La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 8 Novembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Dans un pays où l'encadrement médical est insuffisant et dont la population est pour moitié analphabète, la pharmacie est un maillon essentiel de la chaîne de l'infrastructure sanitaire.

    Agent de proximité par excellence, elle a un quasi-monopole de la communication médicale dans le rural et les quartiers populaires.
    Elle est souvent sollicitée pour suppléer à certaines carences. Mais tout le monde ne semble pas l'entendre de cette oreille. Deux exemples illustrent parfaitement ce propos.

    La première scène se déroule à Tanger, un samedi matin, rue Sidi Amar. Le pharmacien sert sa clientèle, avec le sourire, une cigarette à la main. Tout d'un coup son téléphone portable sonne et voici qu'il se réfugie dans l'arrière-boutique pour y parler plus discrètement. Rien de plus normal en effet s'il ne s'agissait que de s'excuser auprès de son correspondant de ne pouvoir s'éterniser plus longtemps dans la conversation.

    Pas bête du tout, le pharmacien prend néanmoins le soin de laisser sa cigarette allumée dans le cendrier posé à même le comptoir, histoire de signaler à la clientèle que son absence sera très brève. Ainsi pourra-t-il prendre plus tranquillement son temps. Que sa cigarette enfume la boutique ne semble pas le préoccuper le moins du monde ! Quant aux clients, ils n'auront qu'à prendre leur mal en patience !

    De retour après quelques bonnes et longues minutes de bla-bla, le pharmacien qui entend bien rattraper le temps perdu, tire une rafale de bouffées de sa cigarette, largement consumée depuis, avant d'en allumer une autre. Exaspéré par cette attitude pour le moins cavalière, un client proteste de devoir supporter une ambiance aussi enfumée dans un lieu public. La réponse du pharmacien fuse, cinglante : “Sachez d'abord, Monsieur, que la pharmacie n'est pas un lieu public et ensuite, si vous n'êtes pas content allez voir ailleurs ! “

    Le client rétorque que, si même les restaurants et les cafés sont considérés comme des lieux publics, pourquoi la pharmacie ne le serait-elle pas ? “Allez vous plaindre à qui bon vous semble !” lui lance le pharmacien en guise de conclusion.
    Si heureusement l'écrasante majorité des pharmaciens veille scrupuleusement au respect de leur clientèle, certains énergumènes se croient au-dessus des lois.

    Or, si les établissements de santé et d'enseignement sont par définition des lieux publics, pourquoi la pharmacie ne ferait-elle pas partie de la première catégorie ? Surtout que le plus souvent ses clients sont des patients dont certains souffrent de problèmes respiratoires. Quand le pharmacien donne le mauvais exemple, comment le public pourra-t-il en faire autrement ?
    Quant au refus de servir un client, n'y a-t-il pas là un abus quelque part : avec le chaînage imposé au pharmacien pour l'ouverture de son officine, l'obligation de servir le voisinage immédiat ne saurait souffrir d'exception. Quelle est l'instance de recours possible en pareil cas ? Ne faudrait-il pas dédier un numéro de téléphone spécifique, même si l'appel est payant, pour recevoir ce type de doléances et les faire parvenir à qui de droit ?

    Sortir du mutisme de toute urgence

    La seconde scène se passe à Rabat au quartier Akkari.
    Un client demande un antibiotique, de préférence un générique. La vendeuse rétorque qu'il n'en existe pas, tout en posant sur le comptoir l'antibiotique non générique à 93 DH ! Le client s'étonne de la réponse et se fait plus insistant, sous l'½il indifférent du pharmacien très occupé par une conversation privée par-dessus le comptoir. La passivité du pharmacien finit par convaincre le client qu'il ne lui restait plus qu'à payer le prix exigé sans autre forme de procès. Puis, décidé à ne pas s'en laisser conter et dire tout haut ce qu'il pensait, le client se permet d'interrompre la conversation du pharmacien pour lui signifier son mécontentement et solliciter éventuellement son intervention. Celle-ci s'avérera efficace puisque le générique existait bel et bien sur les étagères, à 58 DH en plus, alors que le médicament proposé d'autorité était 60 % plus cher.

    Il est certain qu'un grand nombre de pharmaciens s'acquittent correctement de leur mission envers le public, dans le respect de la déontologie régissant la profession, y compris en conseillant utilement les patients tout en leur laissant le libre choix.

    Il faut bien admettre cependant, que dans l'ignorance totale de l'existence des génériques, l'écrasante majorité des clients, en particulier dans les quartiers populaires, paient, souvent, leurs médicaments entre 30 à 60% plus cher qu'il ne faudrait. Les mutuelles supportent quant à elles cette situation sans rechigner, alors que des économies sur les médicaments de l'ordre de 30% soulageraient grandement leurs budgets !


    Que dire des conséquences pour la viabilité de la future assurance maladie obligatoire (AMO) ? Ne faudrait-il pas que les médecins cessent de prescrire des marques précises de médicaments quand ils savent que des génériques existent sur le marché ? Que les pharmaciens réagissent en proposant au client le générique de substitution ? Que les mutuelles ne rejettent pas les feuilles de soin quand le médicament prescrit est remplacé par un générique ? Qu'elles sortent enfin de leur mutisme en lançant des campagnes d'information auprès des médecins (conventionnés ou non), des pharmacies et surtout de leurs adhérents pour les inciter à l'économie en la matière?

    Moralité : Non seulement le pharmacien ne saurait être un simple marchand de médicaments mais c'est avant tout, un auxiliaire de santé qui se doit d'assurer un service public d'assistance aux patients en cas d'urgence, de conseil en matière de mode d'emploi des médicaments et d'information sur les possibilités de substitution sans risque de certains médicaments. A moins d'accepter de se laisser dicter leurs lois par les multinationales de l'industrie pharmaceutique ! Ce serait alors, comme toujours, au contribuable de «fermer sa gueule» et de payer !


    Source: Al Bayan
     
  2. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    le probleme de la molecule mére et les génériques n'est pas seulement une question de qui est plus ou moins chéres mais aussi de l'efficacité du medicament et surtout quand il s'agit d'un antibiotique .
    prenant par exemple l'AMOXICILLINE on le trouve sous beaucoup de noms comeciaux et le prix varie de 60 dh jusqu'à 190 dh et bien entendu l'efficacité du medicament varie de NUUUUUL jusqu'à tres efficace !
    le probleme ne se pose pas quand le patient se presente avec son ordonnance , là le pharmacien n'a que lui livrer ce qui y est inscrit , mais quand il vient demander une consultation chez le pharmacien , là ce dernier doit prendre en conciderances beaucoup de chose ; dont l'etat du patient et sa situation financiére et son conseil doit respecter surtout ces deux critéres , donc quant il s'agit d'un patient aisé qui peut payé les 190 dh pour un traitement qui est sur , pourquoi lui donner ( lma w zzgharit ) et meme quand il n'est pas assez aisé mais son etat est estimé comme aigu , il faut bien aussi donner un traitement efficace , et comme dit notre proverbe ( zid lma zid dd9i9 ) ... et entre nous kaynin des générique lli ma fihoumch lma w dd9i9 , fihoum ghi lma w zgharit !
    vous allez me dire faut laissez le choix aux patients , oui , mais quand il s'agit d'un patient lli chwiya fahem et qui fait confience au pharmacien , et avec notre analphabetisme et le manque de confiance , le patient souvent opte quand il a le choix pour le medicament le moins chér , apres une disaine de journée de traitement il revient protester ( a sidi dak dwa lli 3titini bared , ma dar liya walou 3ad dzad 3liya l7al ktar , - yak a sidi galt lik ra had dwa machi chi 7aja w warritek lakhor lli jak ghali , nta lli 3zaltih ! - ewa a sidi nta lli farmaciane machi ana knti t3tini 7aja mzyana bla matfalla 3liya w nkhssar floussi 3la walou , wa koun mchit l tbib 7ssen liya ga3 - et c'est souvent le meme scenarios ... sinon le patient demande un nouveau conseil chez un autre pharmacien , l'autre lui donne le medicament le plus efficace , et sous entendu le plus chér , apres les 10 jours de traitement le patient et tres satisfait de son nouveau pharmaçien ( ewa dak llawlani kan wald l7ram ghi kaytfalla 3liya , makay3raf walou , hada tbarkallah 3tani nichan dwa lli khassni ) ...
     
  3. pouet

    pouet Visiteur

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    Nournat, le principe même d'un médicament générique c'est que c'est la même molécule ! et donc ça doit faire le même effet normalement ! La différence entre 60 dhs et 190 dhs dans ton exemple vient tout simplement de la renommée de la boîte qui produit ce médicament et du marketing qui se fait derrière ! je me trompe ?
     
  4. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    tbarkallah 3lik a ssi pouet la meme molecule , ewa a sidi la molecule lli katl3ab biha bayer wlla Pfizer hadi 150 3am , ki b7al la molecule lli yallah kay7al fiha khoroto 3aynih ???
    ach jab chi l chi !
    ana bl3ani 3tit l'exemple de l'amoxicilline , la79ach vraiment wllahila kaynin des antibiotique lli b7al khditihoum b7al ma khditihoumch , ma kaynaf3ou ma kaydarrou ki 7lib l7mara wach l'augmentin houwa pneumoccid ??? , j'aurais pu aussi donner l'exemple de l'omeprazole , ach jab MOPRAL l had tkharmiz dyal daba , c'est la meme molecule , mais avec mopral tu dis bye bye l'ulcér pour longtemps , avec les generiques et c'est la meme molecule nhar t7abssou t3waj !
    la molecule ce n'est pas juste sa forme et ses derivés , mais c'est bien aussi la technique de tout les etapes de sa synthese , 3la ghir aji w goul lgit la molecule ???
    prenant aussi l'exemple de la paracetamol , tu ne vois pas que doliprane est beaucoup plus efficace que les autre noms commerciaiux , et c'est pour ça qu il est le plus demand dans le marché , 3la nnass ghi 3ajbahoum lbwata ssafra ?
     
  5. pouet

    pouet Visiteur

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    ewa donc kaykedou 3lina f la télé... ana je ne comprends rien f hadechi dial chimie ghir le message qu'on entend en continu à la télé c'est que c'est exactement le même produit avec un emballage différent ! peut-être c'est une histoire de dosage et de synthèse b7al lli guelti
     
  6. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    ewa had le probleme rah wa9a3 7tta f rway7 ra kanou kaybi3ou chi ma7allat rwaye7 genre hugo , channel , ect , w kaygoul li pourquoi payé la bouteille puisque tu va t'en debarasser ??? channel b 20 dh !!! loool kaddirha ghi kay3tass 7dak chi wa7ed katmchi alors que c'est le meme parfum !

    w f Franssa ra wa9a3 mouchkil kbiiiir ba3da dyal les antibiotiques , les medcins ma b9awch kaygaddou ykatbouhoum , kayji l patient b une branchite kay3tih un expectorant , kayrja3 mn ba3d 10 yam , mzyoud 3lih l7al kay3tih un autre expectorant , mn ba3d kayjih kay7bou 3aaaaaad kay3tih un antibiotique ! ra 7tta douk nssara kaykharmzou marra marra , c'est vrais que les français abusaient da,s la consommations des antibiotiques , mais c'est pas comme ça il devraient lutter !
     
  7. pouet

    pouet Visiteur

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    justement menni jbedti franssa...ana quand je parlais de la télé, je parlais de la télé française... dayrin kter men jehdhoum bach nnass y9allou men l2adwiya (en même temps yne9sso men le trou dial la sécurité sociale...) ghir à aucun cas makay hersso les génériques...au contraire, dayrinou houa la solution à tous les problèmes !

    a weddi ma kayen la médicament la sidi zekri... ma kayench ma 7ssen men tfoussikhaa [22h]
     
  8. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

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    Re : La pharmacie : Etablissement de santé ou épicerie ?

    a wddi tta tfussikha ra fiha w fiha , ra tta hiya kharjou fiha les générique , bghiti chi tfoussikha mzyana , sir 3and taleb bou3lam l9ou9azi ! rah daba f afghanistan ila tal9atou lwa9t ra ghaydkhol ssif jjay matal9atouch ra ghaydouz mn temma nichan l gwantanamou !
     

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