La pénurie de terrain industriel à Tanger engendre l'apparition de zones «grises»

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 9 Février 2011.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    La pénurie de terrain industriel à Tanger engendre l'apparition de zones «grises»


    Le mètre carré destiné à un usage industriel se négocie entre 1 500 et 2 000 DH. Les entreprises commencent à s'implanter dans des zones non aménagées à la périphérie de la ville.


    Trente ans après la création de la première zone industrielle de la région à Moghogha, plus connue sous le nom de zone de l’Association de la zone industrielle de Tanger (Azit), sur la route menant de Tanger à Tétouan et la laborieuse mise en œuvre de Tanger Free Zone (TFZ) - 4 cérémonies d’inauguration entre 1995 et 2000-, le spectre de la pénurie de terrain industriel plane à nouveau sur la ville du détroit. Selon des sources administratives haut placées, «il n’existe plus de terrains industriels disponibles à l’heure actuelle à Tanger, sauf à TFZ qui est exclusivement dédiée aux industries exportatrices». Passée, en 10 ans, de 260 à 385 ha, TFZ, dont la superficie sera portée à 500 hectares, accueillera notamment les industries (une quinzaine d’entreprises des secteurs du textile et de l’agroalimentaire) auparavant actives au sein de la zone franche du port de Tanger devant disparaître d’ici fin 2012 pour faire place au projet de transformation du port du centre-ville en port de plaisance et de croisières.
    A ce jour, la zone industrielle de Gzénaya de 130 ha aménagée par la Compagnie générale immobilière (CGI) en 1996 et située face à TFZ est saturée. Idem pour la zone de Moghogha qui s’étend sur 120 ha.

    Les autorités administratives et locales ont été prises de court

    A son ouverture, cette zone, bien organisée grâce à un syndic dynamique, avait été très vite occupée par de nombreux industriels et investisseurs attirés notamment par la fiscalité avantageuse de Tanger.
    Quant à la zone de Melloussa, au sud de Ksar Sghir, elle n’est pas encore prête. Cette situation de pénurie, qui avait déjà prévalu à Tanger durant une vingtaine d’années entre le moment du démarrage de la zone de Moghogha et les débuts de TFZ en 2000, s’est reproduite de fait depuis deux à trois ans. Elle s’est manifestée par une multiplication des implantations le long de la route intérieure vers Asilah et Had Gharbia ou sur l’axe Tanger-Tétouan. Il y a désormais création de ce que l’on appelle des zones industrielles «grises», c’est-à-dire des zones accueillant des industries en zones rurales non aménagées (absence de réseau d’assainissement, de réseau électrique et de sécurité). Le fabricant de planchers Sadet est ainsi installé sur une petite route perpendiculaire à l’axe Tanger-Tétouan. Le fabricant de sacs en jute et en matières synthétiques, la Compagnie industrielle des fibres (CIF), ainsi qu’un céramiste et une unité de menuiserie en aluminium sont installés sur la route intérieure qui mène de Tanger à Asilah.
    Il semble qu’hormis les investissements destinés à l’exportation, les services de planification de la wilaya et du ministère du commerce et de l’industrie n’aient pas vu venir à temps cette pénurie. A moins que ce ne soit la bulle immobilière qui ait masqué les besoins potentiels des investisseurs industriels. Aujourd’hui le mètre carré destiné à un usage industriel se négocie entre 1 500 et 2 000 DH autour de Tanger. C’est la même situation qu’il y a une douzaine d’années, lorsque le foncier industriel était vendu plus cher que le foncier pour villas. En 1998, on en était à 700 DH/m2 contre 500 DH/m2.

    Les terrains pour projets touristiques ou immobiliers font aussi défaut

    Les terrains à usage industriel ne sont pas les seuls qui manquent aujourd’hui à Tanger, selon des sources bien informées. Dans un périmètre de 40 km à la ronde, les terrains publics pour des investissements touristiques ou immobiliers semblent épuisés et le peu qui reste est jalousement gardé... en réserve.
    L’une des réactions locales à cette situation a été la tenue d’une réunion regroupant le maire, le président de la Chambre de commerce de Tanger et les services du CRI et de la wilaya. Un accord de principe a été dégagé pour lancer aussitôt que possible les premiers travaux de prospection pour créer de nouvelles zones d’activité. Ce besoin coïncide également avec la décision d’encourager les petites industries et ateliers artisanaux et métallurgiques établis dans les quartiers résidentiels à migrer vers la périphérie principalement pour des raisons de sécurité et d’amélioration de la vie en ville et dans les quartiers populaires.
    TMSA, l’autorité portuaire et aménageur de Tanger Med, devrait être sollicité pour mettre à la disposition de la mairie et de la Chambre de commerce de Tanger des terrains pour ces nouveaux projets. L’an dernier, les concepteurs du port Tanger Med et de TFZ avaient réservé 5 000 hectares de terrains autour du nouveau port pour les futurs besoins industriels et logistiques de la région.




    Modèles : Tanger free zone, un exemple pour les futures P2I

    Tanger free zone est depuis l’an dernier classée au 8e rang mondial des meilleures zones franches, selon le magazine FDI, Foreign Direct Investment. Opérationnelle depuis exactement dix ans, TFZ est un modèle de réussite avec ses 45 000 salariés et ses investissements cumulés de 550 millions d’euros (6 milliards de DH) en 10 ans. Un vrai guichet unique, un accueil de qualité pour les investisseurs, une connexion au réseau autoroutier et au port de Tanger Med, des services en termes de sécurité et de santé expliquent, entre autres, cette réussite. La zone dispose même de lignes dédiées de transport par autobus, de restaurants et d’un hôtel attenant. Le ministère de l’industrie a d’ailleurs créé une cellule dédiée chargée d’étudier les modalités de fonctionnement de TFZ pour en transposer les aspects positifs et adaptables aux futurs plateformes industrielles intégrées (P2I), prévues par le plan national pour l’émergence industrielle.





    Jamal Amiar. La Vie éco

    Source : lien
     
  2. Fanida

    Fanida OUM LYNA

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    hadchi motawa9a3, 3endna 7naya kay7aydo l2aradi lfila7ya, ou ye9at3ou zitoun pour construire je trouve ca malheureux
     
  3. sweetpoison

    sweetpoison Bannis

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    c'est à ça que sert l'amenagement du territoire.
     

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