La majorité perd cinq sièges aux élections de la Chambre des conseillers

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 10 Septembre 2006.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    C'est une petite défaite que la majorité gouvernementale a essuyée vendredi lors des élections du tiers de la Chambre des conseillers. En effet, les partis de la majorité ont vu le nombre de sièges qu'ils détenaient et qui concernent les Collectivités locales et les Chambres professionnelles passer de 68 à 63.

    Certes, perdre cinq sièges n'est en rien dramatique, mais cela peut être un indice révélateur à une année des prochaines échéances électorales nationales.

    Cependant, à l'intérieur même de la majorité, certains partis réalisent une très bonne opération en augmentant le nombre de leurs élus. C'est le cas notamment de l'Istiqlal, qui glane cinq nouveaux sièges, suivi de l'USFP qui, lui, rafle quatre sièges de plus par rapport à son ancien score.


    Ainsi, l'Istiqlal qui avait perdu 12 conseillers en récupère 17 alors que le parti de Mohamed El Yazghi en gagne 11 par rapport aux 7 sortants. L'autre parti de la Koutla a subi, lui, un petit revers. Le PPS ne regagne que 4 conseillers sur les six qu'il avait perdus.

    Les résultats des deux piliers de la Koutla réconfortent l'Istiqlal et l'USFP dans leur stratégie d'alliance. Par contre, il est clair que le Mouvement populaire sort perdant de ces élections. La formation de Mahjoubi Aherdane et de Mohand Laenser subit une cuisante défaite puisqu'elle ne reconduit que 14 conseillers sur les 24 qu'elle avait auparavant.

    Selon certains dirigeants du MP, celui-ci paye les frais de l'union amorcée depuis une année de ses différentes composantes. De toute façon, le MP n'est pas le seul à s'être effondré. Le RNI, toujours miné par ses querelles internes, perd quatre conseillers. Les résultats de ces élections revêtent une importance capitale parce qu'ils renforcent l'Istiqlal au détriment du MP et du RNI.

    C'est d'autant plus important que la course est déjà ouverte pour la succession de Mustapha Oukacha à la tête de la Chambre des conseillers. L'Istiqlal, qui a auparavant montré son intérêt pour le fauteuil du président de la deuxième chambre, reviendra certainement à la charge, ce qui compliquera davantage les relations entre les composantes de la majorité.

    Du côté de l'opposition, aussi bien l'UC que le PND maintiennent leur place, tandis que le PJD sombre totalement. Il démontre encore une fois son incapacité à gérer ce genre de scrutins où le populisme et la démagogie font place aux arguments… Souvent sonnants et trébuchants.


    Lematin
     

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