La Musique Arabe

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 13 Juin 2012.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La musique arabe désigne un ensemble de musiques issues du monde arabe c'est-à-dire une zone géographique allant du Proche-Orient à l'Atlantique. Elle constitue les branches d'une même famille musicale ayant évolué dans les foyers culturels du Proche-Orient et du Moyen-Orient mais également dans des contextes différents.

    En dépit de leurs multiples apparences, ces musiques, qui proviennent toutes de la tradition orale, présentent certaines caractéristiques communes, sous le couvert de la musique savante et de l'art d'interpréter le
    maqâm, bien que des particularités régionales soient marquées. Les formes traditionnelles de cette musique associent généralement des interprétations vocales et instrumentales, souvent en alternance.

    Les termes « musique arabe » peuvent prêter à certaines équivoques : ils sont justifiés si l’on désigne par là l’expression historique d’une civilisation dont la langue arabe et la culture islamique constituent les deux axes fondamentaux (mais ils sont impropres si l’on entend par « musique arabe » les formes d’un art inhérent aux Arabes et à l’Arabie définis ethniquement et géographiquement). Cet art couvre en fait des réalités esthétiques et ethnomusicologiques variées et parfois fort éloignées, mais marquées du sceau unificateur de l’islam et de ses conquêtes à partir du monde arabe. De plus, il existe au sein même des pays arabes des musiques non arabes issues de communautés ou d'ethnies diverses (kurde, berbère, kabyle...).


    Les multiples sources d'influences de cette musique remontent aux Perses et aux Grecs. Réciproquement, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences d'anciennes cultures des différents pays où l’islam et la civilisation arabe s'imposèrent, notamment en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb.


    Histoire
    La civilisation arabo-musulmane propage l’arabe du Golfe Persique à l’Atlantique et au Pacifique. Il se crée en conséquence une identité ambiguë entre « arabe » et « islamique » : musique « arabe » et du « monde musulman » sont soit confondues, soit considérées comme deux cultures musicales tout à fait distinctes.

    Aux débuts de l'ère islamique, les Arabes musulmans reléguèrent souvent la pratique musicale aux esclaves et aux captifs (comme les chanteuses appelées Qayna), ce qui favorisa notamment les influences persanes. Toutefois, elle devient très vite l'objet de rencontres entre musiciens de divers horizons attachés à des Cours (tel Ziryab) et la plupart des grands penseurs musulmans, dont Farabi fut le plus dévoué, s'attachent à son étude scientifique en publiant de nombreux ouvrages à son sujet. C'est aussi grâce à ce foisonnement intellectuel hérité des Grecs, que la culture musulmane se propage au moyen de l'Arabe. De là, vient sa rencontre avec le monde turc.


    L’Empire ottoman prend le relais des empires arabes, et la « musique arabe » se mélange à la « musique turque » héritée elle de l'Asie centrale. Il devient dès lors presque impossible de définir ce qui vient de l'un ou de l'autre, et aujourd'hui encore, bien qu'il y ait des différences notables, les pays arabes pratiquent une musique assez similaire à celle des pays turcophones, sous le nom de maqâm.

    À la fin de l’Empire ottoman, la « musique arabe » proprement dite, connut une renaissance au XXe siècle, sous les effets conjugués de la politique (nationalisme), de certaines techniques musicales et l'introduction d'instruments occidentaux, et de la volonté grandissante de sauvegarder le patrimoine musical arabe.

    L’Égypte notamment vit l'éclosion d'immenses talents, compositeurs ou chanteurs, comme Mohammed Abdel Wahab, la chanteuse Asma8ane ou encore Oum Kalthoum qui a emprunté d'ailleurs son nom à la poésie arabe préislamique et dont la carrière avait commencé dès 1932 en incarnant l'ambition d'un retour à la grandeur première de l’Islam. À la fin des années 1960, elle élabore un nouveau style qui trouva aussi ses aficionados.

    La musique savante
    À la différence de la musique occidentale dans laquelle se sont développés l'art de la polyphonie et de l'harmonie, la musique arabe est ancrée sur la monodie où la mélodie est homophonique (une seule note jouée à la fois) et construite sur un système extrêmement riche de modes mélodiques, appelés maqâm. Elle requiert aussi une pédale de basse ou un bourdon, afin d'asseoir sa tonalité. Toutefois, à l'inverse de la musique indienne, cette base peut varier, et la musique arabe est par conséquent, extrêmement modulante. Les ouvrages arabes anciens sur la musique ont recensé jusqu'à 400 maqamat, dont trente au moins demeurent pratiqués.

    Inspirés de l'échelle des sons et des intervalles de la musique grecque ancienne, les modes furent adaptés à la musique arabe. Ils reposent sur des intervalles de tierces (tri-cordes), quartes (tétracordes) et quintes (pentacordes), et reflètent la diversité des cultures rencontrées pendant l'expansion de l’Islam.

    La musique arabe n'utilise pas, comme la musique occidentale, la gamme tempérée, mais la gamme naturelle, qui permet une interprétation toute différente de l'échelle des sons à l'intérieur d'une octave, et de leurs rapports (les intervalles). En conséquence, certains intervalles dans ces modes sont inférieurs au demi-ton occidental : le plus courant d'entre eux représente trois quarts de ton, mais l'on rencontre des intervalles d'un neuvième, de quatre neuvièmes et de cinq neuvièmes de ton. Si, dans la musique moderne, le monde arabe a souvent adopté le mode de notation occidental, le terme « gamme » est inapproprié, puisqu'il couvre théoriquement une octave, et que la musique arabe est construite sur des modes inférieurs à l'octave.


    Les intervalles inférieurs au demi-ton sont nommés limma (1/3 de ton) et comma (1/9 de ton). Mais le plus utilisé est le 1/4 de ton. Les altérations utilisées pour indiquer les 1/4 de ton sont le « demi-bémol » et le « demi-dièse ». Pour noter ces intervalles inconnus dans la musique occidentale, on utilisait autrefois le bémol inversé (comme un d). Aujourd'hui on utilise le bémol barré.
    Une autre particularité de cette musique, apportée par un art vocal très sophistiqué (résultant du système modal et de ces micro-intervalles), réside dans l'ornementation des lignes mélodiques homophoniques (les instruments sont alors utilisés à l'unisson ou à l'octave). Trille, glissando et autres variations rythmiques et mélodiques constituent une ornementation continue et souvent complexe.


    Enfin, il faut signaler l'extrême richesse de la rythmique, avec des divisions très complexes du temps. Des cycles à 32 mesures ne sont pas rares. Là aussi, il y a une très grande volatilité de la structure rythmique, qui peut changer d'un instant à l'autre passant du ternaire au binaire, puis à des syncopes ou des rythmes boiteux.

    L’apprentissage
    Grâce à la tradition orale, l’élève apprend directement la technique et le répertoire traditionnel d'un maître (ustad ou maâlem). Après une certaine maîtrise de ces éléments, le musicien se met au jeu de l'improvisation et à l'art de la création musicale. Comme créateur il puise dans la tradition des éléments qui lui ont été transmis pour ensuite les assembler selon ses aspirations, ou à partir desquels il invente des variations qui viendront enrichir un répertoire commun de compositions.

    Cette tradition orale reste l'un des éléments majeurs dans l'interprétation comme dans la transmission pédagogique de la musique. Une bonne maîtrise des systèmes mélodiques et rythmiques est donc indispensable pour la composition et l'interprétation de la musique arabe. Les élèves étudient des morceaux vocaux et instrumentaux, mais ils les interprètent rarement exactement tels qu'ils furent initialement composés. Dans la tradition arabe, les bons musiciens apportent des variations et improvisations musicales sur les morceaux ou modèles connus, comme les musiciens classiques de l’Inde ou les musiciens de jazz. Les improvisations peuvent être relativement longues, transformant des compositions d'une dizaine de minutes en interprétations d'une heure et n'ayant parfois que peu de points communs avec le modèle d'origine.

    Les instruments de musique
    Les instruments les plus usités dans la musique arabe sont l'oud, ancêtre du luth européen employé parfois comme basse mélodique ou rythmique dans les ensembles instrumentaux, et le nay, une flûte de roseau. Les instruments à percussion les plus courants sont des tambours en forme de vase (comme la darbouka)et des tambourins avec ou sans sonnailles (daf, riqq ou tar). Les noms et les formes des instruments varient en fonction de leur région d'origine. Le rabâb arabe, vièle jouée verticalement, côtoie le violon, notamment dans les orchestres arabo-andalous. Parmi les autres instruments classiques figure le qanûn - adopté dans l’Europe médiévale sous le nom de psaltérion, cithare à soixante-douze cordes métalliques.

    Évolutions musicales et disparités

    Au cours des siècles, des pratiques musicales locales distinctes se développèrent, en se forgeant une identité culturelle particulière à chaque société. Il existe ainsi, dans des villes du Maghreb telles que Fez, Tétouan, Tlemcen et Tunis, des versions distinctes de nûbas, qui font partie intégrante de la culture musicale locale.

    Des modes mélodiques légèrement différents portent le même nom en Syrie, en Égypte, en Irak et dans les pays d'Afrique du Nord. Les modes rythmiques de ces musiques peuvent être articulés différemment, et leurs interprétations varient. La poésie populaire chantée change aussi en fonction du dialecte local.

    Le maqâm irakien n'est pas simplement un mode mélodique mais une suite de pièces dans un mode particulier. Ce terme y a une signification plus proche de celle de waslah ou de nawbah (nubah) que de celle du maqâm dans d'autres régions arabes.


    Du fait de l'absence de partitions de musique écrites jusqu'au XXe siècle, il est impossible de dater les mélodies avec exactitude. Certains genres mélodiques, en particulier ceux du Muwashshah andalou ou syrien. Ce type de poème en langue arabe est distinct de la qasidah (en arabe, en persan) à une seule rime et autorisant une plus grande subtilité et possibilités de création et de composition musicale. Le poème est composé en larges versets monorythmiques. Selon García Gómez, à la fin du IXe siècle, un poète arabe anonyme emprunta certaines de ces chansons à un poème arabe intitulé « moajaxa », qui lui donna une structure strophique particulière.

    Musique folklorique et populaire
    Des centaines de traditions musicales locales et folkloriques coexistent dans le monde arabe, qui portent souvent les traces des pratiques musicales de peuples avec lesquels les populations arabes se sont trouvées en contact. Ainsi, la pratique du tambour dans les États du Golfe persique pourrait s'expliquer par les relations avec les commerçants africains. La tradition gnawa tirerait son nom des esclaves de l'Afrique noire amenés au Maroc. La musique nubienne, en Égypte, fait appel à un système mélodique particulier utilisant une gamme pentatonique (à cinq notes) et intégrant des rythmes distincts.

    La musique populaire arabe contemporaine emprunte à la fois au style traditionnel et au style classique arabes. Les claviers électroniques accordés pour les maqamat et les tambours accompagnent généralement les chanteurs de poésies et de chansons populaires. Dans certains cas, les chanteurs adaptent leur style vocal ou leur langage au public non arabophone, tout en s'efforçant de préserver en partie la tradition musicale arabe. Le raï, venu des faubourgs d’Oran en Algérie, a su associer le rock, le funk et le reggae à la musique arabo-andalouse traditionnelle.

    La tradition de la musique arabe côtoie d'autres traditions musicales en Turquie, en Iran et en Asie centrale. Des points communs existent parmi les systèmes à prédominance mélodique du dastgâh persan, du mugham azéri, du makam turc, du maqôm ouzbèke et ouïghoure. Les traditions de récitation coranique et de chants religieux originaires des régions arabes sont partagées par l'ensemble des communautés musulmanes, par exemple en Indonésie et au Pakistan. De même, les traditions de musique religieuse des Églises chrétiennes du Proche-Orient, en particulier celles de l’Église maronite en Syrie ou au Liban et de l’Église copte égyptienne, peuvent être rattachées à la tradition musicale arabe.

    Cette diversité n’a pas épargné la musique savante de l’Islam elle-même dans la mesure où le substrat ethnique, si présent dans les musiques populaires, marqua de son empreinte l’évolution du langage musical dans les trois grandes aires ethnolinguistiques de l’Islam traditionnel, surtout au niveau des formes et de la pratique : ce qui justifie qu’aujourd’hui on distingue et analyse séparément les musiques dites arabe, turque et persane.

     
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    La musique voyageuse

    maqâm & flamenco par Ali Khedher


    L'histoire commence à Bagdad au IXème siècle, lorsque l'élève d'Ishaq Al-Moussouli, surnommé Ziryab, quitte la capitale abbasside pour s'installer dans la plus prestigieuse cité du continent européen, Cordoue, amenant avec lui toute la tradition musicale arabe. Accueilli par l'émir Abd Al-Rahman, il devient la personne ressource, le modèle et le repère de la vie culturelle et du savoir-vivre. Ce génie bouleverse totalement les habitudes et les valeurs, tant de la cour que du petit peuple d'Andalousie.

    C'est sans aucun doute Ziryab (dont le vrai nom est Abu Al-Hassan Ali ben Nafi, né en 173 et décédé à Cordoue en 243 de l'Hégire - l'hiver 857 de l'ère chrétienne) qui a introduit le maqâm (chant classique de Bagdad) en Andalousie, et c'est lui qui est à l'origine de plusieurs genres musicaux, dont le chant andalou. Ainsi, pour pouvoir interpréter ces nouvelles musiques, il crée plusieurs instruments, parmi lesquels la guitare, expression neuve d'un instrument nommé ketharah en assyrien et kithara en égyptien, de la famille du luth moyen-oriental, qui trouve son origine en Irak.

    A cette époque, alors que par ailleurs l'Europe vivait l'indigence à tous les niveaux, la capitale de l'Andalousie, Cordoue, se mit littéralement à "bouillir" de génie et de raffinement : les expériences musicales byzantines (telles que "al urgana", l'orgue), les influences grecques, les chants d'Arabie, de Médine, les rythmes nord-africains, les attentes des Européens venus du Nord, qui étaient restés là et dont il fallait tenir compte, le tempérament des Ibères locaux, les chants religieux des Arabes juifs du Maghreb, de Sicile et arrivés en terre Andalouse avec l'occupation arabe, les chants religieux des Arabes chrétiens venus d'Orient et des Maghrébins, chrétiens depuis l'invasion romaine de l'Afrique du Nord, les chants religieux des mystiques arabes musulmans, tout concourrait à la production des genres. Bigarrée, la société cordouane se cherchait des expressions populaires dans lesquelles les dialectes pourraient se retrouver. En ces régions d'ébullition culturelle s'étaient installées des tribus venues de l'Inde, où elles étaient appelées - de même qu'au Pakistan, en Afghanistan, en Perse et en Irak - Kawali. Ce mot est un dérivé de l'arabe qa'el (au singulier), qui signifie "celui qui est disant", du verbe qala (dire). En français, on les désigne comme Gitans (de l'arabe chaitan, qui veut dire "diable"). Ces tribus indiennes, riches de leur passage par la Perse, le monde arabe et les dunes nord-africaines, ne se sont pas contentées de chanter les louanges de Dieu - et ce bien qu'elles aient également emprunté au dhikr (récitation de la vie du prophète musulman) ainsi qu'au raga et au maqâm : elles inventèrent peu à peu, en utilisant les instruments disponibles sur place, dont cette "ketharah" en évolution, un genre où le chanteur parlait aux gens de leur propre destin. Il s'agissait de récits de vie, avec toutes les émotions contenues en elles, d'histoires parfois tragiques où l'amour, pourchassé par tous les rites, par tous les interdits religieux, victime et triomphant, entraînait les humains dans la danse de ses folles volutes. Un chant brûlant et orgueilleux dans lequel l'homme du commun existait en tant que héros et se racontait lui-même. Ces tribus, les Kawali ou Gitans, gardaient encore les traces des danses populaires indiennes, les larges jupes des danseuses, les rythmes imposés par les bracelets de chevilles, le piétinement qui faisait sonner ces chevillets. Ils étaient "diseurs de bonne aventure" (faoualin, en dialecte arabe irakien), commentaient les destins en prenant leurs auditeurs à témoins. Le verbe arabe qui caractérise la geste des Gitans se dit en arabe "faala" : "dire la bonne aventure" ou "la propre histoire" c'est à dire l'histoire individuelle d'une personne, son passé, la prédiction de son futur. Le répertoire qui en découle parle des destins, de ce qui "survient" dans le désordre de l'Histoire et des peines.

    Le flamenco est bel et bien le fruit du génie des Gitans et non pas l'œuvre des Flamands du XVIème siècle, comme le prétendent de façon étonnante certains dictionnaires… Car, contrairement à la définition donnée par ces dictionnaires selon lesquels le mot " flamenco " viendrait des mots "flamand" ou "flamme", c'est l'ajout du pronom à la deuxième personne du singulier ou du pluriel [ka - kum] précédé de la préposition d'origine ou d'attribution [min] (de toi, de vous, ou à toi, à vous) qui va donner, par glissement et simplification populaire : "faala min ka", flamenco, ce qu'on pourrait traduire par : "je te raconte ton (ou votre) histoire, à toi (à vous)". Il est d'ailleurs important de remarquer que le flamenco s'adresse directement aux auditeurs participants, qui interviennent traditionnellement par l'approbation, le battement des mains, la voix ou la danse dans le récit du soliste. Le sonore "olé!" qui ponctue les moments forts du flamenco est l'exacte intervention arabe des auditeurs qui approuvent un vers ou un moment musical virtuose : "Allah!".

    Musicalement parlant, le flamenco contient, et ce jusqu'à nos jours, le quart de ton chanté ; le quart de ton a disparu de la musique occidentale depuis le Moyen Âge mais il faisait et fait toujours partie de la musique arabe. La plupart des gammes du flamenco s'apparentent encore aux gammes arabes. Cette expression culturelle populaire s'épanouit au moment même ou l'Europe vivait une époque de stagnation après l'écroulement de l'Empire romain et restait confinée dans le chant religieux.

    Dans cette magnifique expérience, les musiciens arabes et andalous d'aujourd'hui trouvent leurs marques et leur parenté : le maqâm et le flamenco, présentés au début de manière alternée, fusionnent totalement par la suite. Les musiciens vont très loin dans leurs recherches lyriques et sonores : des voix et sons superposés, des improvisations polytonales, des sons purs et complexes (l'un dans l'autre) suscitent l'émotion.


    http://www.culture-arabe.irisnet.be/maqam.htm




     

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