La recherche en économie

Discussion dans 'Economie' créé par Princesse des Sages, 20 Décembre 2010.

  1. Princesse des Sages

    Princesse des Sages Accro

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    S’il faut se soucier du sort de la recherche en économie, c’est qu’il lui manque bien des ressorts.
    Le Maroc comme d’autres pays fait face à une conjoncture internationale volatile, c’est la particularité de notre époque et c’est un défi sans précédent. Ce dernier impose de mettre au point un dispositif de veille constant, induisant une profonde rénovation et une mutualisation des systèmes de recherche existants. Multiplier les études de cas pour comprendre pourquoi il y a ici, et pas là, des créations d’entreprises avec points de PIB, emplois et exportations. S’intéresser à la manière avec laquelle nos structures sociales, entrepreneuriales changent et en tirer les enseignements. Ce qui pourrait nous éviter bien des bêtises économiques.
    En clair, nous arrivons difficilement à déployer un observatoire du «fabriqué au Maroc» alors qu’il y a pourtant de fortes attentes en matière d’explications, de prospectives sur des modèles multiples mais imparfaitement compris. D’autre part, la faible coopération entre les universités et les entreprises reste un handicap.
    Au vu de ces difficultés, émerge une question fondamentale. Devons-nous abandonner tout volontarisme pour autant?
    Non, il y a des gisements sur lesquels il faut capitaliser. Le prix de L’Economiste de la recherche en économie et gestion, dont la cérémonie de remise a été célébrée hier jeudi, et qui s’inscrit dans un ensemble d’initiatives pour encourager l’excellence, a permis de donner la température: les travaux sont loin de démériter.
    S’il est souhaitable, utile et urgent d’investir massivement dans la recherche et l’université, il faut aussi que les entreprises aient envie de venir y chercher. Ces entreprises cent fois répété qu’il leur faut gagner de l’argent si on veut qu’elles investissent dans la recherche.
    Normal, la recherche ne peut échapper au réalisme économique.


    Mohamed Benabid






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