La musique

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par titegazelle, 24 Juillet 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Sous mon palmier :)
    Lorsque nous aspirons à ce que notre âme atteigne le septième ciel, et nous voulons que l’affairement du quotidien s’éteigne par le désœuvrement de la solitude, nous fermons les yeux sous l’eurythmie d’une musique narcotique, avec un désintéressement approfondi, jusqu'à ce que nous nous oubliions nous-mêmes.

    Nous nous trouvons, aussitôt, en dessous d’un arbre touffu, dans un champ de roses, parsemé de toute sorte de végétations multicolores, qui, formant comme l’entrelacement d’une toile d’araignée, offrent le délassement d’un berceau notamment naturel.

    Nous entendons, tout autour, roucouler des colombes blanches, et volter, parmi les herbes en colliers, des oiseaux de branche en branche ; et nous sentons la verdure se multiplier d’une manière infinie, comme une avalanche d’exaltation euphorique, sur ces étendues houleuses.

    Et le soleil, descendant obliquement ses rayons minces, semble traverser notre chair limpide, avec la finesse d’un peintre soucieux de mettre, de belle manière, la première teinte dans le vide d’une toile vierge.

    Et, en regardant le ciel bleu flotter parmi le branchage frêle, et le feuillage grêle, que quelque brise légère remue lentement, nous ressentons quelque ombre se retracer sur notre visage, avec une caresse intactile, nous respirons, enivrés, une odeur éthérée, comme une sensation d’ivresse, et nous entendons toutes les résonances se disperser dans un murmure chatouilleux.

    Enfin, nous nous demandons si nous pouvons y rester longtemps, et nous nous disons pourquoi l’imagination est, à la fois, agréable, parce que nous y sentons à l’aise, et abominable, parce que nous devons, à la fin, en sortir.

    Il faut, toutefois, rêver à un autre monde charmeur, apprécier cette chance heureuse, et se parfaire une joie inconnue.

    (Inconnu)
     

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