La pollution atmosphérique est responsable de 42 % des maladies des yeux

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 28 Novembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

    J'aime reçus:
    145
    Points:
    0
    Casablanca et Mohammedia sont deux villes polluées. La pollution atmosphérique dans ces villes précitées dépasse 5 fois les normes admises par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les relevés effectués par le réseau de la qualité de l'air font état de la concentration très élevée dans l'air de plusieurs polluants nocifs : dioxyde de souffre, oxyde d'azote, monoxyde de carbone, les particules en suspension appelées fumée noire et le plomb.

    Les études épidémiologiques menées par des organismes officiels révèlent qu'il existe un lien de cause à effet entre la pollution de l'air et la santé publique. Elles ont montrées que la pollution est responsable de 9% de mortalité et de 42% des maladies des yeux.

    La prolifération de certaines maladies (la rhinite, l'asthme, les surinfections respiratoires) est liée au niveau élevé de la pollution.
    Elle est également responsable de la concentration de plomb dans les urines des écoliers. Cette dernière est deux fois supérieure chez les enfants casablancais par rapport aux écoliers ruraux.

    Les principales causes

    Les gaz rejetés par 700 000 véhicules à moteurs qui circulent à Casablanca dont la majorité sont vétustes brûlant un diesel de mauvaise qualité chargé de plomb et d'oxyde de souffre. Ces véhicules rejettent plusieurs centaines de tonnes de poussières polluantes. Les émissions des unités industrielles à fort potentiel de pollution. Ces rejets sont dus à la conversion de l'énergie chimique (charbon ou fuel) en énergie calorifique. Le coût de la dégradation de l'environnement au niveau national est estimé annuellement à 20 milliards de DH.


    Cette situation pourrait s'aggraver dans l'avenir si des actions ciblées se basant sur l'application de la réglementation en vigueur ne sont appliquées.

    Mesures

    Pour éviter que la situation se dégrade, les pouvoirs publics doivent prendre certaines mesures. D'abord, rassembler, synthétiser et analyser toutes les études, informations et données sur la qualité de l'air et les sources de pollution, notamment le transport et le tissu industriel, dans la région du Grand Casablanca. Ensuite, renforcer et harmoniser le réseau de surveillance de la qualité de l'air, qui ne compte à ce jour que cinq stations de mesures, afin d'avoir des données exhaustives en temps réel sur la qualité de l'air à la métropole et mettre en place un système efficace et durable pour la gestion et l'entretien du réseau de stations installées, ainsi qu'une cartographie des sites susceptibles d'accueillir de nouvelles stations de mesure, pour une meilleure évaluation de la qualité de l'air dans la région.

    Enfin, établir un plan de sensibilisation au profit des utilisateurs de véhicules, des industriels et de la population et prendre les mesures urgentes en vue de réduire la pollution due au transport en encourageant l'utilisation des carburants moins polluants.

    Il faut aussi réhabiliter et augmenter le nombre des espaces verts à Casablanca pour contribuer à l'amélioration de la qualité de l'air.
    Il est à signaler que le Maroc est doté d'un arsenal juridique à même de dissuader les pollueurs.

    On peut citer entre autres la loi 13-03-du 19 juin 2003 et ses décrets d'application relatifs à la lutte contre la pollution de l'air et le décret de 1998 complétant l'arrêté de 1953 sur la police de la circulation et du roulage, en particulier l'article 21 bis relatif à l'émission de fumée, du monoxyde de carbone et de l'opacité.

    Il a également ratifié la convention cadre sur les changements climatiques en 1995 qui l'oblige à mettre en oeuvre certaines mesures de nature à limiter les émissions des gaz à effet de serre et les impacts des changements climatiques, dont notamment l'identification des options nationales d'atténuation des émissions des gaz. Dans le cadre du respect de ses engagements en tant que signataire de la Convention cadre sur les changements climatiques, le Maroc a déjà établi un inventaire national des sources d'émission et des puits des gaz à effet de serre dont il ressort que nos émissions avoisinent 1,3 tonnes de CO2 par habitant et par an.

    Abderrahman Ichi
    Le Matin
     

Partager cette page