; ils le lient de spirales énormes, et, après l'avoir entouré deux fois par le milieu du corps, après avoir doublé sur son cou leurs anneaux d'écailles, ils le dépassent encore de toute la tête et de leur encolure élevée. Lui alors, ses bandelettes toutes couvertes de bave et de noir venin, essaye d'écarter avec ses mains les noeuds puissants qui l'étouffent et pousse vers le ciel des cris épouvantables, tels que les mugissements d'un taureau qui fuit, blessé, l'autel, et secoue la hache mal assurée. Mais les deux dragons en un glissement fuient vers les temples, sur la hauteur, gagnant la citadelle de la cruelle Tritonienne, où ils s'abritent aux pieds de la déesse, sous l'orbe de son bouclier. Alors en nos cœurs s'insinue une terreur inconnue, qui nous fait tous trembler; Laocoon a mérité , dit-on, d'expier son crime : son arme a outragé le chêne sacré, il a lancé sur l'échine du cheval son épée criminelle. On crie en chœur qu'il faut transporter la statue à sa place, et implorer la toute puissance de la déesse ! """

    Pendant ce massacre, Enée, auquel Hector était apparu en songe, se réveilla et vit brûler les maisons de Troie. Il rassembla une poignée d'hommes qui, après avoir tué quelques Grecs, s'emparèrent de leurs armes. Enée quitta ensuite les rives troyennes, accompagné de son pére Anchise, de son fils Iule et de sa femme Créüse pour le long voyage qui devait le conduire dans le Latium.

    Voici le récit qu'Enée fait de cet épisode dans l'Enéide du poète latin Virgile :

    "C'était l'heure où le premier sommeil commence pour les mortels tourmentés, et par un bienfait des dieux, s'insinue avec tant d'agrément dans leur sens. Voilà qu'en songe je crus voir Hector m'apparaître, accablé de tristesse et versant des pleurs en abondance, tel qu'il était naguère, quand son bige le traînait noir d'une sanglante poussière et les pieds tout gonflés et liés par des courroies. Hélas en quel état il s'offrait à ma vue ! Qu'il était différent de cet Hector qui rentrait, revêtu des dépouilles d'Achille ou qui lançait les brandons phrygiens sur les poupes des Danaens! Il avait une barbe en broussaille, des cheveux agglutinés de sang, et sur le corps les blessures sans nombre qu'il avait reçues autour des murs de sa patrie. Il me semblait que, pleurant moi-même, j'adressais le premier la parole au héros et que j'exhalais ma douleur en ces termes.
    « O lumière de la Dardanie, ô le plus sûr espoir des Teucères, quels si grands obstacles t'ont retenu ? De quels bords viens-tu, Hector si longtemps attendu ? Après tant de funérailles de tes compatriotes, après les épreuves de toutes sortes qu'ont subies ta ville et ses défenseurs, en quel état nous te revoyons ! Quel indigne outrage a troublé la sérénité de ton visage ? Que signifient ces blessures que je vois ? » Il ne répond rien et ne s'arrête pas à mes vaines questions, mais tirant du fond de sa poitrine de profonds gémissements : « Ah! fuis, dit-il, fils une déesse, et dérobe-toi à ces flammes. L'ennemi occupe nos murs : Troie s'écroule de son faîte altier. Nous avons assez fait pour la patrie et pour Priam. Si Pergame pouvait être défendue par le bras d'un mortel, ce bras l'eût encore défendue. Troie te recommande ses objets sacrés et ses Pénates. Prends-les pour compagnons de tes destins ; va chercher pour eux ces murs superbes, que tu élèveras enfin après avoir longtemps erré sur la mer. » Il dit, et, des profondeurs des sanctuaires, apporte dans ses mains les bandelettes, la puissante Vesta et le feu éternel.
    Cependant, à l'intérieur des remparts, se confondent les deuils de toute sorte ; et, quoique la maison de mon père Anchise fût à l'écart et abritée par un rideau d'arbres, le bruit devient de plus en plus éclatant et le fracas des armes se rapproche. Je m'éveille en sursaut, monte au faîte du palais et prête au loin une oreille attentive. Ainsi, quand la flamme poussée par les Autans furieux vole sur la moisson, ou qu'un rapide torrent, dévalant des montagnes, ravage les champs, ravage les riants guérets et le travail des boeufs, et entraîne les forêts dans son cours impétueux : immobile, le berger, de la cime d'un rocher, s'étonne du bruit qui frappe ses oreilles. Alors la vérité se manifeste et les embûches des Danaens se découvrent. Déjà s'est écroulé le vaste palais de Déiphobe, devenu la proie de Vulcain... La lueur de l'incendie éclaire au loin la mer de Sigée. La clameur des guerriers et l'accent des clairons s'élèvent à la fois. Hors de moi, je saisis mes armes, ne sachant pas bien quel usage j'en ferai. Mais je brûle de rassembler une troupe pour combattre et de courir avec nos compagnons à la citadelle : la fureur et la colère précipitent mon courage, et je n'ai plus qu'une pensée, c'est de trouver une belle mort, les armes à la main.
    Mais voici qu'apparaît Panthus, échappé aux traits des Achéens... Il porte ses objets sacrées et ses dieux vaincus, et, tirant par la main son petit-fils, il court éperdu vers la maison. « Où en est la bataille, Panthus ? Occupons-nous encore la citadelle ? » À peine avais-je ainsi parlé qu'il me répond en gémissant : « Il est arrivé le jour suprême, et l'inéluctable terme de la Dardanie. C'en est fait des Troyens, c'en est fait d'Ilion et de la gloire immense des Teucères ; Jupiter, farouche, a mis du côté d'Argos la victoire ; les Grecs sont les maîtres dans la cité en feu. Le cheval menaçant, dressé au milieu de nos murailles, vomit des hommes armés, et Sinon vainqueur sème partout l'incendie et l'insulte."


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    Sources Internet
     
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