La plus belle nuit

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 9 Mai 2009.

  1. simo160

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    Le monde blaugrana a fêté le 2-6 comme un titre de plus, puisque il se dirige vers sa 19e Liga mais le score final à Madrid est historique

    Le Barça a gagné 18 Liga et fonce vers la 19e. Mais un 2-6 au Bernabéu il n'y en a qu'un seulement. Ainsi, pour beaucoup de culés le dernier clásico sera pour toujours une des expériences les plus gratifiantes de toute une vie de football, que l'on ait 20 ou 100 ans. Dans neuf mois il faudra voir si, comme l'assure la légende urbaine apparu après ce 17 février 1974, celui du 5-0 au Real Madrid, le taux de natalité a augmenté en Catalogne, mais pour le moment l'extase vécue la nuit de samedi dans le monde blaugrana a été de celles qui restent gravées à jamais. Parmi la 'gent culé' (ndlr. 'peuple culé') il y en a eu qui, malgré avoir profité entre autres de la gloire de la première Coupe d'Europe à Wembley, sont arrivés à considérer la demi-douzaine de Madrid comme "le meilleur match de l'histoire du Barça". Et il y en a aussi eu beaucoup qui, faisant abstraction de la Liga, ont pris le 2-6 comme une fin en soi, comme gagner un autre titre en plus du titre, presque sans se rappeler que ce résultat servait à prendre 7 points d'avance au classement.


    Cette double interprétation, la comptable et la symbolique, a également germé dans la tête de l'équipe. L'euphorie a éclaté dans le vestiaire visiteur du Bernabéu, puis devant des centaines de supporters à Barajas, plus tard dans un avion qui s'est transformé en boite de nuit des années 70 et finalement à l'arrivée à l'aéroport d'El Prat. Là-bas, un cortège noctambule de mille culés remplis de joie ont vécu leur plus belle nuit d'insomnie, entre Canaletes et l'aéroport, chantant leurs idoles, avec le mégaculé Piqué entrant sans aucun doute dans le club des favoris.

    C'était la reconnaissance de leur passion pour ce Barça de tout les records, à son football de fantaisie. Il devait vaincre son éternel rival comme ça: avec une démonstration. Parce qu'il commençait à être clair pour Madrid, à celui-ci et à celui de tout les temps, que l'agonie ne faisait rien gagner. Mais sa campagne d'usure morale contre le leader a été cette fois trop loin. Maintenant ils sont partis avec toute l'artillerie la plus abjecte possible pour discréditer le meilleur leader de l'histoire avec leurs 'Villaratos', leurs 'canguelos', leurs 'cagómetros', leurs 'Liga por decretos' tout ça jusqu'à leurs clôtures aux Cibeles "por si hay goleada".
    De plus, c'était le souvenir du pasillo encore récent et les rires à gorges déployées auquel il a donné lieu. Le Bernabéu s'est préparé pour mordre le Barça à pleines dents et il y a laissé les incisives, les molaires et les canines. Toute cette campagne médiatique a produit dans le groupe de Guardiola l'effet contraire espéré: ils ont foutu la bête en rogne. Ainsi les joueurs blaugrana n'ont pas voulu arrêter. Ils ne leur ont pas laissé d'espoir; dit d'une autre manière: gol, gol, gol, gol, gol, gol... et ça aurait pu continuer "une heure de plus", comme l'a dit le capitaine Puyol. Là-bas, le seul qui a eu pitié de Madrid a été Undiano Mallenco, qui a arrêté l'hémorragie en n'ajoutant pas de temps additionnel.

    Hier dans la presse madrilène il n'y avait pas de blagues, ni de 'cagómetros', ni de 'canguelos'. Parmi les prédictions pre-clásico, ils ont seulement deviné que: "90 minutes au Bernabéu sont très longues". Surtout pour le Real Madrid.

    El Mundo Deportivo
     

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